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20/08/2011

Dépolluante, la belle plante?

la libre,momento,bien-être,plante dépolluanteDans quelle mesure certaines plantes ont-elles effectivement un pouvoir purificateur dans nos intérieurs plus pollués parfois que l’environnement extérieur ? Des recherches sont en cours…

Bioépuration: Laurence Dardenne


DE PLUS EN PLUS SENSIBILISÉS à la pollution extérieure, sommes-nous pour autant conscients de la mauvaise qualité de l’air que nous respirons à l’intérieur ? Là où, en l’occurrence, un Occidental urbain moyen passe, selon les saisons, de 70 à 90 % de son temps. Que ce soit dans les habitations, dans les locaux de travail, les lieux publics de passage ou de loisirs… Que nous soyons conscients de la pollution intérieure, rien n’est moins sûr.

Et cependant, ils sont nombreux et bien présents, les polluants : composés organiques volatils, tels les solvants évaporés de parfums, colles, peintures, encres d’imprimerie… et autres solvants dégazant des matériels informatiques et électroménagers; les particules, micro ou nano, gaz et vapeurs issus de combustions (installations de chauffage) et de la cuisson; les particules ou fibres respirables en suspension dans l’air provenant de matériaux ou de revêtements contenant de l’amiante, du plomb, de la laine de roche… Puis, il y a aussi les micro-organismes (bactéries, virus, moisissures…), la fumée de cigarettes, les allergènes biologiques (poussières, pollens, excréments d’acariens, insecticides, produits d’entretien…), la pollution des champs électromagnétiques induite par nos appareils électriques. Sans oublier la première source, à savoir la pollution extérieure qui s’immisce à l’intérieur…

Le cocktail auquel nous sommes quotidiennement exposés est composé de produits variés. Il fait que l’air intérieur se révélerait fréquemment plus pollué que l’air extérieur.

Dès lors, et pour autant que l’air du dehors s’avère effectivement plus pur que celui du dedans, aérer devrait, déjà, permettre de mieux respirer.

Et si l’on purifiait l’air avec des plantes dépolluantes ? C’est, en effet, une solution prônée par certains, convaincus que les plantes constituent une alternative intéressante pour absorber les polluants.

Ainsi, l’association française Plant’Airpur, fondée en 2000, regroupant des professionnels de la filière horticole, des paysagistes et des architectes d’intérieur, s’est-elle associée à des chercheurs pour déboucher sur un programme baptisé Phyt’air. En cours de développement depuis 2001, il se définit comme “un programme français de recherche portant sur la faisabilité de l’épuration de l’air à l’intérieur des bâtiments par des plantes, et étudiant leur capacité de bioindication de la qualité de l’air intérieur”. En d’autres mots, son double objectif consiste tout simplement à surveiller et épurer l’air intérieur grâce à des plantes vertes, dans la perspective de constituer un système simple de biosurveillance et de bioépuration de l’air.

Le programme se déroule donc en plusieurs phases, allant de la compréhension des mécanismes biologiques qui entrent en jeu dans ce processus d’épuration de l’air par les plantes, au “calcul du dimensionnement des procédés”, à savoir la surface foliaire (NdlR : qui se rapporte aux feuilles) nécessaire selon le volume de la pièce, la teneur en polluants ou encore la nature de ceux-ci.

Parmi les diverses expériences d’ores et déjà menées dans le cadre de ce programme, des tests ont confirmé, en 2007, le pouvoir purificateur de certaines espèces et ont montré que la configuration plantes avec sol, racines et micro-organismes s’avérait la plus efficace pour dépolluer l’air. Si les polluants sont capturés par les feuilles, le terreau joue également un rôle capital dans la mesure où c’est à ce niveau que les polluants sont transformés en substances utilisables pour la plante.

Pour les plantes testées, en l’occurrence le Lierre du diable, la Plante araignée et le Dragonnier, le monoxyde de carbone est le polluant pour lequel les abattements des concentrations ont été les plus importants, note Phyt’air, devant le formaldéhyde suivi du benzène.

