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27/08/2011

Peace, love & volcano

la libre,momento,escapade,sumatra,indonésieSumatra est une destination prisée par les voyageurs avides de dépaysement. Entre mégalopole, jungle, lac et volcan, il y a de quoi se déconnecter complètement du train-train quotidien.

Exploration: Caroline Grimberghs


TRAVAILLER, C’EST BIEN. VOYAGER, c’est mieux. Après quelques semaines de boulot “acharné”, trois jeunes filles dans le vent décident de se reposer le plus loin possible de leur quotidien. Résultat : une envolée Bruxelles-Medan en quelque 24h d’avions en série. Après avoir visité les aéroports de Zaventem, Istanbul et Kuala Lumpur, les McDo, Mango, DéliFrance sont les derniers vestiges de la culture occidentale que nous retrouverons trois semaines plus tard. Nous atteignons, enfin, l’Indonésie.

Medan, digne des mégalopoles asiatiques, est une ville dont la plus grande particularité pour les bobos voyageuses que nous sommes est l’absence de… trottoirs. Entre les mobylettes, les bemo et les taxis, les rares piétons, tous touristes, essayent de se frayer un chemin pour visiter les quelques “trucs” à voir, de la Mosquée Royale au Palais de la lune de Mai. Mais vite, quittons cette ambiance surchauffée pour s’aventurer plus profondément dans la plus vaste île de l’archipel indonésien. Direction la jungle.

Bukit Lawang, nichée des deux côtés du fleuve, abrite plus d’hôtels que de citoyens. Haut lieu du tourisme indonésien, les pensions en tous genres accueillent le touriste quel que soit son budget. De toute façon, les nuits seront passées sous bivouac, entre les cris des macaques et les glissements visqueux des iguanes. Après des heures de marche pleines de découvertes “nature”, les guides accrédités du Parc national Bukit Lawang s’assurent de faire passer une bonne soirée à leurs hôtes. L’idéal pour s’assurer un dépaysement garanti et des souvenirs impérissables ? Une bonne drache bien belge, assaisonnée de la dose d’exotisme indispensable pour être heureux de se retrouver sous la pluie : un bivouac peu étanche, l’absence de commodités, un repas servi sous un autre bivouac nécessitant une course effrénée d’un lieu à l’autre. Les orangs-outans sont partout. En semi-liberté, ils se laissent approcher et observer dans le respect de leur environnement naturel. Retour à la réalité après 48h de marche à travers les lianes et la verdure étouffante de la jungle.

Direction le Sud et le lac Toba, haut lieu de villégiature des hippies en recherche d’exotisme. Les champignons hallucinogènes sont distribués comme des bonbons à qui veut tenter l’expérience dans l’un des panoramas les plus “sublimissimes” du monde. Des paysages proches de ceux découverts, à bicyclette, par Julia Roberts dans “Eat, pray & love” : la petite reine est d’ailleurs vivement conseillée pour découvrir les lieux reculés de l’île de Samosir, au centre du plus grand lac volcanique du monde. Endroit rêvé pour oublier les tracas du quotidien, les églises et les mosquées y cohabitent dans un paysage de fleurs aux couleurs flamboyantes et de rizières à perte de vue. Les “hot springs” qui parsèment l’île n’ont plus le naturel d’antan et sont désormais accessibles via des piscines naturelles mais payantes, qui gardent comme avantage non négligeable de faire se rencontrer les touristes en recherche de nouvelles expériences et les Indonésiens qui viennent s’y baigner et s’y laver. L’occasion, entre femmes, de se découvrir et d’échanger sur nos habitudes respectives.

Avant de s’arracher à ce lieu zen et tranquille, il est possible de traverser l’île de part en part, en escaladant le plateau à partir de Pangururan pour en redescendre 24h plus tard à Tuk-Tuk. Marcher le nez au vent reste la meilleure façon de visiter les paysages vallonnés de Sumatra.

Terre volcanique par excellence, l’Indonésie se trouve être l’une des premières victimes mondiales des tsunamis et séismes. Certains volcans en activité se rappellent régulièrement au bon souvenir des villages voisins. Une expérience unique est de partir à l’assaut de l’un de ces blocs de magma, régulièrement en ébullition. Pour les débutants, rendez-vous fut pris au pied du Sinabung, dont le dernier réveil date d’août 2010. 2 460 mètres à escalader : un effort physique qui accroît encore le plaisir de se retrouver au sommet et de vivre un sentiment d’immensité rarement égalé.

Après trois semaines de crapahutage, retour par Kuala Lumpur, premier contact violent avec l’Occident qui nous attend de l’autre côté. Après une dernière escale à Istanbul, on finira presque par bénir les heures de vol qui séparent le paradis indonésien de notre plat pays. Une phase de reconnexion indispensable après pareil dépaysement.

Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es…
On aurait beau vouloir assurer que notre estomac de baroudeuse est désormais habitué aux excentricités des lointaines contrées, quelle ne fut pas notre surprise de voir arriver sur la table en bois salvatrice du lieu-dit “chez Jenny”, après plus de 10 heures de marche, un cake recouvert de… fromage râpé ! Les pâtisseries indonésiennes ont cette particularité de parsemer les donuts, muffins et autres sucreries de fromage râpé, comme s’il s’agissait de chocolat fondu, confiture ou fruits confits. La subtilité culinaire va même plus loin, puisque ce fromage peut lui-même être mélangé avec ces autres “topping” afin de vous garantir, pour le petit-déjeuner, le ravissement des papilles au moment de mordre avec avidité dans un donut “chocolate/cheese”.


Ph.: C.Grimberghs

 

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