Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

14/08/2010

L'iPad ou le doigté d'Apple

18_00_31_943477231_iPad_18.jpgLes Macophiles parlaient d’une déception. Malgré son air de gros iPhone, l’iPad renouvelle avec panache nos habitudes d’informatique mobile. Adieu netbooks, bonjour tablettes ?

Test: Michi-Hiro Tamaï


DES TERRASSES HYPE de la capitale aux repas dominicaux, l’iPad s’invite sur toutes les lèvres des technophiles comme des néophytes. On pourrait croire à un phénomène de mode surfait, à un buzz de paille. D’autant que pour beaucoup, l’iPad n’est qu’un iPhone “agrandi”. Un constat naturel puisque, non contente d’emprunter le design du légendaire smartphone, la tablette tactile d’Apple use des mêmes gimmicks techniques (1). Clavier virtuel, écran multipoint, accéléromètre (pour un affichage portrait ou paysage automatique) et détecteur de luminosité (pour un rétro éclairage selon la luminosité ambiante) en témoignent.

Rien de révolutionnaire au premier contact, donc. Sauf que, portés sur grand écran, le design et la prise en main uniques de l’iPhone vivent une seconde jeunesse et se révèlent sous un nouvel éclairage. Même si le téléphone à tout faire d’Apple nous avait déjà habitué à cette sensation d’immédiateté pour télécharger, installer, lancer et fermer des applications, voir cette convivialité et cette vitesse d’exécution inégalée porté au rang d’un PC portable bluffe.

Au jour le jour, l’iPad donne la sensation de projeter le Net sur un livre ou une tablette magique. On redécouvre le surf sur un écran tactile LED de près de 25 cm de diagonale. Pointer et toucher les liens textes et photos pour sauter de pages en pages matérialise un peu plus le web, désormais au bout des doigts. Démarrage immédiat, bien plus rapide que la plupart des netbooks du marché, même mis en veille. Une question ? Une réponse googlisée dans son salon. A table, sur la plaine d’un festival, aux toilettes aussi. Il faut dire que, dès le premier toucher, le gabarit ultra fin et léger (680 ou 730 gr selon les versions pour 1,3 cm d’épaisseur) impressionne. Brandir une photo ou une vidéo à un proche est nettement plus naturel qu’avec un PC portable en forme d’angle droit.

Complétant le plaisir de navigation, la frappe de longs textes via le large clavier tactile crépite sans heurt. Plus confortable même que sur certains netbooks dont les AZERTY microscopiques (le premier EEE PC d’Asus) en ont énervé plus d’un. S’il vaut mieux tenir l’iPad sur ses genoux lors de la frappe, envoyer un mail debout reste envisageable en utilisant ses deux pouces. Une opération nettement plus laborieuse, voir impossible sur laptop. Reste qu’aucun traitement de texte n’est fourni avec l’iPad. Juste un simple bloc-notes. Si l’iPad épate, l’indigence des programmes qui l’accompagnent est d’ailleurs flagrante, surtout face à un Windows 7.

11_47_39_236379604_Reporters_533508cc0e6a70670.jpgL’iPad ne dévoilera donc son potentiel qu’à condition d’y télécharger des applications sur l’App Store. Dommage, l’écosystème hégémonique développé par Apple demande, comme sur iPhone, un numéro de carte de crédit, même pour les programmes gratuits pourtant très nombreux et répartis dans 20 catégories étoffées. Parmi celles-ci, le volet création musicale Beatwave séquenceur de musique électronique à l’esthétique ravageuse et à l’emploi hyper intuitif. En jeu vidéo, N.O.V.A. fait office de jeu de tir à la première personne sauce Halo, graphismes 3D bluffant inclus tandis qu’Air Hockey permet de jouer en face à face au célèbre jeu de palets glissant sur ventilateurs.

Vu son rétro éclairage, le lecteur d’eBooks tant vanté par Apple n’est pas aussi confortable qu’un Kindle utilisant de l’encre électronique. Mais les cases de BD, inaffichables sur un eBook classique, trouvent en l’iPad une planche salutaire. L’App Store abrite ainsi des lecteurs de comics gratuits développés par Marvel Comics ou DC Comics qui proposent un large éventail de séries payantes mais aussi gratuites. Très convaincant tant l’affichage recrée la lecture naturelle de l’œil en gérant à chaque contact tactile sauts de case, travellings et autres zoom… A quand la BD européenne ?

Au-delà de la gestion monopolistique de la distribution de ses programmes via l’App Store, l’iPad agacera également de part ses traces de doigts restant à l’écran et sa connectivité Wi-Fi parfois bancale au démarrage. Autre grief, l’absence de lecteur USB et de cartes SD qui demande l’emploi de deux adaptateurs… distincts non connectables lorsque l’iPad est en recharge. Hyper médiatisée, l’inaccessibilité du Flash fait également très mal, même si des solutions pirates plus ou moins fiables pointent déjà, à l’image de “Frash”. Des défauts au final rapidement oubliés, tant l’impression jubilatoire de défricher un nouveau territoire high-tech prédomine, ce qui n’arrive que très rarement en informatique nomade.

1.Voir Momento du 7 février


Ph.1: Alexis Haulot
Ph.2: Reporters

 

Commentaires

Article tout à fait judicieux, je n'aurais pas dit mieux, les avantages (nombreux) et les inconvénients ( vite oubliés ) de l'Ipad sont ici décrits avec impartialité .
Je suis ravie de toucher le monde du bout des doigts, sans démarrage fastidieux et sans fils encombrants.
De plus le purisme du design est fabuleux.
Bref un gos iPhone , d'accord, mais justement, c'est sa taille qui fait la différence,

Écrit par : Pascale | 14/08/2010

Très bon article. Pour ma part, l'Ipad est devenu un outil indispensable en entreprise. Je l'utilise beaucoup de mes réunions. J'utilise pour cela l'application pro Beesy qui combine une prise de notes plus intelligente et un suivi ToDo automatique et personnalisé. Le gain de temps est considérable.
Avis aux utilisateurs pro de l'Ipas, Beesy pourrait vous plaire. Si vous voulez le tester ou avoir des informations sur l'application je vous le site http://www.beesapps.fr/note-ipad-beesy/

Je ne vous cache pas que la prise en main nécessite un peu de temps mais ensuite c'est un plaisir de l'utiliser

Écrit par : Samia | 27/04/2012

Écrire un commentaire