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22/04/2011

Dans les pas de William et Kate

Le mariage du prince et de la jolie roturière est bon pour les affaires. En cette période de déprime et de récession, tout le monde en avait besoin. Les deux fiancés n’ont jamais passé beaucoup de temps à Londres; ils préfèrent l’Ecosse et la campagne. Cela n’empêche pas la capitale de profiter de l’aubaine. Voici une liste arbitraire des “choses à voir” pour se sentir vraiment proche de William et de Kate. Qu’on en profite : le couple va vivre au Pays de Galles.
As Sherlock Holmes Xavier Goossensclarence house.jpg


Parcours
L’abbaye de Westminster est à la mode. Délaissée par Charles et Diana au profit de la cathédrale Saint Paul pour leur “mariage de conte de fée”, l’antique Eglise de Saint Pierre à Westminster, pour lui donner son nom exact, revient au centre de la vie nationale avec le prince William et Kate Middleton. Plus d’un million de visiteurs par an rêvent devant le “coin des Poètes”, Chaucer, Tennyson, Keats, Blake, Milton, Jane Austen, etc. Difficile de s’y recueillir. Prix de l’admission: 16 livres.
L’hôtel Berkeley à Knightsbridge. Cinq étoiles. Le “rendez-vous préféré des stars”, à en croire la publicité, a une magnifique salle de restaurant. Voici quelques semaines Kate Middleton choisit la table du milieu, avec vue sur la cuisine, pour déjeuner avec Camilla, duchesse de Cornouailles, épouse du prince Charles. “Si j’ai un conseil à vous donner...”, y entendit-on dire la duchesse. Le reste se perdit dans le brouhaha des conversations. Minimum 339 livres la nuit. Le dimanche, à partir de 199 livres.
Clarence House, le long du Mall, à gauche, quand on s’éloigne du Palais de Buckingham et que l’on se dirige vers l’Arche de l’Amirauté et Whitehall. C’est la résidence de Charles et Camilla quand ils reçoivent en ville. Ce fut celle de William et Harry, son frère, de 2002 à 2009. Communiqués insipides du genre: “ nous ne faisons jamais de commentaire sur la vie privée du prince William” mais ouvert aux touristes au mois d’août: 35 livres pour la visite, la brochure, le guide et le verre de champagne. Clarence House, le 10 novembre 2010, devient le quartier général. “Le prince de Galles a le grand plaisir d’annoncer les fiançailles du prince William et de mademoiselle Catherine Middleton. Le mariage aura lieu au printemps ou à l’été de 2011”. “Nous sommes très heureux” jure William sous le portrait en pied d’un de ses ancêtres. C’est officiel : il n’y a pas de toilettes à Clarence House et les visiteurs sont priés d’utiliser celles de la station de métro de Green Park ou St James Park. Prix au tourniquet entre 10 et 50 pence.
Jigsaw. Une chaîne de boutiques pour jeunes femmes dont les bureaux sont à deux pas des Jardins de Kew au sud-ouest de Londres. Kate Middleton y travailla quatre jours par semaine, du lundi au jeudi, comme “assistante-acheteuse” d’accessoires à partir de décembre 2006. Vingt-cinq magasins à Londres. Prix d’une paire de lunettes de soleil pour jouer les princesses : 49 livres au moins.
Garrard, 109-125 à Knightsbridge. Fondé en 1735. Le plus ancien bijoutier de Londres. Orfèvre du prince de Galles et joaillier de la Couronne depuis 1843, la sixième année du règne de la jeune reine Victoria. C’est chez Garrard que le prince Charles acheta la fameuse bague de fiançailles de Diana: un magnifique saphir de Ceylan entouré de quatorze diamants. La bague fut récupérée par le prince Charles qui la passa à son fils qui en fit cadeau à Kate. Prix: 28.500 livres.
Le “Daily Telegraph” eut, le premier, le pressentiment. Il jugea Kate Middleton, la “débutante la plus prometteuse de 2006”. C’est le plus gros tirage des journaux dits “de qualité” et un excellent guide pour le lecteur intéressé par les potins. Bien installé depuis peu à Buckingham Palace Road, à un long jet de pierre du Palais. Prix du journal: 1 livre, deux fois plus que les journaux dits “populaires”. Accès gratuit au site électronique du journal.
Mahiki *** à Mayfair (à côté du Ritz) et Public *****,tout au bout de King’s Road à Chelsea. C’est devant ces boîtes de nuit à la mode que l’on redécouvre l’art de faire la queue sur le trottoir. Il vaut mieux être connu du portier. Aucun joueur de football. La mode n’a pas beaucoup changé depuis les années soixante : mini-jupes et collants noirs. Une bière démocratique au Mahiki coûte 8 livres, c’est cher. Une bouteille de champagne aristocratique au Public, 60 livres, c’est bon marché.
Madame Tussauds, elle, cultive l’art de faire la file depuis plus d’un siècle. Cette réfugiée de la Révolution française s’était d’abord installée à Baker street en 1835 (prix du billet six pence) avant d’emménager à Marylebone road en 1884. Des millions et des millions de visiteurs pour ses bustes et personnages de cire sans cesse renouvelés: de Madame du Barry à Churchill, de Mohammed Ali à Kate Moss et Diana. Demain, le portrait en cire de Kate et la reproduction de sa robe de mariage. Si l’on réserve à l’avance: 25.92 livres par personne. (Réduction pour les familles).
Bruce Oldfield, 34 Beauchamp Place, London SW3. C’est, à en croire le “Daily Mail”, sur ce vétéran de la mode anglaise que se serait finalement porter le choix de Kate Middleton pour “la robe”. Dans la liste de ses clients figurent Barbra Streisand, Catherine Zeta-Jones, Anjelica Huston, la Reine Noor de Jordanie, Charlotte Rampling et Diana, princesse de Galles. A partir de 18.000 livres. A moins que la jeune femme ne préfère Alexander McQueen. On verra.
Uxbridge.  C’est le seul lien de Kate Middleton avec Londres. L’arrière-grand- père de la mariée, Stephen Charles Goldsmith y passa la bague au doigt d’Edith Eliza Chandler, il y a 101 ans. Le bâtiment n’existe plus. Le couple habita à Southall où il eut six enfants, dont Ronald John James Goldsmith, le grand-père de Kate. Ticket de métro de Piccadilly à Uxbridge, 4.5 livres. Tous les Londoniens achètent une carte Oyster qui leur donne des réductions de moitié environ.
Oxford Street est le centre commercial de Londres et le rendez-vous des amateurs de souvenirs. M. Stephen Church de la UK Gift Company a tout prévu: “Il faut qu’il y en ait pour toutes les bourses. De cinq livres à plusieurs milliers de livres pour les objets à tirage limité. C’est un couple populaire. Nous vendrons autant de souvenirs que lors du mariage de Charles et Diana”. L’industrie William et Kate: des dizaines de millions de livres.
Photo: D.R.

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