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25/02/2012

Une Vita à la conquête des smartphones

La Libre, Momento, Pixels, Sony, Playstation, VitaS’entourant de gimmicks téléphoniques parmi lesquels la 3G, la nouvelle PlayStation Vita de Sony déclare la guerre au jeu vidéo sur smartphone. Explication.

Première prise en main: Michi-Hiro Tamaï


PERSONNE NE S’Y ATTENDAIT, mais la téléphonie mobile a fini par influencer le petit monde du jeu vidéo nomade. La récente déferlante “Angry Birds” en témoigne : le jeu vidéo sur smartphone et tablette grossit à vue d’œil, faisant de l’ombre aux portables vidéoludiques de Nintendo et Sony. Près d’un an après la 3DS de Nintendo, Sony riposte donc avec la Vita, une nouvelle console portable embrassant les gimmicks de connectivité et de prise en main des terminaux Android et iPhone. Parmi les symptômes les plus évidents témoignant de cet ADN croisé, sa disponibilité dans une version 3G, en partenariat avec Proximus.

En pratique, la console portable livrée avec une carte SIM Generation Pay & Surf joue donc à des parties en réseau, et télécharge des jeux, qu’elle voyage en train ou se prélasse sur la plage. Cette connectivité (1) – qui mettra certainement en péril l’autonomie exemplaire de la Vita (4 heures en moyenne) – ouvre la longue liste des traits la rapprochant d’un smartphone. La Vita célèbre ainsi la génération tactile puisqu’en plus d’un touchscreen capacitif et multipoint meilleur que sur 3DS, son dos se pare d’un large pavé réagissant à tout effleurement du doigt.

Ce fait d’arme unique dans l’univers du jeu vidéo et du high-tech est génial. Sur papier, du moins. Car dans les faits, aucun titre n’exploite pour le moment la surface arrière de la console avec talent. Tapoter le touchpad pour éjecter des ennemis ou modifier la surface d’un terrain pour déplacer une balle ne convainc ainsi guère dans “Little Deviant”, faute de précision. Zoomer avec un appareil photo ou une lunette de sniper, en glissant le doigt sur l’arrière de la console dans “Uncharted : Golden Abyss”, fait également office de gadget dispensable.

Buzzée jusqu’à l’écœurement sur iPhone et téléphones Android, la réalité augmentée compte également parmi les raffinements high-tech, amusant deux minutes, mais lassant à la longue. Rendue possible grâce à la présence d’un appareil photo et d’un gyroscope, celle-ci ne transcende, par exemple, pas un titre comme “Reality Fighters”. Loin s’en faut. Au-delà de la présence du Wi-Fi N, du bluetooth 2.1 et d’une puce GPS (permettant de savoir quels jeux sont pratiqués dans l’environnement immédiat de la console), l’interface LiveArea de l’OS de la Vita compte également parmi ses autres traits typés smartphone.

On y installe ainsi des Apps ou des jeux à télécharger en passant par l’écran tactile. Une mécanique à ce point rodée que Kaz Hirai, l’actuel président de Sony, évoquait dans une interview au magazine japonais “AV Watch” la possibilité pour ce système d’exploitation de migrer à l’avenir vers d’autres terminaux mobiles du groupe. Entendez par là des tablettes et smartphones Sony. Si la mobilophonie tactile plane sur la Vita, celle-ci garde heureusement les joueurs à cœur.

Auréolé d’un nouveau second joystick qui fait des merveilles pour déplacer la caméra dans un jeu comme “Ninja Gaiden Sigma Plus”, celle-ci livre des graphismes haut de gamme plus léchés que sur Nintendo 3DS. L’écran OLED de 13 cm de diagonale – plus grand que celui de la PSP – livre, en outre, des contrastes séduisants. Comme sur la génération précédente de portables (PSP/DS), l’écart de qualité visuelle est donc à nouveau là. Il faut dire que la brique noire de Sony tourne avec deux processeurs (graphique et central) quadruple cœur pour un rendu proche des productions PlayStation 3 comme en témoigne “Uncharted : Golden Abyss”.

Si la technique et l’ergonomie font donc preuve d’une bonne volonté évidente, l’emploi de la console au quotidien n’est pas exempt de reproches. Souvent obstrués par la position des deux mains, ses haut-parleurs livrent ainsi un rendu sonore de qualité moindre face à la 3DS de Nintendo. Côté jeux, on apprécie l’abandon de disques UMD bruyants et lents en chargement au profit de micro-cartouches ressemblant à des cartes SD. Mais l’accès à leur lecteur, protégé par une petite trappe d’accès indétectable au toucher, devra de préférence se faire sous la lumière.

Les joueurs adeptes de parties sous la couette, dans le noir, auront également du mal à trouver les touches Start et Select qui ne ressortent que très discrètement de la coque. Un détail qui, cumulé à d’autres, pourrait se montrer énervant à la longue. La navigation Web souffre ainsi de plantages récurrents et d’une incompatibilité Flash dommageable pour la lecture de certains sites. Des défauts qui, on l’espère, seront résolus via des futures mises à jour…

Infos : PlayStation Vita/249 € (Wi-Fi) et 299 € en (Wi-Fi et 3G)/http://be.playstation.com
(1) Non testée ici.

Ph.: Sony

12:30 Publié dans Pixels | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la libre, momento, pixels, sony, playstation, vita | |

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