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26/11/2011

Euronews à Bruxelles

La Libre, Momento, Derrière l'écran, Euronews, bruxellesLe 14 juin, Euronews ouvrait un bureau permanent, composé d’une vingtaine de collaborateurs, sis rue de la Loi à Bruxelles. Six mois plus tard, nous faisons le point avec la rédaction. La “1e chaîne multilingue au monde” (lors de sa création) est clairement devenue un acteur majeur de l’audiovisuel européen.

Reportage: Aurélie Moreau


LE 14 JUIN DERNIER, EURONEWS – basée à Lyon – ouvrait un nouveau bureau composé d’une vingtaine de collaborateurs, sis rue de la Loi à Bruxelles. Les 600 m² accueillent non seulement les bureaux et les 11 postes de travail des journalistes mais également un studio d’enregistrement. Reportages, interviews, éditions spéciales, duplex, directs sont dorénavant facilités par la nouvelle rédaction. Le studio accueille déjà de nombreuses personnalités internationales de passage dans la capitale (c’était le but recherché). Y sont également produits certains “Close up” et “News +” de la chaîne. “Actuellement, la nouvelle équipe produit deux sujets par jour en moyenne en 11 langues. Il y a un journaliste qui réalise un sujet et lorsqu’il revient, il doit expliquer son sujet à ses collègues. Ces derniers écrivent chacun leurs commentaires dans leur langue, avec les référents culturels du pays,” souligne le rédacteur en chef adjoint Olaf Bruns

D’une part, il est question de traiter plus en profondeur les enjeux européens – en se rapprochant du processus décisionnel. “Mais nous ne traitons pas que des évènements ayant trait à l’UE puisqu’à Bruxelles, transitent des acteurs de toute sorte, issus de la vie politique mondiale.” D’autre part, l’objectif consiste également à accroître la production de sujets originaux tout en s’émancipant des banques d’images. “Cela nous permet d’amorcer le passage d’une chaîne presque exclusivement consacrée à la post-production vers une chaîne qui produit ses propres images, ses propres sujets.” La création de la rédaction bruxelloise a également permis le lancement de deux nouveaux magazines : “I Talk” (émission de débats) et “The Network” (talk-show), bien qu‘ils soient enregistrés au Parlement pour des raisons techniques, avec deux présentateurs “en chair et en os” (lors de son développement, Euronews était effectivement une des rares chaînes d’info à n’avoir aucun présentateur).

Si les objectifs ne sont pas encore atteints (lire “l’interview à trois voix”), la création du bureau bruxellois n’en demeure par moins l’aboutissement d’une stratégie éditoriale de longue haleine développée par la chaîne internationale d’info en continu il y a plusieurs années. D’autant plus que sa présence à Bruxelles s’explique également par le soutien accru et récurrent de la Commission européenne qui prévoit – en contrepartie pour Euronews – “une mission d’information européenne”.

Cette position stratégique devrait permettre à la chaîne de se démarquer davantage de ses principaux concurrents que sont BBC World News et CNN International tout en renforçant sa position de leader dans le secteur de l’audiovisuel européen. Après la multiplication des langues de diffusion (11 langues), le lancement de nouveaux programmes et la politique d’interviews de personnalités, l’ouverture du bureau s’inscrit définitivement dans les nouvelles ambitions de la chaîne.

Lancée le 1er janvier 1993 à l’initiative de l’Union européenne de radio-télévision (UER), Euronews est aujourd’hui la 1e chaîne européenne d’information. Selon la dernière étude EMS (Étude sur les Médias Européens), Euronews serait même en tête du classement des chaînes d’info internationales sur les hauts revenus en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Dans 17 pays de l’Union européenne et en Norvège, en Suisse et en Russie, elle arrive en tête des audiences quotidiennes avec 2,7 millions de téléspectateurs via le câble et le satellite et avec 3,3 millions de téléspectateurs via les fenêtres terrestres, devant CNN International, BBC World News, CNBC European, France 24 et LCI, alors que son budget ne dépasse pas les 50 millions d’euros par an. À titre de comparaison, celui de France 24 s’élève à 80 millions d’euros.

Même si à l’échelle mondiale, elle reste marginale, la distribution d’Euronews a quasiment doublé en 5 ans et la chaîne poursuit son expansion internationale, couvrant aujourd’hui les 5 continents. “Première expérience multilingue au monde lors de sa création”, elle creuse chaque année l’écart avec ces concurrents. Il y a deux semaines, Euronews posait ainsi la 1e pierre de son futur siège mondial à Lyon, le plus vaste chantier de réaménagement urbain en Europe (10 000 m²), afin d’y accueillir les 800 collaborateurs de la chaîne.


La Libre, Momento, Derrière l'écran, Euronews, bruxellesLe bilan, six mois après le lancement

Chassé-croisé de questions-réponses avec les deux rédacteurs en chef adjoints : Olaf Bruns et José-Miguel Sardo.

