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03/09/2011

Une dimension internationale

la libre,momento,autoportrait,jean-pierre debroux,rotary,bruxellesDepuis 2010 et jusque 2012, Jean-Pierre Debroux est le président du Rotary Club de Bruxelles.


JEAN-PIERRE DEBROUX EN 6 DATES

6 mai 1951 : naissance à Liège. Je n’ai vécu que cinq années dans cette ville principautaire. A Tilleur, Sclessin, Seraing, au milieu de la sidérurgie et à la lumière des hauts fourneaux. Assez pour être fier d’être de “Lidge” et pouvoir crier: “Vive le Standard!”.

30 juin 1960 : retour précipité du Congo. Exode non préparé qui aura duré un mois. Aîné de cinq enfants. Laissant tout sur place : mon train électrique, mes “Tintin”, mais surtout mes rêves d’enfant.

11 mai 1974 : un diplôme d’ingénieur commercial et de gestion (UCL) en poche, mais n’ayant pas encore accompli mon service militaire (!), j’épouse Marie-Chantal L. Nous allons tous les deux, un peu par hasard, devenir des spécialistes du chiffre (expert comptable pour moi – réviseur d’entreprises pour elle). Cela nous donnera une chance extraordinaire : celle de pouvoir rencontrer, très jeunes, le monde associatif en étant bénévoles et, aussi, utiles, de par nos connaissances.

1976 – 1978- 1981 – 1985 : quatre années inoubliables ! Quatre naissances : Nathalie – Sandrine – Tatienne – Eric. L’esprit de famille ! Aujourd’hui, nous sommes 15 à table avec nos 6 petits-enfants. Et ce n’est pas fini !

1985 : reconnaissance du titre d’expert comptable. J’attache aussi beaucoup d’importance à ma vie professionnelle. J’ai la chance d’exercer une profession qui m’amène à rencontrer, être proche et parfois confident d’hommes et de femmes, jeunes et moins jeunes, et les aider à prendre les meilleures décisions possibles dans leur entreprise.

Mars 1996 : entrée au Rotary Club de Bruxelles. Mon beau-frère me le propose et me parraine. Après réflexion, avec une bonne dose de curiosité et une pincée de fierté, je dis oui. Ce choix va confirmer les valeurs auxquelles je crois et insuffler un souffle nouveau aux engagements qui y sont liés. J’assume aujourd’hui, bien volontiers, la présidence du club que mes amis m’ont confiée (juillet 2010 à juin 2012).


UN EVENEMENT DE MA VIE

Je pourrais citer plusieurs événements qui ont été déterminants dans ma vie, mais être membre depuis 15 ans du Rotary Club de Bruxelles, et en être le président actuellement, est indubitablement un événement marquant aujourd’hui.
Le Rotary est une organisation internationale qui compte plus de 1 200 000 membres dans 33 000 clubs répartis sur 170 pays. Il a pour objectif de cultiver l’idéal de servir en rassemblant des hommes et des femmes de professions différentes. Les membres d’un club Rotary se réunissent une fois par semaine. L’objectif est d’apprendre à se connaître, s’apprécier, créer des liens de solidarité et pourquoi pas d’amitié.
Une partie importante de notre activité est centrée sur la jeunesse : octroi de bourses d’études, échanges de jeunes… Pour réaliser ces objectifs, nous nous réunissons une fois par mois en commission. Le club de Bruxelles compte 145 membres, ce qui nous permet d’agir dans plusieurs domaines. Il y a les commissions jeunesse, qualité de la vie, musique, arts, internationale, économique…
Nos actions sont diversifiées et permettent à chaque membre de s’investir dans son domaine et ses centres d’intérêts : Nativitas, le Silex, ATD, travail sur le décrochage scolaire, musique racontée aux enfants, concerts dans les hôpitaux, concours d’affiche sur un thème citoyen, aide pour un dispensaire au Rwanda, au Burundi…
En tant que président, je suis le témoin privilégié et émerveillé de tout ce qui se fait.
Nos objectifs pour les années à venir vont dans le sens de la diversification encore plus grande et le rajeunissement de nos membres.
Je terminerai en mettant l’accent sur un sujet important pour moi : le Rotary a toujours encouragé ses membres à faire preuve de beaucoup d’éthique et de probité dans leur vie professionnelle et entre eux.


