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18/06/2011

Alfred Bonnie: "Belgian Wine Personality of the Year"

10_40_35_488075836_Bonnie.jpgAlfred Bonnie n’a chaussé ses bottes de vigneron qu’à l’âge de 57 ans, mais a redoré le blason du château Malartic-Lagravière, avant d’étendre ses activités en Argentine.

Baudouin Havaux


DÉCERNÉ CHAQUE ANNÉE par “VinoMagazine”, le trophée du “Belgian Wine Personality of the year” a été attribué à Alfred Bonnie. Il succède ainsi à Justin Onclin et Filip Verheyden. Ce titre octroyé en 2011 couronne les réalisations de l’année antérieure. En effet, notre compatriote, déjà reconnu dans le monde du vin comme propriétaire du château Malartic-Lagravière, à Pessac-Leognan, ainsi que du château Gazin-Rocquencourt, s’est illustré, cette fois, au pied de la cordillère des Andes, en inaugurant officiellement, en décembre 2010, sa bodega de 110 hectares “DiamAndes”, près de Mendoza.

Alfred Bonnie, industriel patenté ayant particulièrement bien réussi dans un domaine très éloigné du monde viticole, n’a chaussé ses bottes de vigneron qu’à l’âge de 57 ans, après avoir débuté une carrière internationale dans le secteur de la publicité aux Etats-Unis, puis à Buenos Aires pour McCann Erickson. De là, il arrive en France en tant que Directeur Marketing chez Henkel et, en 1979, il arrive à Bordeaux non pas encore pour acquérir une propriété vinicole, mais pour négocier le rachat de la célèbre marque de lessive Saint-Marc.

Avec l’esprit visionnaire qui les anime, les Bonnie saisissent l’opportunité du rachat de l’Eau Ecarlate dont ils font en 10 ans exploser le chiffre d’affaires avant de le transformer en… vin, en rachetant, le 27 février 1997, le château Malartic-Lagravière. Débute alors une histoire de famille dans laquelle s’investissent Michèle, son épouse née à Louvain d’un père flamand et d’une mère wallonne, et Alfred, né à Uccle d’un père wallon et d’une mère eupennoise, qui seront rejoints par leur fils Jean-Jacques et son épouse Séverine, et, un peu plus tard, par leur fille Véronique et son mari Bruno Laplane venus renforcer l’équipe. A l’entrée du château, à côté des couleurs françaises et européennes, flotte en permanence le drapeau belge qui revendique fièrement la nationalité des occupants.

N’étant pas viticulteur de métier, Alfred Bonnie s’est entouré des compétences nécessaires pour redorer le passé glorieux, tant en rouge qu’en blanc, qui avait tendance à se ternir sous une certaine lassitude des anciens propriétaires. En rouge, le choix s’est porté sur Michel Roland qui a redonné de la grâce et du charme à des vins qui évoluaient vers l’austérité. En blanc, c’est Denis Dubourdieu qui a donné le coup de barre vers des vins frais aromatiques et pleins d’éclats. En 2005, dans le cadre d’une constante évolution, l’aventure continue, ici et ailleurs… D’abord à Bordeaux, où le château Gazin Rocquencourt, une propriété de 28 ha, située à Léognan sur une superbe croupe de graves, rejoint les vignobles Malartic. Et aussi un peu plus loin, en Argentine, où la famille Bonnie acquiert une des sept parcelles qui constituent ce projet unique et novateur du Clos de los Siete, initié en 1999 par Michel Roland, situé près de Mendoza, au cœur de la vallée de Uco et adossée aux contreforts enneigés de la cordillère des Andes à 1 100 mètres d’altitude.

Le nom de la propriété, “DiamAndes”, une contraction de Diamant et Andes, s’est imposé tout naturellement lors d’un asado sur les rives de la lagune du Diamant, nichée à 3 000 mètres d’altitude dans la cordillère. Pas moins de 130 hectares de sol sablo-gravelo-argileux servent de lit principalement au malbec, le cépage emblématique. La philosophie étant d’exprimer les vertus du malbec en affinant les tanins et d’ajouter de la finesse par un passage de bois neuf, exclusivement français. L’objectif est d’allier l’opulence et la rondeur du malbec à la longueur, la complexité et l’élégance du cabernet sauvignon travaillé à la bordelaise. Le projet architectural de la bodega “DiamAndes”, qui englobe un chai circulaire entièrement gravitaire, une crypte des millésimes, des salles de dégustation et du Wine bar, a récemment été couronné par le prix international des “Best of Wine Tourism 2011”. Depuis 2007, la bodega élabore des grands vins de garde.


10_40_33_397809798_MLB_2009.jpgPrix

On ne peut que se réjouir, mais également éprouver une certaine fierté, à la lecture du communiqué ci-dessus qui prouve que, dans cette spirale spéculative de l’augmentation des prix des grands crus de Bordeaux, un Belge garde les pieds sur terre et respecte ses clients.

"Mercredi 8 juin, château Malartic-Lagravière, à l’écoute de ses marchés, sort son millésime 2010 en primeur à la baisse de presque 3 % par rapport à 2009.
Malartic rouge 2010 : 34,80 €, baisse de 3,33 % par rapport à 2009.
Malartic blanc 2010 : 44,40 €, baisse de 2,6 % par rapport à 2009. (Tarif HT, départ négoce.)
Le château Malartic-Lagravière décide de baisser ses prix, alors que les avis sont unanimes sur la qualité exceptionnelle de ses 2010 en blanc comme en rouge.
Cette décision a pour objectif de soutenir ses clients historiques. En effet, ce geste clair s’adresse aux marchés traditionnels, avec qui le Château entretient des relations commerciales solides, et entend leur montrer sa volonté qu’elles le restent sur le long terme. Depuis 15 ans à la tête du Câteau, la famille Bonnie a pour exigence la qualité à tous les niveaux. Aussi bien à la vigne qu’au chai, avec une gestion certifiée en agriculture raisonnée, les soins les plus méticuleux subliment d’année en année le terroir de Malartic-Lagravière produisant ainsi des vins du plus haut niveau. En baissant le prix de ses primeurs 2010, le château  Malartic-Lagravière supporte ainsi ses circuits commerciaux en répondant à leur demande. Les principaux acteurs du marché ont d’ailleurs réagi très favorablement à cette initiative !”

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