Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

21/01/2012

Bonne année, sous le signe du dragon!

La Libre, Momento, Papilles, Vins chinois, Dragon SealLa Chine est actuellement le pays producteur de vins qui connaît la plus forte croissance au niveau mondial, mais l’histoire vinicole du pays est ancienne. La preuve avec le Dragon Seal qui fête son 101e anniversaire.

Mise en bouteille: Baudouin Havaux


CE WEEK-END DES MILLIONS de Chinois fêteront l’an neuf, qui s’annonce de bon augure sous le signe du Dragon. Thé vert et vin de riz accompagneront le traditionnel carré de porc au miel et les raviolis cuits à la vapeur. Mais depuis plusieurs années, les bouteilles de vin trouvent leur place sur la table du réveillon. Cette tendance assez récente, à mettre en parallèle avec le fulgurant développement économique de la Chine et l’aspiration des Chinois à consommer à la mode occidentale, se traduit par la prise d’assaut des grands crus classés de Bordeaux. Cependant, la fièvre vinicole est également palpable dans les campagnes des différentes provinces chinoises où, par milliers d’hectares, des vignobles voient le jour.

La Chine est actuellement le pays producteur qui connaît la plus forte croissance au niveau mondial. Cette poussée de plantations se traduit non seulement par une augmentation des volumes de production, mais aussi par une nette amélioration de la qualité. Alors qu’en 1996 la Chine ne comptait que 160 000 ha. de vignes, elle pourrait, selon les prévisions les plus optimistes, se présenter comme le plus grand pays producteur, avec près de 1 million d’hectares plantés. On retrouve une partie du vignoble autour de Pékin, mais la plupart des nouvelles plantations se situent dans des zones climatiques plus tempérées, où la température ne descend pas sous 3°C en hiver et ne dépasse pas 26°C en été.

Cet engouement que l’on observe depuis une dizaine d’années ne doit pas occulter le fait qu’il existe également en Chine une longue tradition viticole. Il est admis que les premiers raisins chinois datent d’il y a 4 600 ans, certains écrits remontant à la dynastie Han, en 206 avant J-C. La consommation de vin a cependant rapidement cédé la place à d’autres boissons alcoolisées, notamment à base de riz. L’histoire de la viticulture moderne commence, elle, en 1892 grâce à un diplomate chinois, Zhang Bishi, qui décida de créer à Yantai un domaine viticole en important plus de 500 000 pieds de vigne d’Occident.

Par ailleurs, Dragon Seal fête cette année son 101e anniversaire. La société “Shangyi Winery”, fondée à Pekin en 1910 par des missionnaires français, a connu une histoire florissante. Reprise par l’Etat en 1949 et rebaptisée en 1956 en Bejing Winery, cette entreprise a également navigué une quinzaine d’années sous pavillon français dans les années 80, lorsque Pernod Ricard acquit 75 % des parts sociales. A cette époque, et avant de revendre ses actions pour financer l’achat de Seagram’s, Pernod Ricard, en “joint-venture” avec ses partenaires chinois, a massivement importé les techniques de viticulture et de vinification françaises. A leur arrivée, les experts viticoles français ont commencé par réaliser une étude approfondie des sols et du climat, en vue de déterminer la meilleure localisation du vignoble. Le choix s’est porté sur Huailai dans la province de Hebei, au nord-ouest de Pékin au pied de la Grande Muraille. En 1987, les premiers vins Dragon Seal étaient lancés sur le marché. Ce n’était pas par hasard, car 1988 était, selon le calendrier chinois, l’année du Dragon. Actuellement, une dizaine de variétés y sont exploitées, toutes en provenance de la France, sous l’œil attentif d’experts français et chinois.

Pionnier sur notre marché, Dragon Seal y est importé depuis plus de 20 ans par la société Bruxan. Son directeur, Frans Develter, devait être un peu fou quand, il y a 20 ans, parti en Chine pour acheter des cravates, il est revenu, se fiant à son instinct de bon commerçant, avec un container de Dragon Seal. Certes il avait bien compté plus de 2 000 restaurants chinois en Belgique, mais n’avait à cette date aucun restaurant chinois en clientèle. Un par un, il démarcha les patrons des restaurants, qui, à l’époque, n’aimaient pas et ne buvaient pas de vin car ce n’était pas dans leur culture, pour les convaincre de proposer du Dragon Seal à leur clientèle belge habituée à manger avec du vin. Aujourd’hui, plus de 500 restaurants, principalement en Wallonie et à Bruxelles, affichent son vin à la carte et ce sont près de 100 000 bouteilles de Dragon Seal qui sont consommées annuellement exclusivement par la filière des restaurants chinois. Ces vins vendus au restaurant entre 16 et 18 € se positionnent à côté des vins traditionnels de France ou d’Europe comme le meilleur rapport qualité prix.

Infos : www.dragonseal.be


DEGUSTATIONS

Dragon Seal Rosé 
Médaille d’argent au dernier Concours Mondial de Bruxelles. Un assemblage de 60 % de cabernet sauvignon, 30 % de merlot et 10 de gamay, vinifiés séparément, obtenu par la technique de saignée. Un excellent rosé de table, aux arômes de fruits rouges, fraise et framboise. La bouche est à la fois souple et gourmande. Un choix idéal sur une cuisine aigre-douce ou légèrement épicée.

Dragon Seal cabernet sauvignon
D’intensité moyenne, fruité, équilibré, c’est un vin souple qui s’adapte à toute circonstance.

Dragon Seal Huailai Réserve 2009
Une cuvée exclusive qui représente le top de la gamme. Elle est issue de cabernet sauvignon vieilli 12 à 18 mois en fût de chêne. Concentré, le nez navigue entre le cassis, le poivre et la vanille. En bouche, le bois fondu se marie à une explosion de fruits mûrs. Au prix où il est habituellement vendu dans les restaurants chinois, 25 €, il ne faut pas hésiter à se faire plaisir.

Les commentaires sont fermés.