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18/06/2011

Bien plus qu'un aquarium !

09_46_19_764294999_iStock_000013674932Large.jpgPlutôt une immersion dans l’or bleu. C’est à Nausicaa, le bien nommé Centre de la mer. Avec escapade dans les îles à travers une nouvelle expo.

Anne Masset, à Boulogne-sur-Mer


UN REQUIN”, NE PEUVENT s’empêcher de s’exclamer, impressionnés, les enfants en découvrant les hôtes de l’énorme aquarium. Et même un requin léopard, précise l’affichette. Plus loin, c’est un hippocampe, tout aussi interpellant. Quant au poisson clown à trois bandes, cela vous dit-il quelque chose ? Un certain Nemo ? Tous, ou presque, c’est vrai, on peut les admirer à Nausicaa qui fête ses 20 ans cette année. Depuis son ouverture à Boulogne-sur-Mer le 18 mai 1991, le Centre national de la mer en a fait du chemin pour se retrouver actuellement à la 15e place parmi les sites touristiques les plus visités de France. Sur les 600 000 et quelques visiteurs annuels, près de 40 % sont étrangers, parmi lesquels on retrouve d’abord les Britanniques; mais juste derrière, pointent les Belges.

Nausicaa, ce sont 4,5 millions de litres d’eau de mer, 40 aquariums et terrariums, et plus de 35 000 pensionnaires de toutes les mers du monde. Et au-delà de ces chiffres, Nausicaa, c’est surtout une formidable invitation “à mieux vivre la mer, à prendre conscience des fragiles équilibres, et de la nécessité de respecter ce formidable patrimoine”. Et de préciser qu’“en 2020, on estime que les trois quarts de la population mondiale vivront à moins de 60 km de la mer” pour une personne sur 2 en 2005. C’est dire si la pression sur l’environnement marin ne fait qu’augmenter.

Et les îles dans tout cela ? En 2008, aux Nations unies, à l’occasion d’une réunion du Forum global pour les océans, côtes et îles, Philippe Vallette, directeur général de Nausicaa, a eu l’occasion d’entendre les ambassadeurs de Tuvalu et des Seychelles, et a réalisé “que le pire qui pouvait arriver aux insulaires était le silence”. “Les îles sont de petits territoires qui appréhendent toutes les problématiques de survie de façon très immédiate”, fait-il remarquer. Elles doivent faire face à quatre enjeux : préserver l’intégrité de leur territoire avec la montée des eaux ou l’érosion; la sécurité avec un nombre croissant de cyclones et d’ouragans de plus en plus violents; l’accès aux ressources vitales (eau douce, terres à cultiver); et la préservation de biodiversité dans une économie qui dépend de la pêche et du tourisme. Et prennent une série d’initiatives en ce sens. “Le thème des îles qui fait rêver permet d’aborder la thématique du développement durable”,  précise Philippe Vallette. D’où le projet multimédia proposé aux Etats insulaires pour donner de la visibilité aux îles. Avec des documentaires, des livres, mais, surtout, “Histoires d’îles”, une exposition présentée simultanément dans 2 lieux, Nausicaa (pendant 3 ans) et l’Aquarium Mare Nostrum de Montpellier, relais d’information sur les actions pionnières des insulaires pour faire face au changement climatique et à la montée des eaux. “Le coût total s’élève à 800 000 €, dont 450 000 pour l’exposition, que nous finançons intégralement”, indique le directeur de Nausicaa.

De quoi partir à la découverte des tortues à nez de cochon, pieuvre géante, crabes royaux ou requins zèbres. Encore eux…

Accès tous les jours de 9h30 à 18h30 (19h30 en juillet et août). Tarifs : 17,9 € pour les adultes et 11,5 € pour les enfants âgés de 3 à 12 ans. Infos : www.nausicaa.fr

Ph.: Istock Photo

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