30/01/2010
Sept semaines en mer
Mardi à 20h20, Mercator, le nouveau jeu de la RTBF prendra le large pour une aventure de 7 semaines en Méditerranée. Epreuves, indices et énigmes doivent conduire les dix candidats, emmenés par Olivier Minne, à deviner la destination finale et la clé du mystère en lien avec la Renaissance. Larguez les amarres.
Mise à l'eau: Karin Tshidimba
HISSEZ LA GRAND VOILE, L'ARTÉMIS est prêt à appareiller pour sept semaines d'aventures en Méditerranée. C’est un jeu, bien sûr, mais aussi une aventure humaine, une découverte patrimoniale et géographique et un récit à la trame historique. La RTBF n’a pas ménagé sa peine pour adapter ce concept multiforme imaginé au Nord du pays. Le résultat, à l’écran, est tout bonnement spectaculaire avec des images qu’on était plutôt habitués à voir chez nos voisins français.
A en juger par le premier épisode dévoilé il y a dix jours, “Mercator” est donc du bois dont on peut faire les succès télévisés, pourvu que le téléspectateur lui prête vie. Car même si la concurrence reste rude (séries sur RTL-TVI et TF1, football et autres), le nouveau divertissement de la RTBF a de nombreux atouts dans son jeu. Le mélange d’aventure en mer (quelles escales?) et de suspense (quelle destination finale?); le mix d’indices et de courses-poursuites, avec les épreuves à réaliser à chaque étape pour rassembler les informations nécessaires; le tout saupoudré de facteurs humains et de solidarité supposée... ou non.
Le but du jeu étant de découvrir la destination finale et un lieu emblématique de toutes les pistes parcourues et les questions posées, la RTBF a tenu à en dire le moins possible sur l'exact itinéraire parcouru ainsi que sur les escales. Mais on peut bien sûr imaginer son propre parcours sur base des huit ports de la Méditerranée arpentés par l'équipe entre septembre et octobre.
“Comme les équipes changent à chaque escale, il y a tout un petit jeu psychologique entre les candidats: vont-ils s'échanger les indices glanés ou pas? Comment vont-ils se choisir? Comment vont-ils réagir aux différentes épreuves? C'est cela, la part de téléréalité parce que les candidats interagissent entre eux et qu'il y a un esprit de compétition”, explique Olivier Evrard, producteur pour la RTBF. “Mais rien n'a été créé artificiellemement, si ce n'est qu'ils ont vécu coupés de leur famille pendant un mois sur un bateau. Et si ce n'était pas l'enfer, ce n'était pas non plus une croisière de plaisance. Puis, un jeu sans tensions et sans enjeux n'est plus un jeu. Ça se passe comme cela dans les familles quand on joue au Monopoly!” renchérit Olivier Minne.
"Pourtant, insiste l’animateur belgo-français, ce n’est ni Kho Lanta, ni Fort Boyard, ni Pekin Express. C’est ce qui a fait que j’ai accepté l’aventure car on me permettait, alors que je fêtais mes 20 ans de télé, de découvrir une aventure totalement neuve semblable à aucune autre. C’est un jeu qui fonctionne sur des principes nobles, qui a un caractère ludique et de découvertes. La télévision est intéressante quand elle raconte de belles histoires, c’est le cas ici avec tout ce que les candidats devront retenir des villes traversées. Ce sont les seuls critères d’élimination des candidats. Contrairement à d’autres émissions, il n’y a ni délation, ni stratégies merdiques.”
Dans cette grande aventure en mer, il sera question de Gérard Mercator, grand cartographe belge et de l'Astrolabe nautique, curieux instrument de mesure qui aidait jadis les marins à repérer leur itinéraire. On évoquera la mémoire de Christophe Colomb, forcément, mais aussi celle de Pythagore au fil d'énigmes ayant toutes un lien avec la Renaissance... Une mécanique dont ses concepteurs ne sont pas peu fiers puisque “Mercator” est un concept 100% belge développé par la boîte de production Kanakna, partie prenante de l'aventure côté francophone comme néerlandophone.
Un mois en mer, une équipe d'une quarantaine de personnes (sur le bateau et préparant les épreuves dans chaque port): une logistique lourde et impressionnante pour la RTBF. “C'est un budget important, confirme Jean-Michel Germys, responsable des divertissements, mais cela rentrait dans notre budget annuel, ce n'était pas hors norme pour la RTBF. Nous avons juste décidé de réaliser moins d'émissions que la VRT afin de serrer les coûts. Mon plus grand espoir pour 2010 est, effectivement, de produire une nouvelle saison mais l'analyse de l'audience se fera sur l'ensemble des sept émissions sans précipitation.” On leur souhaite bon vent...
Et à la fin, il n'en restera plus qu'un...
Les dix candidats engagés dans cette aventure sont les rescapés d’une sélection réalisée sur les quelque 800 candidatures spontanées arrivées à la RTBF. Si la production a veillé à varier les profils, afin de pimenter le jeu et de permettre à chacun de s’identifier au candidat de son choix, les seuls critères d’embarquement étaient les bonnes conditions physiques et psychologiques, la motivation, être fan de jeu, bien passer à l’écran et “avoir un esprit de gagneur”.
Au final, le panel s’avère très diversifié : Philippe, le doyen, est entraîneur de natation synchronisée et Ella, la benjamine, étudiante en psychologie. Entre ces deux pôles, naviguent tout un tas de profils : Marie (-Sophie), une bombe d’énergie et de stress aussi, une des plus jeunes candidates. Diplômée en journalisme, elle cherche (ait ?) sa voie au début de l’aventure. Viennent ensuite Nathalie, sorte de Bridget Jones brune pour qui “le superflu est nécessaire”, en terme vestimentaire, mais qui est surtout prof et historienne de l’art de formation, sa compagne de chambre, Isabelle, originaire d’Embourg, a un tempérament volcanique… Tout à l’opposé, on trouve Pierre, rappeur liégeois, ancien de Starflam, à la “cool attitude” et Xavier, l’homme au catogan, qui s’est découvert une passion récente pour l’astrologie, utile sur un bateau ? Il y a l’incontournable Didier, grand supporter du Standard et fou de foot en général et Laurent, stratège discret, membre de la police scientifique bruxelloise, il est fan de concours. C’est aussi le cas de Marylin, adepte de jeux et de défis, la doyenne de l’aventure se définissait comme la “force tranquille du bateau”. Il en faudra…
Ph: RTBF
16:00 Publié dans Derrière l'écran | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la libre, momento, derrière l'écran, mercator




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