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07/01/2012

PSV contre 3DS, l'heure de la revanche?

La Libre, Momento, Pixels, consoles, Nintendo 3DS, PlayStation VitaPuissante et doublement tactile, la PlayStation Vita prendra la relève de la PlayStation Portable dans six semaines en Belgique. Le duel avec la 3DS de Nintendo approche.

Etat des lieux: Michi-Hiro Tamaï


PLUS DE SIX SEMAINES SÉPARENT à ce jour les joueurs belges de la PlayStation Vita (PSV). Pour de nombreux gamers, l’heure du dilemme approche. La nouvelle console portable de Sony, attendue ce 22 février, entrera, en effet, directement en collision avec la 3DS de Nintendo. Sortie il y a bientôt un an, la nomade de Mario a peiné au décollage, faute de titres intéressants dans sa ludothèque. Mais la console à écran 3D a repris du poil de la bête pour les fêtes de fin d’année. Notamment, grâce à une réduction de prix spectaculaire (de 250 à 170 € en août dernier) et à l’apparition de hits de fin d’année comme Super Mario 3D Land et Mario Kart 7, premiers jeux de la console à dépasser le million de copies écoulées dans le monde.

Si les blockbusters, comme Resident Evil Revelations, Kid Icarus : Uprising ou Metal Gear Solid : Snake Eater 3D, nourriront la 3DS en 2012, cette dernière aura toutefois fort à faire face à la PlayStation Vita. Sortie le mois passé au Japon et disséquée à tout-va sur le web, la PSV avance, en effet, une puissance graphique jamais vue sur un terminal mobile, y compris tablettes PC et smartphones. Les visuels y sont donc plus léchés que sur 3DS. D’autant que la 3D sans lunettes de Nintendo se montre vite inconfortable, à l’exception de quelques titres parmi lesquels Super Mario 3D Land.

Grâce à Satoru Iwata, son président, Nintendo a vulgarisé le jeu vidéo en facilitant radicalement sa prise en main via des interfaces tactiles et de mouvement. Sur la 3DS, l’ergonomie tactile initiée par la DS (sa devancière) reste inchangée, tandis que Sony surenchérit avec un écran tactile multipoint et capacitif comme sur smartphone. Le géant japonais ajoute, en outre, une seconde surface tactile colée sur le dos de sa console. Pour, par exemple, changer la topographie d’un terrain de jeu en tapotant l’arrière du bout des doigts.

Au rayon des boutons traditionnels, l’avantage glisse également vers Sony qui opte pour deux minijoysticks contre un seul chez Nintendo. Une approche particulièrement utile pour les First Person Shooters, et qui manque à tel point sur la 3DS que Capcom accompagne (au Japon) Monster Hunter 3G du Slide Pad, stick supplémentaire venant se greffer à droite de la console. Nantie de capacités connectiques plus performantes que sur 3DS, la PSV aligne du bluetooth 2.1, un GPS et même de la 3G optionnelle pour des parties en lignes tout terrain.

Pas de disque dur intégré toutefois pour y stocker des jeux téléchargés. Côté multimédia, la déception est au rendez-vous, puisque malgré deux APN (frontal et dorsal), aucun stockage interne n’est prévu, Sony obligeant le joueur à acheter des cartes mémoire maison, probablement plus chères que les SD de la 3DS. Pleine à craquer de raffinements high-tech, lui donnant des airs de smartphone dernier cri, la PS Vita s’entoure, enfin, d’une autonomie d’environ quatre heures qui écrase celle de la 3DS de Nintendo, à la traîne avec ses 2 heures et demie. Une lacune qui sera probablement améliorée sur la nouvelle version de la 3DS…

Comme chaque nouvelle console, la PS Vita démarrera sa vie européenne dans le calme, la faute à une liste de jeux sans surprise. Certes, Uncharted Golden Abyss ou Everybody’s Golf devraient occuper quelque temps, tout comme ModNation Racers : Road Trip ou WipEout 2048. Mais, excepté le premier titre, aucune de ces adaptations de licence déjà bien établies ne suscite l’engouement. Les mois suivant sa sortie, des titres plus à même de lui forger une identité crépiteront heureusement avec Gravity Rush, Touch My Katamari, Lumines Electronic Symphony et Ninja Gaiden. Vendue 80 € et 130 € (dans sa version 3G), plus chère que la 3DS, la PSV doit donc muscler son catalogue de jeux en titres originaux. Plus essentielle que des performances graphiques, cette variable n’a de fait pas bénéficié à la PlayStation Portable. Avec, pour résultat, un déclin prématuré et une défaite face à la DS de Nintendo.


Ph.: Sony

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