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22/07/2011

Sur les rives du lac Léman

Paysages vallonnés ou plates étendues révèlent, au bout de petites routes sinueuses, des petits hameaux qui rivalisent en charme et en tranquillité.

Balade
Magali Mouthuysuisse canton vaud.jpg

YVERDON-LES-BAINS : sur la carte, on descend un peu vers le Sud-Est, en Suisse. Cette commune du canton de Vaud occupe la partie sud-ouest du lac de Neuchâtel. Zone relativement plate abreuvée par de multiples cours d’eaux, la ville porte en son nom les racines de son Histoire. Dans les temps les plus lointains, les peuplades celtes et romaines la nommaient “Eburodunum”, soit “la tour des ifs”. La région recourait au bois de ce conifère pour se prémunir des fréquentes inondations des bras de la Thièle. Aujourd’hui, huit rivières courent dans la commune et s’y déversent en une quarantaine de fontaines. Depuis les années 80, le nom de la ville s’est rallongé en Yverdon-les-Bains, signe d’un regain d’intérêt pour ses activités thermales.
Mais revenons dans le passé, le temps d’une promenade, au cœur de la cité, parmi les ruelles, les passages discrets ou les artères principales tapissées de façades colorées. Les curieux peuvent y lire les 750 dernières années d’Yverdon.
Pour un rapide résumé, rendez-vous à la place Pestalozzi : le patrimoine historique s’y décline en trois bâtiments, symboles des trois pouvoirs. Le château résulte de la période savoyarde. Au XIIIe siècle, le duc Pierre de Savoie dote Yverdon d’un château et de remparts pour la protéger des invasions nordiques. Construit selon le principe du carré savoyard, le château s’élève en quatre tours, dont trois sont reliées entre elles par des courtines. La 4e tour, le donjon, domine les autres du haut de ses 42 mètres. Le temple élevé sur la place, de profession protestante, atteste de la conquête bernoise entamée en 1536, qui durera près de trois siècles. L’influence bernoise s’imprime également dans l’architecture de l’hôtel de ville, construit dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Notons qu’aujourd’hui, le château abrite le Musée d’Yverdon.
Vallée de Joux et horlogerie de luxe
Petite visite dans les ateliers d’Audemars Piguet.
LA VALLÉE DE JOUX a vu se développer en son sein des grandes manufactures d’horlogerie suisses, à réputation mondiale. On y retrouve des marques de luxe, telles Audemars Piguet, Breguet et Blancpain, Jaeger Lecoultre.
Fondé en 1875 dans ce petit hameau baptisé Le Brassus, le groupe horloger Audemars Piguet compte un millier de collaborateurs dans le monde, dont 550 au Brassus. Cent cinquante à deux cents horlogers travaillent encore dans la manufacture d’origine, en divers ateliers. Le plus exceptionnel est sans doute celui qui réalise le mouvement tourbillon pour les montres. Le principe : toutes les positions des organes réglants (fixes dans une montre mécanique) sont brassées dans la cage du tourbillon. Les effets perturbateurs de l’attraction terrestre sont ainsi annulés et la précision de marche de la montre se trouve augmentée.
La production de ce mouvement, très restreinte (50 à 60 montres par an), est un véritable travail de fourmi intégralement assuré par six artisans horlogers. Création des pièces du mouvement (roues, barillets), de l’habillage de la montre (carrure, lunettes, cadran, fond, aiguilles et décoration); assemblage du mouvement, réglages, habillage et nettoyage extrêmement minutieux. Au final, entre 250 et 600 pièces sont ainsi montées ! Le secret ? Du calme, de la patience… et une bonne loupe.
Un musée tricolore pour Audemars Piguet
C’est donc à juste titre que le petit village du Brassus – dont la marque Audemars Piguet est originaire – abrite le musée privé de l’entreprise horlogère. Dans des murs aux couleurs savamment choisies, plus de 120 années de manufacture se déclinent selon les valeurs d’Audemars Piguet : le rouge pour l’excellence, le bleu pour l’audace et le vert pour la tradition. On se perd dans des mouvements horlogers et des montres à complication, dont la plus célèbre de la marque est la Royal Oak. Cette montre sportive, créée en 1972, se reconnaît à son boîtier, une lunette octogonale dotée de huit vis hexagonales.
Centre thermal d’Yverdon-les-Bains
Ce Centre invite à jouir des bienfaits de l’eau yverdonnoise : le soufre, élément de base de cette eau, est indiqué pour les soins de la peau et des articulations. Des piscines intérieures et extérieures permettent de profiter de cette eau sulfureuse. Le Centre inclut, en outre, des espaces beauté, détente, forme et un espace santé où rhumatologues et physiothérapeutes accompagnent les patients. Bref, un bon endroit pour se faire plaisir !
Bouchon vaudois
L’histoire : en 1948, trois confiseurs de Lausanne sont rassemblés autour d’un verre de vin, avec le souhait de créer une spécialité typiquement vaudoise. Le résultat : une coquille en forme de bouchon de liège, qui renferme une masse pralinée aux amandes, aromatisée au “Bitter” (alcool à base d’herbes de montagnes vaudoises). On n’en trouve que dans le canton de Vaud !
Photo : Patrick Jantet / Suisse tourisme

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