09/01/2010
Pisco chilien
En dehors du Chili, le pisco est pratiquement inconnu. En effet, 95 % de la production est consommée localement
Mise en bouteille: Baudouin Havaux
LES PILOTES DU DAKAR ONT COMMENCÉ, ce vendredi, la traversée du désert au nord du Chili. Reconnu comme l’un des plus secs du monde, il accueille, par ailleurs, les principaux centres d’observation astronomique mondiaux. Cinq vallées transversales, irriguées par les fleuves Copiapo, Huasco, Limari, Elqui et Choapa qui s’écoulent de la cordillère des Andes au Pacifique, ponctuent de vert ce vaste et impressionnant paysage lunaire composé de sable et de pierres.
Véritables oasis artificielles, gagnées mètre par mètre sur le désert grâce à d’ingénieux travaux d’irrigation, ces vallées partiellement cultivées produisent, entre autres, du raisin, des papayes et des citrons, comme le fameux “limon de Pica”. Ce mardi 12 janvier, les participants du Dakar atteindront la cité coloniale et balnéaire de La Serena, porte de la vallée d’Elqui, principal berceau de la production du pisco, la boisson emblématique chilienne. La pureté du ciel et la luminosité procurent aux paysages une dimension mystique. L’atmosphère dans ce canyon, où se succèdent les journées ensoleillées et les nuits étoilées, est à la fois pesante et enivrante. Chaque année, la région produit près de 50 millions de litres de cette eau-de-vie distillée à partir de raisins récoltés sur un peu moins de 10 000 hectares.
Poumon économique secondaire du nord du pays, comparé à l’activité minière, l’élaboration du pisco assure quand même les revenus de plus de 60 000 familles. En dehors du Chili, le pisco est pratiquement inconnu. En effet, 95 % de la production est consommée localement, et très peu d’efforts ont été réalisés pour sa promotion hors de ses frontières.
Mais qu’est-ce que le pisco ? C’est le résultat de la distillation de vin blanc. Le processus, similaire à celui du cognac, consiste dans une première étape à vinifier majoritairement le cépage moscatel, mais aussi de la torontel et du pedro xinenez. Ce sont des variétés aromatiques qui s’expriment généreusement sous ce climat chaud et sec. En février, époque des vendanges, on réalise une fermentation à basse température, classique pour les vins blancs. Dans l’année, le vin, titrant approximativement 14° d’alcool, est distillé dans des alambics en cuivre avant de reposer un minimum de 60 jours en cuve. A ce stade, les meilleurs distillats sont vieillis en fût de chêne pendant 6 ou 12 mois pour l’élaboration de pisco “de guarda” ou “envejecido”; de couleur ambrée, on les déguste pur ou sur glace. Le pisco qui n’a pas connu le bois conserve sa couleur transparente cristalline lors de l’embouteillage, et est traditionnellement utilisé en cocktail pour l’apéritif national, le “pisco saour”, le très populaire “piscola”, ou toute autre mixologie.
Au Chili, le pisco, qui représente 65 % de la consommation de spiritueux, soit une consommation annuelle per capita de 3 litres, est produit principalement par deux compagnies. La plus importante est une coopérative qui regroupe 1 500 membres sous la marque “Capel”, la seconde, “Pisco Control”, appartient à un important groupe agro-industriel. Depuis quelques années, on assiste à l’éclosion de distilleries plus ou moins artisanales comme Bauza, ABA, Ovalle, Horcon Quemado ou Mistral, en référence au premier prix Nobel de littérature remis à une femme en Amérique latine, la poétesse Gabriela Mistral née au cœur de la région d’Elqui.
DISTRIBUTION
- Pisco Capel et Artesanos de Cochiguaz : importé par www.wijnendeclerck.be
- Pisco Control et Horcon Quemado : importé par www.chileboutique.com
18:30 Publié dans Papilles | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : la libre, momento, papilles, pisco




Commentaires
Comme peruvien, je le trouve cet article incroyable. Mes amis belges sont temoins de ma façon de reagir au moment de lire cet article, j'étais énormement déçu et j'ai senti un douleur inmense car je sais déjà que la gastronomie peruvien n'est pas connue ici et maintenant je vois qu'on donne une mauvaise publicité à un produit 100 pour cent péruvien. Un douleur inmense a traversé mon coeur. Je ne peux rien faire pour dire aux amis belges que l'information n'est pas bonne. Le pire, le pire de tout c'est la phrase qui blesse : "En dehors du Chili, le pisco est pratiquement inconnu". Je suis énormement mais énormement blessé. ça fait trop mal. Vous pouvez pas imaginer combien.
Écrit par : Miguel | 10/01/2010
j aimerai acquerir 1 ou 2 bouteilles de Pisco introuvable en magasin
Écrit par : portmans | 11/01/2010
Les importateurs de Pisco en Belgique sont:
- Wijnen Declerck: www.wijnendeclerck.be
Los Artesanos de Cochiguaz
- Chileboutique: www.chileboutique.com
Horcon Quemado, Tres Erres, Control C, Campanario
- Disfruta: www.disfruta.com
Plus d'informations sur le site www.prochile.be
Santé, Sven.
Écrit par : Sven Du Bois | 18/01/2010
Je reste quand même un peu scandalisé en lisat cet artticle, mais d'autre part, si l'auteur ne connaît pas la vrai histoire du Pisco, ça passe, c'est peut-être pas sa faute! Je suis péruvien et donc je pense que je peux me permettre de préciser que le Pisco es 100% d'origine péruvienne, pourquoi? eh ben, c'est simple, c'est parce que les débuts de sa distillation remontent au XVII siècle dans la baie et ville de Pisco, fondée en 1640 au PEROU. Les cépages de vigne, le savoir-faire local, le terroir, font que le vrai Pisco soit unique! Alors, comment se passe qu'il se fabrique au Chili? c'est n'est qu'au 20éme siècle (!!!) qu'il commence à être fabriqué dans la vallée d'Elqui, dans un village lequel on change malicieusement son nom par Pisco(ils nous prends pour des naïfs). Voila, je respecte les pays, leur coutumes, leur produits nationaux, je suis sûr que le Chili en a des très bons produits, mais alors pour le Pisco je proteste (comme tous le péruvies), cest du PLAGIAT!
Écrit par : Javier | 19/04/2012
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