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03/12/2011

Dublin, ce n'est pas vraiment l'Irlande

La Libre, Momento, Escapade, Dublin, IrlandeParole d’Irlandais. Raison de plus pour s’y arrêter avant d’explorer les paysages sauvages et contrastés du reste de l’île. Séparée en deux parts distinctes par la River Liffey, la ville aligne grandes artères commerçantes et monuments civils, au nord; héritage médiéval, illustre université et belles demeures géorgiennes, au sud. Balade dans une capitale à taille humaine, berceau du nationalisme irlandais et paradoxalement marquée en ses murs par son passé britannique.

Découverte: Frédérique Masquelier


The Four Courts (1785)

L’édifice accueille aujourd’hui la Cour Suprême. Et est le témoin d’une histoire mouvementée. En 1922, par exemple, il sert de refuge aux opposants au traité de partition de l’Irlande, alors en pleine guerre civile. Ceux-ci sont assaillis, huit jours durant, par les troupes de “l’Etat libre”, armées par les Britanniques. Résultat ? Hormis la destruction de plusieurs parties du bâtiment, les Archives nationales sont bombardées et une grande partie d’entre elles, perdues à jamais.


La Libre, Momento, Escapade, Dublin, IrlandeChrist Church Cathedral (1030)

Deux cathédrales construites sensiblement à la même époque et si proches l’une de l’autre, cela ne court pas les rues. Si Saint-Patrick est catholique, Christ Church est protestante. Et un rien plus ancienne. Bien que seules deux ou trois pierres ancrées dans le jardin puissent en attester. Autre particularité, elle possède la plus longue crypte des îles Britanniques (63,4 m).


La Libre, Momento, Escapade, Dublin, IrlandeSt. Patrick’s Cathedral (1192)

A l’emplacement même où saint Patrick se convertit au catholicisme au Ve siècle, s’élève la plus grande église d’Irlande. Qui compta parmi ses doyens le grand Jonathan Swift en personne. Le masque mortuaire de l’écrivain, sa chaire mobile et divers objets personnels sont exposés dans le transept nord.


La Libre, Momento, Escapade, Dublin, IrlandeSt. Stephen’s Green Shopping Centre

Ouvrant la voie à la très commerçante Grafton Street, le shopping centre éblouit par son architecture travaillée. Sa grande structure de verre change de couleur en fonction des saisons et des événements. Irisée de rouge pour la fête de Noël, elle se pare de vert lors de la Saint-Patrick. A l’intérieur, outre les boutiques, un immense cadran – la plus grande horloge intérieure au monde – capte tous les regards.


St. Stephen’s Green (1663)

Non loin de Merrion Square, au cœur d’une autre splendide place géorgienne trône un immense jardin. Tout y est poétique. Depuis les façades de brique rouge des demeures, parfois recouvertes de lierre, jusqu’au romantique petit pont perdu entre les feuillages et aux cygnes glissant sur l’eau. Le havre de paix tout désigné pour les étudiants de Trinity College, qui y font volontiers un saut entre deux cours. Pour s’y ressourcer.


Merrion Square (1752)

Bel exemple de l’architecture géorgienne, dont les façades sobres et élégantes sont égayées par les couleurs vives des portes d’entrée, la place a compté parmi ses résidents William Butler Yeats (n°82), Oscar Wilde (n°1) et Daniel O’Connell (n°58). L’agréable jardin en son milieu accueille depuis 1997 une statue de Wilde, nonchalamment étendu sur un rocher, à la moue songeuse et ironique.


La Libre, Momento, Escapade, Dublin, IrlandeTrinity College (1592)

Fondée en 1592 par Elizabeth Ière, l’université a compté dans ses rangs quelques noms prestigieux, parmi lesquels l’homme politique et philosophe Edmund Burke ou les écrivains Jonathan Swift (“Les V oyages de Gulliver ”), Oscar Wilde et Bram Stoker (“Dracula”). En ses murs, sont conservés des manuscrits anciens, dont le célèbre “Book of Kells”. Il s’agit d’une copie du Nouveau Testament, écrite en latin et magnifiquement enluminée par les moines irlandais du monastère de Kells, au VIIe siècle.


The Spire (2003)

Cette gigantesque sculpture en forme d’aiguille se dresse de toute sa hauteur (120 m !) au beau milieu de O’Connell Street, à l’emplacement exact de la colonne au sommet de laquelle trônait une statue de l’amiral Nelson. Dont les républicains de l’IRA se débarrassent en 1966. La flèche, à l’extrémité illuminée, symbolise l’esprit entreprenant de l’Irlande. Et ne manque pas de s’attirer les railleries des Dublinois, sceptiques, qui la surnomment the erection at the intersection


la libre,momento,escapade,dublin,irlandeOrmond Quay

Du nom d’un des quartiers attenants aux deux quais qui courent de part et d’autre de la Liffey. Laquelle est enjambée par quelque 17 ponts, dont 3 sont exclusivement réservés aux piétons. Face au Millenium Bridge, Ormond Quay Lower abrite un passage étonnant et bruissant d’activités, mêlant pubs, restos et shops. Le Cafe Cagliostro est à signaler entre tous, de par son incroyable réappropriation de la fresque de la “Dernière Cène”.


Temple Bar

Sur un périmètre de 500 m de long et 300 m de large, le célèbre quartier dublinois, ancien repère des hippies, égrène pubs et centres culturels. Tandis qu’à même le pavé, des groupes de musiciens des rues se lancent, çà et là, dans des concerts improvisés, en échange d’un peu de monnaie. Autant d’échos à la musique live et tonitruante s’échappant de la trentaine de bars avoisinants. Entre passants branchés et anciennes échoppes colorées, Temple Bar ne connaît pas de répit, de jour comme de nuit.


Chester Beatty Library Galleries

Véritables cavernes d’Ali Baba, les Galleries recèlent de trésors de littérature et autres objets d’art. Lesquels ont été légués à l’Etat irlandais par sir Alfred Chester Beatty (1875-1968) à sa mort. Ce dernier, Américain d’ascendance anglaise et irlandaise, a fait fortune dans les mines africaines et a accumulé un nombre impressionnant de “souvenirs” glanés au cours de ses voyages.


la libre,momento,escapade,dublin,irlandeO’Connell Street

Souvent comparée aux Champs-Elysées parisiens, O’Connell Street surprend le visiteur. Par sa largeur, d’abord. A l’instar du O’Connell Bridge sur lequel elle débouche, plus large que long. Mais aussi par l’étonnante diversité hétéroclite qui la compose. Aux fast-foods se succèdent les grandes enseignes, comme Eason’s, les magasins de souvenirs et les supermarchés, les immeubles modernes et les édifices historiques tels que le General Post Office de même que… les statues et sculptures, sur le terre-plein central.


Ph.: Frédérique Masquelier

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