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22/04/2011

Joysticks britanniques, les 10 sagas indispensables

Elégance visuelle, royauté, automobile, foot, musique pop, découverte du monde… les sagas vidéoludiques britanniques les plus marquantes reflètent la culture de leurs créateurs. Zoom X10.
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1. Fable (Lionhead Studios Ltd. – Xbox et Xbox 360)
En trois épisodes s’étalant du Moyen Age à la révolution industrielle, Peter Molyneux a créé un des univers de jeux de rôle les plus atypiques de ces dernières années. Au-delà de sa quête principale, le comportement du héros influe directement sur le monde qui l’entoure. Immersif !
2. DiRT (Codemasters – multiplate-forme)
Anciennement Colin McRae Rally, DiRT est parvenu à intelligemment renouveler sa recette il y a quatre ans en élargissant son rallye à diverses disciplines “moteurs tout-terrain”. En treize ans de vie, le titre aux sept épisodes reste aujourd’hui une référence du genre.
3. Football Manager (Sports Interactive Limited – multiplate-forme)
Entraînement, transferts de joueurs, remplacement pendant les matchs… le ballon rond étant une religion en Grande-Bretagne, Football Manager (ex-Championship Manager) a toujours fait l’objet d’un soin maladif dans son approche de la gestion d’une équipe de foot. Une star des ventes.
4. SingStar (SCE London Studio Team Soho – PlayStation 2 et 3)
Après avoir popularisé le karaoké sur consoles il y a sept ans, la branche londonienne de Sony CE a décliné son concept en le dédiant à des artistes (Abba, Queen…), mais aussi à des pays (Turkish Party, Bollywood…) en une cinquantaine d’éditions spéciales. Ou comment séduire les non-joueurs.
5. Tomb Raider (Eidos Interactive, Inc. – multiplate-forme)
Pierre angulaire du jeu vidéo 3D et mascotte de la pop culture des années 90, Lara Croft a été enlevée des mains de Core Design (ses créateurs) en 2006. Après six épisodes, la belle aventurière poursuit sa route chez Crystal Dynamic avec un gameplay (quasi) inchangé entre puzzle et jeu de tir.
6. Burnout (Criterion Studios – multiplate-forme)
Si aux débuts de la 3D, piloter un bolide signifiait éviter les murs et les adversaires, Criterion Studios a inversé la donne. Les sept volets de Burnout misent, en effet, sur des accidents grand spectacle pour séduire le joueur. A noter que le studio a travaillé sur le dernier Need For Speed : Hot Pursuit.
7. Goldeneye (Rare Software – Nintendo 64 et Nintendo Wii)
Goldeneye n’est pas vraiment une saga mais seuls les Britanniques de Rare Software ont réussi à durablement marquer leurs fans. Premier bon jeu de tir en vue subjective sur consoles, le titre a marqué pour son multijoueurs à quatre sur un même écran. L’adaptation sur Wii d’Activision a déçu.
8. WipEout (Psygnosis – multi plate-forme)
WipEout compte parmi ces rares jeux à l’identité graphique marquante. Hypnotiques, ses courses d’aéroglisseurs futuristes ont en effet été développées avec les graphistes des Designers Republic (Aphex Twin, Swatch…). Sa B.O. électronique de rêve a fait le reste.
9. MotorStorm (Evolution Studio – PlayStation 3 et Portable)
Original, MotorStorm arrive aujourd’hui à son quatrième volet de courses tout terrain. La formule à base d’une large gamme de véhicules pilotables (allant du camion au buggy) sort de sa torpeur dans cet opus en misant (entre autre) sur des séismes urbains comme ennemi de course.
10. Worms (Ocean Software – multi plate-forme)
Imparable lorsqu’il est pratiqué à plusieurs en mode “bières et chips”, Worms reste indémodable en 2D. Le titre qui a pour ingrédients principaux la précision de visée et la stratégie caste en outre des petits vers de terre aussi hilarants qu’agressifs. Loufoque et so british…
Test Express
Le sous-sol de la peur
Expliquer le principe de Portal 2 tient un peu de la leçon philosophique alambiquée. Ce jeu de tir en vue subjective de Valve Software joue, en effet, sur un paradoxe spatial permettant au joueur d’entrer par un portique planté dans un mur pour ressortir par une autre porte située au plafond. Si ce principe métaphysique n’a rien d’extraordinaire en soi, il prend de l’ampleur grâce à une “arme” (la seule du jeu) que l’héroïne utilise tout au long de sa tentative d’évasion. Ce canon plasma est, en effet, capable de tirer des rayons ouvrant deux portes sur des surfaces adoptant n’importe quelle inclinaison. Ce concept génial – permettant, par exemple, de se glisser dans une ouverture au sol pour retomber par le plafond – sera utilisé tout au long du jeu pour sortir d’une série de salles de test labo ou pour trouver son chemin dans un environnement plus ouvert. Tapissé de boutons et de gros cubes à poser sur des interrupteurs qui ouvrent la sortie, Portal 2 explore son principe de base avec une rare exhaustivité et une acuité bluffante, mettant, par exemple, en jeu le principe physique de conservation de l’énergie. Sauter de très haut dans un portique au sol permet, par exemple, d’être projeté horizontalement lorsqu’on ressort d’un mur pour franchir un gouffre. Tremplins, gels permettant (lorsqu’ils sont projetés sur une surface) de courir et de sauter de façon surhumaine, petits tunnels de lumière amenant le joueur à flotter dans les airs… Les nouvelles idées ajoutées au premier épisode élargissent le champ lexical de ce puzzle game descendant du premier Tomb Raider. Rien à voir toutefois avec les chasses aux trésors de Lara Croft. Aussi habile que Lost (la série) dans sa manière de distiller au compte-gouttes des mystères et indices sur les raisons de l’enfermement, Portal 2 renvoie plutôt à “Cube” (le film) et au Hall 9000 de “2001 Odyssée de l’Espace”. Les monologues pince-sans-rire et drolatiques de Glados et Wheatley deux IA devenues folles atteignent d’ailleurs des sommets qu’Asimov n’aurait pas reniés.
Portal 2/PC, Mac, PlayStation 3 et Xbox 360/âge 18 +/Ed. – Dev. : Valve Software/70 €.
Photo: D.R.
 
 

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