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25/02/2012

RTL-TVI au Sulawesi

La Libre, Momento, Derrière l'écran, Pekin express, rtl-tvi, sulawesiDès ce dimanche, en prime time à 20 h 20, RTL-TVI se lance dans l’aventure “Pekin Express”. Six animateurs du giron RTL participent à la compétition au bénéfice d’associations belges.

Aurélie Moreau


CE DIMANCHE ET DIMANCHE PROCHAIN, en prime time, six animateurs du giron RTL participeront à l’aventure "Pekin Express : la route des volcans". En trois équipes de deux, Stéphane Pauwels et Jean-Denis Lejeune, Maria Del Rio et Fanny Jandrain, Jacques Van den Biggelaar et Thomas Van Hamme tenteront de remporter 10 000 € pour leurs associations (respectivement Objectif Ô, Plan Belgique et la ferme Nos Pilifs). L’aventure sera menée par Michel De Maegd (présentateur du JT de 19 h) dans le rôle “du maître du jeu”.

Reste que, belge, française ou espagnole, la dynamique de jeu est la même : participer à une course à l’élimination, en couple lambda (frères, sœurs, enfants, parents, etc.), à travers un continent avec un euro par jour et par personne en poche. A chacun de mobiliser divers “trucs et astuces” pour utiliser gracieusement les transports, manger et dormir chez l’habitant.

Sur RTL-TVI, la recette est toutefois un chouïa différente. La version originale créée en 2003 – et qui entame sa septième saison sur M6 et Plug RTL – s’essoufflant quelque peu, la société de production détentrice du format de téléréalité (Kanakna) lançait il y a deux ans une version “duos de choc”, où des vedettes du petit écran jouent au bénéfice d’associations. L’année dernière, l’animatrice et ex-miss Belgique Sandrine Corman avait d’ailleurs participé à cette version en France avec un animateur de M6, Stéphane Plaza.

Mieux, pour les chaînes et les marchés nationaux modestes, Kanakna va plus loin et crée un format court de cette version “duos de choc”, en deux émissions. Cette dernière mouture aurait déjà été vendue et diffusée sur de nombreuses chaînes du Vieux Continent : en Espagne, au Portugal, au Danemark, etc.

En collaboration avec la société de production belge, les équipes de RTL se sont donc rendues au Sulawesi, une île d’Indonésie située à 300 kilomètres à l’est de Bornéo, en immersion dans la culture Minahasa (“le peuple souriant”). Aux derniers jours de la saison des pluies, au fond des mines, au pied des volcans, “ils ont gravi les sommets pour gagner des amulettes (formalisées par des médailles), auxquelles correspond une somme prédestinée pour leur association”, indique le directeur des programmes de TVI Stéphane Rosenblatt.

Six épreuves – telles que cuisiner de la chauve-souris braisée chez l’habitant (condiment très apprécié dans l’alimentation Minahasa), cueillir des carottes au pied des volcans, etc. – ont finalement élu le couple gagnant au terme de trois jours de tournage “intenses” fin novembre 2011.


MICHEL DE MAEGD OFFICIERA COMME MAITRE DU JEU

En 2009, dans le cadre du projet “Earth Challenge”, vous avez parcouru 27 000 km de Sydney à Bruxelles en ULM. “Pékin Express” fut une partie de plaisir, non ?
Pas vraiment car ce fut intense. Je réalisais exactement le même trajet que les candidats. Je suis même arrivé un jour plus tôt pour tout préparer, avec le même décalage horaire et 40 heures de trajet. Et quand je déclenche la balise, nous préparons la journée du lendemain. La première nuit, les équipes de production de RTL qui accompagnaient Kanakna n’ont pas dormi. Moi, j’ai dormi 2 heures. On dormait maximum 3 heures. Certaines épreuves nécessitaient des balances pour peser des carottes dans un champ au pied d’un volcan et donc il y a toute une dynamique à mettre en place pour filmer car il n’y a pas de deuxième prise possible. Tout est en temps réel avec une grosse production d’une quinzaine de caméras. L’équipe Kanakna déchiffre le terrain depuis plusieurs mois. Je sais même qu’ils sont partis directement après la fin du tournage aux Philippines, pour le tournage d’une production française. Et quand on attend les équipes au sommet d’un volcan et bien, forcément, on l’a aussi gravi.

Pourquoi le divertissement ? Seriez-vous lassé de vos douze années de JT ?
Pas du tout. En réalité, je n’étais pas demandeur car je n’étais pas au courant. C’est Stéphane Rosenblatt (directeur des programmes, NdlR) qui m’a sollicité. En raison du profil “Earth Challenge” ? Ou de mon profil “voyageur et aventurier” ? Est-ce la maquette d’une émission que j’ai remise et que j’avais tournée en Polynésie française en 1998 et qui avait été très appréciée ? Je ne sais pas… C’est vrai qu’à l’interne, j’avais fait circuler le message que je serais preneur d’une émission de ce type. Mais je suis toujours aussi passionné par mon métier de journaliste. Il n’y a pas de lassitude. Simplement, c’est une opportunité, une sorte de récréation dans ma vie de journaliste.

Est-ce une façon de tester vos talents d’animateur pour d’autres projets ?
Je n’en sais rien mais je ne le pense pas.

L’accepteriez-vous ?
Je ne laisserai pas tomber la présentation du journal – si c’est la question – car j’y prends énormément de plaisir. Mais s’il faut refaire un “Pékin Express” 2, 3 ou 4, je suis partant parce que j’aime ce concept. Mais je n’aime pas tous les concepts. On m’a demandé, par exemple, si je ferais “Top Chef” et j’ai dit non. Ça ne correspond pas à mes sensibilités, à ce que j’aime. Ici, c’était centré sur l’aventure et la rencontre avec les gens du bout du monde. Il y a un côté ludique et sympa et je ne trouve pas que ça affecte ma crédibilité. Je pense qu’on peut être sérieux dans son boulot et, en même temps, explorer toutes les facettes de l’audiovisuel.

En quoi cette version sera-t-elle différente des autres versions “Duos de choc” que les téléspectateurs belges ont déjà pu voir ailleurs ?
Elle est 100 % belge. C’est le lien de proximité. Ce sont les animateurs connus du public belge qui participent et ce dernier va les découvrir sous d’autres facettes, plus authentiques. Le Stéphane Pauwels qu’on a vu là, Fanny Jandrain et les autres, ce ne sont pas ceux que l’on voit à la télé, dans un rôle de composition. Ici, on les a mis à nu, psychologiquement et physiquement, car ils ont des looks qui ne les mettent franchement pas à leur avantage. Et les équipes de Kanakna – qui font ça depuis six ans – nous ont dit que nous avions un casting extraordinaire. La réussite d’une émission comme “Pékin Express”, tant en France qu’en Espagne ou ailleurs, c’est le casting. Il faut que les participants acceptent un moment donné de s’oublier pour se faire filmer en permanence jusque dans leur lit, au petit matin comme au soir, dans la boue, sous la pluie diluvienne et j’en passe.


Ph.: Olivier Pirard

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