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05/11/2011

L'appel de Londres

La Libre, Momento, Tendances, shopping, LondresLondres est à nous – et non les petites Anglaises, message à ceux qui souhaiteraient profiter de la situation. La capitale au bout du tunnel sous la Manche a, précisément, plus d’un tour dans sa manche. Comment shopper avec entrain sans perdre son sang-froid ? Mode d’emploi.

Immersion intensive: Aurore Vaucelle, à Londres


NE CACHONS PAS LA VÉRITÉ à ceux qui l’ignoraient encore. Londres est une ville des plus stimulantes pour le touriste en goguette. Il ne saura plus où donner de la tête. Ville remuante, d’abord. A ce sujet, courons voir une comédie musicale en compagnie des Londoniens qui s’esclaffent, se tapent sur les cuisses et frappent dans leurs mains en reprenant les refrains des chansons à tue-tête.
Vivante aussi : profitons de l’ambiance d’un pub lors d’un match de football télévisé. Captivante, aussi, c’est le mot : baladons-nous pour le plaisir dans un bus rouge pour goûter à l’agitation de la ville ou regardons la BBC à l’heure des reality shows déglingués, des docus animaliers et des reportages au ton sérieux sur la nature ou les antiquités. Envoûtante, enfin, lorsqu’on circule, d’un pas révérencieux, dans les couloirs du palais d’Asurbanipal II, roi d’Assyrie, dont l’auguste palais antique fut en partie réédifié dans les murs du British Museum.
Une ville aussi brillante ne peut manquer de piquer aux yeux, tant il y a de choses à voir. Alors, imaginez une seconde que vous ayez, en sus de tout cela, une petite tendance à traîner dans les boutiques des capitales qui vous entourent pour dégoter quelques trésors. Imaginez que vous aimez les belles choses, et que vous ne reniez pas les bonnes choses… Alors, à Londres, vous serez définitivement perdus. En tout cas détroussés… Grands magasins aux moquettes à l’effet rembourré, boutiques rigolotes, magasins parés du chic londonien, grandes enseignes au style british assumé, boutiques à fripes vintage et pop en diable, tout se côtoie sur un territoire extrêmement restreint. Bref, pas besoin de traverser Londres en tous sens pour trouver à ravir ses sens. Jugez plutôt le “tour” que l’on propose, de Bloomsburry à Covent Garden, de quoi épuiser vos souliers et vos convoitises sur quelques petits yards au carré…


La Libre, Momento, Tendances, shopping, LondresDesign, déco, dépenses prévisibles

Si, par hasard, l’un de vos proches était en quête d’une valise à roulettes petite et pratique, peut-être… ne sera-t-il pas directement concerné par les modèles amusants, en forme d’animaux, que l’on trouve chez Satchel & Co, dans Museum Street – à deux pas du British Museum –, mais peut-être cédera-t-il à l’achat compulsif devant ce trolley pingouin qui attendrit. Pour ceux qui aiment les musées, surtout pour leurs boutiques, depuis Museum Street, on se paye le luxe d’entrer dans le British Museum, saluer la pierre de Rosette, puis se dandiner jusqu’au très sérieux Museum Shop où les livres d’art côtoient un canard de bain affublé d’une coiffe royale de pharaon. Les produits du musée – trousse IPad (18 £), carnets, stylos souvenirs… – ont été relookés, et peuvent faire l’objet d’un cadeau pas du tout vieillot.

En poussant vers Hollborn, on atteint bientôt les Seven Dials qui regorgent de boutiques à bibelots. Chez Magma (Earlham Street), qui a retenu notre attention, on a flashé sur des mugs à moustache (signés Peter Ibruegger) et la “vaisselle émaillée, décorée de zozios”. (La tasse Rob Ryan à 10 £ env.)

Chez Kidrobot, sur le trottoir d’en face, on rentre dans le monde des Lilliputiens. Des figurines ultramini, ultraflashy ont pris position dans les vitrines, en nombre incalculable. Gare à vous, s’il vous prend d’ouvrir la boîte, elles pourraient foncer comme un seul homme dans votre sac à main, s’attacher à votre trousseau de clefs ou au titre de votre rubrique. (Figurine Kidrobot, 2 à 3 £).


La Libre, Momento, Tendances, shopping, LondresMode à l'anglaise, autrement dit British Fashion

Profitez d’être sur cette grande île pour passer la porte de quelques enseignes fameuses. Ted Baker (sur Regent Street) demeure un must de la mode à l’anglaise qui mixe avec génie pop, chic et funk. Sur Regent Street, toujours, l’immense magasin Anthropologie, mix curieux entre classe B.C.B.G. et nature – un mélange comparable aux programmes de la BBC, finalement !

Du côté des Seven Dials, on ne sait plus où donner de la tête. Chez Pineapple Dance Studio (Langley Street) et American Apparel (Neal Street), les fringues de danseurs donnent envie de faire partie de la distribution de “Fame”, tandis que le chausseur Aldo fait du très trendy pour pas cher. Attention à la qualité, même si ça vaut la peine de se pencher sur les souliers vernis et mocassins pailletés. Toujours sur Neal Street, l’enseigne Yumi propose des petites robes à mixer avec des bottes androgynes, histoire de casser le mythe de la petite fille candide. Pourquoi pas avec des Doc Martens ?

On soulignera, enfin, la marque chérie (et tristement chère) Orla Kiely, dont les étoffes font pâlir d’envie les plus ascétiques des acheteurs. Ou ceux qui ont déjà tout et n’ont plus besoin de rien. Juste à ses côtés, DavidDavid, génial concept store, fait la part belle aux motifs géométriques dans des matières nobles, laine, coton et soie. (Pull DavidDavid, 45 £).


La Libre, Momento, Tendances, shopping, LondresTendance vintage

Ceux qui aiment à fouiller pour dégoter quelques belles pièces seront à la fête. Le Vintage Showroom fera le bonheur de ceux qui recherchent des sacs de voyage d’hôtesse de l’air des 70’s ou des casquettes, façon Tintin, jeune reporter. Chez son voisin Mint Vintage, on trouvera plutôt des cardigans irlandais et des vestes de baseball authentiques.

Dans Monmouth Street, arrêt obligatoire chez Pop Boutique, où l’on peut garnir son dressing avec les tenues qui ont sans nul doute appartenu à des fans des Beatles en transe (!). Les éternels hippies y trouveront des étoles cachemire et des pattes d’eph’. Chez Tomcat Leather (Neal Street), le hippie complétera son style nature avec une besace en cuir coloré. Les inconditionnels de haute couture, quant à eux, n’économiseront pas un passage au Loft (Monmouth Street) où Diane Von Furstenberg côtoie Sonia Rykiel, à prix copains.(Sac Pop, 20 £)


Ph.: A.V. & B.F.

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