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10/09/2011

Dans mon bio panier, j'ai mis...

la libre,momento,tendances,mode éthiqueLa semaine de la mode éthique se tenait, ce week-end, à Paris. L’occasion, à travers la présentation de marques engagées, de poser un regard sur le marché de cette mode qui réfléchit à son dessein, et qui donne le choix aux gens qui aiment s’habiller. Le choix d’une démarche, et au final, le choix d’un produit signifiant.

Aurore Vaucelle, envoyée spéciale à Paris


Comment s'y retrouver?

N’est pas éthique qui le prétend seulement, il faut montrer patte blanche pour entrer dans ce monde, et l’on comprend cette nécessité puisque l’idée est bien de mettre le consommateur en confiance, lui proposer de mieux maîtriser, ou en tout cas, comprendre le système d’achat auquel il participe au bout de la chaîne de production. Voici quelques jalons qui désignent la manière dont un vêtement ou un accessoire peut être éthique.

Le bio, un bon début
Utiliser du coton bio n’est pas une mauvaise idée, même si pour l’instant c’est l’argument vendeur par excellence. Tout le monde s’y met, de C & A à H & M. Ne tombons pas dans le travers d’un mode de consommation entièrement peint en vert. Faire du coton bio (sans pesticides par exemple) n’exempte pas le fait que, pour cultiver du coton, il faut beaucoup d’eau. La réflexion doit aussi se mener au niveau de la quantité consommée.

Matières naturelles, l'évidence
La laine, la soie sont des solutions idéales, une manière de revenir aux sources de la production vestimentaire. Le filon a son succès, souvent en collaboration avec des producteurs de matière première dans les pays du Sud.

Une mode équitable
La notion d’équitable passe par une labellisation. Le label GOTS (Global Organic Textile Standard), par exemple, assure du respect des normes bio pour les matières premières, mais aussi du respect des lois sociales concernant les travailleurs. L’équitable peut prendre la forme d’une collaboration commerciale entre le Nord et le Sud fondée sur le dialogue et le respect dans les échanges – ce que défend le label Max Havelaar.

Le savoir-faire
L’artisan – et ses compétences qui avaient été oubliées au plus fort de la vague de délocalisation –reprend ses quartiers dans la production textile et mode. Il est même intégré à la démarche marketing du produit – comme une valeur ajoutée – une reconnaissance des qualités du travailleur qui est rare dans ce domaine de consommation particulièrement fébrile qu’est la mode.

Redonner vie
Le recyclage a le vent en poupe, consommons moins ou consommons sous une forme différente. Les rabat-joie diront qu’il s’agit toujours de conso, les autres auront assez d’imagination pour transformer un objet.

Une mode engagée
Plusieurs griffes développent, en parallèle de leur production, un projet solidaire. Avec les Jojo Shoes, on creuse un puits en Afrique, avec Faguo, on plante un arbre. Attention bien sûr à l’effet marketing d’une telle démarche. Le greenwashing rôde, et le développement durable semble pour certains un argument de vente imparable. Les démarches associées à la formation et à la réinsertion sociale semblent parfois plus proches d’une réalité tangible.

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