Six mois après l’ouverture du bureau, les objectifs éditoriaux sont-ils atteints ?
José-Miguel Sardo : C’est encore trop tôt pour le dire puisque nous avons commencé au mois de juin. Une de nos ambitions était de passer d’une phase où on suit l’agenda à une phase où on crée l’agenda. Et là, au fur et à mesure, on y arrive. Le fait d’être à Bruxelles nous a aidés à passer ce cap car nous sommes plus proches des décisions. Mais il est évident que sur le plan éditorial, le processus est en cours. D’un journaliste nous sommes passés à 11, ce qui est déjà pas mal.

Comment parvenez-vous à dépasser les clivages nationaux dans le traitement de l’actualité ?
José-Miguel Sardo : Par exemple, pour dépasser le “non” d’Angela Merkel dans le cadre des négociations économiques de la zone euro, nous avons invité ses conseillers économiques pour tenter de comprendre pourquoi les Allemands sont contre ces projets qui sont pourtant positifs. L’idée c’est aussi de comprendre les différents points de vue. Car si on arrive à comprendre la position de l’autre, cela nous permet de combattre les clichés. Cette façon de traiter l’actu nous amène à entendre le point de vue de l’autre sans jugement de valeur. Je prends souvent l’exemple des télévisions nationales où on entend des citoyens qui disent “ça, ça n’arrive qu’ici”. En fin de compte, on entend ça partout en Europe. Et c’est ça l’Europe, en définitive. Nous partageons tous les mêmes problèmes, chacun dans son coin. Croiser ces problèmes communs, ça nous amène donc à développer l’écoute et la compréhension. Souvent dans les journaux nationaux, on se perd dans des débats stériles sans perspectives car on se concentre sur les phrases assassines qui font de l’audience mais ne permettent pas vraiment de débattre des réels enjeux.

Quels sont les futurs développements stratégiques pour cette rédaction à Bruxelles ?
José-Manuel Sardo : Nous aimerions développer les réseaux sociaux. Ce sera la prochaine phase : intégrer les réseaux sociaux, les nouvelles technologies, organiser des débats en web streaming, inviter des journalistes à venir ici et à faire des débats par Twitter par exemple ou organiser de grandes conférences de presse sur des grands sujets avec un panel de journalistes ici en direct avec une caméra web. Mais les réseaux sociaux ne sont pas une fin en soi, c’est un outil ou un moyen d’impliquer les gens dans l’actualité qu’il faut que nous intégrions. Par exemple, diffuser la réunion de rédaction en streaming. Est-ce que l’on va faire ça ? Je ne sais pas, mais ça reste intéressant. C’est quelque chose que nous faisons déjà à Lyon. Mais pour l’instant, ici, on se concentre sur des choses plus concrètes. On est encore en train de s’installer ! On a aussi un blog et on veut que ce soit l’épine dorsale du projet bruxellois à terme, où on pourrait mettre plus de contenu qu’en télé, car en télé, on a toujours un temps limité.
Olaf Bruns : le Web nous ouvre à une variété beaucoup plus grande de possibilités car, avec le nombre de journalistes que nous avons à l’heure actuelle, nous pourrions produire infiniment plus. On pourrait arroser une chaîne 24h/24.


Ph.: Christophe Bortels

Commentaires

Messieurs,
Je vous écris ce message pour vous dire que des chaines d'information comme la votre sont co-responsables des actes des personnages infames comme Mohamed Merah, je m'explique: toutes vos informations sur Israël sont sans exception tendencieuses, exemple: l'intervieuw d'un anti israelien féroce comme le journaliste du journal Le Monde, votre article sur l'année 2011 comme record de colonisation, même votre façon honteuse d'expliquer la decision de la justice israelienne pour rendre des terrains aux palestiniens que vous faites passer comme un pied de nez au premier ministre!! alors que VOUS le savez bien, Israël est la seule démocratie dans une jungle d'islamiste sauvage, dont leur seul but comme d'ailleurs c'est écrit dans la charte de Hamas est la destruction de l'Etat d'Israël et VOUS les journalites peureux , qui préférent de caresser le chat dans le sens du poil, vous allez dans le meme sens , probablement une odeur affreuse de l'antisémisme est cachée derrière cela, mais que évidemment vous n'osez pas le dire directement mais préférez de l'exprimer par tous vos articles anti-israeliens!!!
Une dernière chose: vous avez deux cartes de météo mondiale, dont une ne nomme ni Israël ni aucune ville israelienne!!! evidemment ceci aussi n'est pas fait exprés, c'est du hasard n'est-ce pas???
Je vous souhaite bonne réception.
Davoud

Écrit par : Davoud | 26/03/2012

Monsieur,
Nous avons bien reçu votre commentaire, mais vous n'êtes pas sur le site d'Euronews, vous êtes sur un blog de La Libre Belgique.
Bien à vous.

Écrit par : Momento | 30/03/2012

Les commentaires sont fermés.