Mais des conditions – idéales et forcées – de laboratoire aux conditions réelles d’une habitation, en présence de paramètres comme la circulation de l’air ou l’influence de l’aération, on peut se poser la question de l’équivalence des capacités effectives de ces végétaux. Les résultats ne sont ici pas aussi encourageants, même si les vertus dépolluantes – variables selon les espèces et les polluants – de plusieurs plantes ont bel et bien été reconnues. Parmi les belles dépolluantes les plus douées, citons : Philodendron, Arbre de jade, Azalée de serre, Cactus du Pérou, Lierre, Plante araignée, Fleur de lune et autres Sansévière ou langue de belle-mère.


la libre,momento,bien-être,plante dépolluanteEt pourquoi pas un mur végétal dans le salon de coiffure ?

Souvent, les clientes qui viennent pour la première fois dans notre salon de coiffure touchent le feuillage et nous demandent si ce sont de vraies plantes”, sourit Kate Lefèvre. Il suffit en réalité d’y regarder d’un peu plus près pour s’apercevoir que les quelques feuilles brunâtres qui ne demandent qu’à tomber sont la preuve que les ficus, aloé véra, lierres, philodendrons et fougères – qui garnissent les deux pans de murs de part et d’autre de l’escalier – sont bel et bien réels. Si, en 2009, lorsqu’elle a ouvert à Laeken son troisième salon de coiffure “Andy&Jeff”, Kate Lefèvre a voulu ce mur végétal, “ce n’était pas uniquement pour la décoration”. “Dans un salon de coiffure où les produits de coloration, de permanente et les laques sont responsables de plus en plus de maladies professionnelles chez les coiffeurs qui y sont exposés quotidiennement, le mur végétalisé offre une solution écologique et proactive”, nous explique-t-elle. Car si les clients y passent une heure, pour les employés, c’est toute la journée qu’ils inhalent les substances chimiques libérées par les produits capillaires.

Le mur végétal a deux fonctions, poursuit la patronne, il est à la fois biofiltrant et bioclimatique. Plus les feuilles sont larges, mieux elles filtrent les particules de benzène, trichloréthylène et formaldéhyde présentes dans les produits ammoniaqués utilisés en coiffure. Elles convertissent alors ces polluants en produits organiques qui servent à nourrir les plantes, qui émettent à leur tour de la vapeur d’eau par un processus de transpiration. Ceci améliore ainsi le taux d’humidité et d’oxygène dans le salon de coiffure. De ce fait, été comme hiver, nous utilisons moins l’air conditionné”.

Par ailleurs, “grâce au volume de mélange terreux humidifié, le mur végétal joue également un rôle de climatiseur urbain et d’isolant thermique, poursuit notre interlocutrice. Munir une paroi d’un immeuble d’un mur végétalisé diminue de façon significative la consommation d’énergie et réduit l’émission des gaz à effet de serre”.

Enfin, l’aspect esthétique n’est pas en reste. Pour elle, “un mur végétal présente un réel attrait paysager et influence positivement l’humeur des gens. Il s’agit d’un véritable jardin vertical. Il offre en plus l’avantage de combattre la pollution sonore, permettant une diminution de 25 décibels des bruits ambiants”. Ce qui est appréciable quand tous les sèche-cheveux sont de la partie.

Que de bonnes raisons pour justifier cet investissement qui n’est pas négligeable, puisque l’installation, par la société Plant Design, basée à Bruxelles, de ces 5 mètres carrés de verdure aura quand même représenté un coût de quelque 5 000 euros. Mais quand on aime…

Commentaires

Pour ma part j’avais 8 plantes dépolluantes dans mon ancien appartement à Nantes, je recommande fort les cactus à proximité de l’ordinateur, apparemment c’est « bénéfique » contre les ondes, bien entendu cela ne sert à rien si vous laissez votre accès wi-fi en marche!

Merci

Écrit par : Parmentier | 24/11/2011

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