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06/08/2011

Méli-mélo d'iris

Toscane.jpgLa beauté de ses fleurs et de ses coloris en font une plante fétiche des jardiniers. Août est le moment de le diviser et de l’installer au jardin.

Le tour de la question: Marie Noëlle Cruysmans et Marie Pascale Vasseur


FLEUR EMBLÉMATIQUE UN RIEN DÉSUÈTE, souvenir idéalisé des variétés anciennes qui peuplaient les jardins d’autrefois, l’iris traîne dans tous les rêves jardiniers. Bon enfant, il s’adapte à bien des situations. Nul doute, cette splendeur débonnaire est tentante. Personne ne contestera le charme d’un massif en pleine floraison. Spectaculaire, l’espace d’un moment. Mais ensuite…

Le problème est commun à bien des plantes vivaces. Quoique dans le cas des iris, le feuillage est en soi assez décoratif. L’alternative est de les mélanger à d’autres plantes dont les floraisons prendront le relais ou de composer des massifs qui connaîtront leur apogée à une saison bien définie. Les propriétaires de grands jardins opteront probablement pour la deuxième solution, l’espace ne leur est pas compté. Dans les petits jardins, les disposer çà et là parmi d’autres plantes pas trop expansionnistes permet l’allongement de l’intérêt des plates-bandes.

Les iris ont plus d’un tour dans leur sac. Rhizomateux et parfois bulbeux, il en existe plus de deux cents espèces et de multiples hybrides. Pas facile de s’y retrouver. Ils ont tout pour eux, beauté, parfum (pas toujours), coloris infinis, taille de quelques centimètres à plus d’un mètre. Tout jardin peut les accueillir car leurs origines sont très diverses. Marais, montagnes, déserts et bords de mer.

L’image la plus connue de cette famille très nombreuse est celle des iris de jardin, aussi nommés Iris Germanica ou Barbata. Ils sont issus de l’hybridation de diverses espèces botaniques. Les fleurs sont formées de trois pétales dressés en coupe, trois sépales retombants hérissés d’une petite touffe de poils qui leur vaut le surnom d’iris à barbe. Ils ont des besoins modestes, à savoir un sol bien drainé, plutôt calcaire, et le plein soleil. Choisissez-les en fonction de leur couleur. La gamme des possibilités est éblouissante. Dans cette catégorie, toutes les variétés ne fleurissent pas en même temps. Certaines sont hâtives, d’autres tardives et les floraisons s’étalent entre mai et juin. Ne les associez pas avec n’importe quelles plantes, ces adeptes des endroits dégagés et ensoleillés ne partagent pas facilement leur territoire. Pas de concurrence à leurs racines et pas d’arrosages intempestifs. Chaque année se créent de nouveaux hybrides. Divers concours en Italie, à Florence, comme en France les récompensent. Avec des fleurs géantes, des coloris de plus en plus incroyables, une floribondité imbattable, certains vont jusqu’à refleurir l’automne venu.

Laissons ces beautés inaccessibles aux collectionneurs et contentons-nous du tout-venant pourvu qu’il nous plaise. Plus simple à trouver et à cultiver.

Les iris sibirica ont des fleurs gracieuses qui évoquent les papillons. Moins cultivés que les iris barbus, ils peuvent être plantés en sol normal ainsi qu’en terre très humide. Ils ont besoin d’un emplacement assez ensoleillé. Ils apprécient les sols acides ou neutres. Ces plantes, originaires de prairies marécageuses, demandent en terre ordinaire, au printemps et jusqu’à leur floraison, d’être arrosés, ainsi qu’en période de sécheresse. Ils peuvent rester en place sans division plus longtemps que les iris barbus. Lorsque la touffe ne fleurit plus au centre ou forme une couronne, il est temps de songer à les diviser. Lors de la mise en place prévoyez un bon apport d’humus. Les Iris ensata et les Iris louisiana apprécient également ces conditions de cultures. Ils sont solides et ne posent aucun problème particulier.

Un iris bulbeux, dit de Hollande, s’ouvre, suivant l’époque de plantation et le climat, entre mai et juillet. Il fleurit en blanc, bleu, jaune ou bicolore. Il est issu de croisements entre plusieurs variétés européennes et asiatiques. On le trouve sur l’étal des fleuristes et il ne demande qu’à être installé au jardin en terre ordinaire pas trop humide.


Iris2.jpgOù, quand, comment planter?
Chacun à la place qui lui convient et les résultats ne se feront pas attendre. Les iris de jardin en sol sec, chaud et ensoleillé. Les iris de Sibérie en sol frais, acide ou neutre. Au bord de l’eau, les iris de Louisiane et du Japon (Iris ensata). Les iris tombent malades quand leurs conditions de culture ne sont pas respectées. Choisissez un emplacement soigneusement désherbé au préalable. Ameublissez le terrain à la fourche bêche. Enfouissez un engrais d’origine minérale contenant phosphore et potasse. Evitez ceux trop riches en azote. Installez un rhizome tous les 30 cm. La partie supérieure du rhizome doit rester apparente. Dans les terres très sableuses, enterrez un peu plus pour éviter qu’il ne se déchausse. Arrosez à la plantation, n’utilisez ni griffe ni binette pour désherber, les racines et les rhizomes craignent les chocs. Coupez les hampes florales fanées. Cela évite à la plante de se fatiguer à faire des graines. Chaque “unité” de rhizome ne fleurit qu’une fois, puis elle meurt, elle porte des bourgeons qui, après s’être développés pendant un an, fleuriront l’année suivante.


Ph.: MNC & MPV

17:30 Publié dans Dehors | Lien permanent | Commentaires (0) | |

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