UNE DATE

LE 21 juillet 1969
Qui de ma génération, un peu plus jeune ou moins jeune, ne se rappelle pas ce qu’il faisait en cette nuit du 21 juillet 1969 vers 4h du matin : “On a marché sur la Lune !” Tintin sur la Lune, ce n’était plus de la science-fiction.
J’avais 18 ans, je faisais une balade à vélo en Bretagne avec des amis, mais nous n’aurions manqué pour rien au monde cette nuit blanche devant un poste de télévision. Quand l’imaginaire et la réalité se rencontrent !
Un petit pas pour l’homme, mais un bond de géant pour l’humanité.
Si nous osions, chacun, faire un petit pas vers l’inconnu, peut-être que nous ferions, ensemble, un bond de géant…


TROIS FILMS

“La Vita è bella – La vie est belle”, de Roberto Benigni (1997)
Une fable, une grande œuvre cinématographique qui m’a fait rire et pleurer. L’amour entre un homme et une femme, et surtout l’amour d’un père pour son fils dans un contexte historique terrifiant. Une philosophie de vie ?

“Le huitième jour”, de Jaco Van Dormael (1996)
Deux êtres que tout oppose vont devenir inséparables. Une œuvre sensible et juste. Une prise de conscience de la déficience intellectuelle, mais aussi de la richesse et de la profondeur des personnes avec un handicap.
Une ode à l’amitié entre deux personnes, avec tout ce que cela a comme exigence. Une découverte des vraies valeurs : bonheur, émerveillement, générosité.

“Des hommes et des dieux”, de Xavier Beauvois (2010)
Un film sobre, délicat, traitant avec beaucoup de sensibilité et d’authenticité les questions de la vie, de la mort, de la liberté, de la communauté, et des relations interreligieuses. Un film qui soulève plusieurs questions éthiques.


TROIS LIEUX

Bruxelles
Le week-end, et principalement le dimanche matin : brocantes, jogging, balade à vélo, dimanche sans voiture…

Blier (hameau de la commune d’Erezée)
Jeune, j’ai passé dans les Ardennes toutes mes vacances dans la “fermette” familiale : balade en forêt, pêche dans la rivière, construction de cabanes, cueillette des myrtilles…

Wissant
Découverte, il y a dix ans, de la Côte d’Opale. Coup de foudre pour cette région encore préservée entre le Cap Blanc-Nez et le Cap Gris-Nez. La campagne qui descend vers la mer. L’Angleterre qui apparaît par beau temps…


TROIS PASSIONS

L'enseignement
La chance de pouvoir donner quelques cours :
– rester en contact avec la jeunesse et parfois se faire bousculer;
– maîtriser le savoir qui est transmis et savoir se mettre en question.

Le vélo
C’est bon pour la santé, cela ne pollue pas et, surtout, c’est la façon la plus complète pour découvrir une région : châteaux de la Loire, le Marais Poitevin, le Mont-Saint-Michel, le Danube de Vienne à Budapest, le Canal du Midi, le Connemara en Irlande…

Un barbecue
La meilleure façon de faire la fête avec des amis, en famille…


UNE PHRASE

“Toute personne est une histoire sacrée.”
Jean Vanier – Fondateur des Communautés de l’Arche (*)
Mon épouse et moi-même, nous avons rencontré, il y a plus de 40 ans, des personnes jeunes et adultes ayant un handicap mental. La rencontre avec une personne handicapée mentale nous oblige à mener une réflexion sur les questions éthiques et morales, sur la vie, la mort, la souffrance, le rejet de l’autre, sur les chemins de guérison. La personne avec un handicap mental fait fi des différences de race, de culture, de philosophie, de richesse.
En nous faisant découvrir que chaque personne, la plus démunie soit-elle, la plus pauvre, la plus dépendante, la plus handicapée, était unique et avait quelque chose d’unique à nous apporter, Jean Vanier nous rappelle que toute personne est une histoire sacrée.
(*) L’Arche est une association qui propose à des personnes qui ont un handicap mental de vivre en foyer.


Ph.: Alexis Haulot

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