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18/04/2009

Un SUV pour la ville

Toyota_Urban_Cruiser_DH.jpgAvec l’Urban Cruiser, le Toyota RAV4 a désormais un petit frère.

St. L.


VOICI PRÈS DE 15 ANS, LE TOYOTA RAV4 popularisait la catégorie des SUV en Europe. Mais ce petit 4x4 a tant grandi que le numéro 1 mondial lance aujourd’hui l’Urban Cruiser, qui rappelle les débuts du pionnier.
Comme le premier RAV4, l’Urban Cruiser a été imaginé par Daihatsu, la filiale “petites voitures” du géant nippon. Et comme son ancêtre, il a finalement été adopté par la maison-mère. Il faut dire que le RAV4 est devenu si chic et cher qu’il existe une place pour un plus petit SUV au sein de la famille Toyota.

Son nom est clair : l’Urban Cruiser est avant tout destiné à la ville, ce qui peut paraître paradoxal pour un “4x4”. Pourtant, avec ses 3,93 mètres de long, il est moins encombrant qu’une Renault Clio ou une Peugeot 207 ! Et son poids contenu lui permet de ne pas consommer davantage que ces dernières. La version diesel deux roues motrices se situe même sous la barre des 120 g CO2/km (118). Un exploit technique permettant à ce véhicule haut sur pattes de montrer l’exemple à bien des petites berlines classiques !
Pourtant, il fait profiter à ses occupants de tous les avantages habituels des SUV : impression de dominer la route, meilleure visibilité vers l’avant, possibilité de sortir des sentiers battus et plus grande facilité pour franchir les casse-vitesse.

Non content d’afficher des prestations étonnantes, l’Urban Cruiser présente aussi un habitacle bien conçu. Position de conduite et espaces de rangement figurent parmi ses qualités, tout comme la modularité de la partie arrière, grâce à une banquette coulissante et à des dossiers réglables en inclinaison. De quoi privilégier le confort des passagers ou l’espace de chargement, loin d’être ridicule.
En gros, l’Urban Cruiser offre la même habitabilité et le même volume de coffre que les petites voitures polyvalentes citées plus haut. Les plus exigeants regretteront juste que la qualité des plastiques soit plus proche de ce qu’offre Daihatsu que Lexus.

Sous le capot, on a le choix entre un 1.3 essence 101ch et un 1.4 D-4D 90ch. Nous n’avons pu essayer que ce dernier, le seul à être proposé en 4x4. Le bloc essence doit se contenter de deux roues motrices. Cela permet à l’Urban Cruiser de base d’être vendu 17 860 €, ce qui en fait le SUV moderne le moins cher du marché. Comptez 19 630 € pour le diesel, et 21 250 € pour la version à transmission intégrale, ce qui reste raisonnable.

Nous avons été plutôt agréablement surpris par les capacités routières de ce petit véhicule. Le confort et l’insonorisation permettent d’envisager de longs déplacements et la tenue de route reste toujours très saine. A tel point, d’ailleurs, que nous regrettons que Toyota ne propose pas de motorisation plus puissante. Equipé d’un plus gros moteur, l’Urban Cruiser pourrait se révéler bien plus qu’un véhicule urbain. Il fait cependant très bien ce pour quoi il a été conçu, ce qui n’est déjà pas mal du tout

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