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10/03/2012

Cocktails et bars mythiques de la Havane

La Libre, Momento, Papilles, cocktails, bar, La Havane, Cuba, Bodeguita del Medio, FloriditaErnest Hemingway disait: “Mon Mojito à la Bodeguita del Medio et mon Daiquiri à la Floridita.” Visite de ces deux lieux de pèlerinage.

En mode cubain: Baudouin Havaux


L’IMAGE DE LA HAVANE est intimement liée aux bars fréquentés par le célèbre écrivain américain, prix Nobel de littérature, Ernest Hemingway, qui les a convertis en endroits mythiques qui sont, aujourd’hui, autant de lieux de pèlerinages visités par tous bons touristes qui se respectent. Deux établissements ont été consacrés par une phrase écrite par Hemingway : “Mon Mojito à la Bodeguita del Medio et mon Daiquiri à la Floridita.”

Comme son nom le laisse deviner, la Bodeguita del Medio était initialement une petite cave située au milieu de la rue, contrairement aux autres restaurants ou bars stratégiquement situés aux croisements des rues. Il s’agit, en réalité, d’une banale taverne, comme celles que l’on rencontre dans tous les villages d’Espagne, fondée par un immigrant hongrois et transformée par un Espagnol, Angel Martinez, vers la fin des années 40 en l’actuelle “Bodeguita del Medio”. Elle a la particularité d’être la seule de ce style à exister aujourd’hui au cœur de la vieille Havane. Sur le large bar, situé en front de rue, l’équipe de barmen prépare par série des verres de Mojito aussitôt engloutis par les clients assoiffés par la chaleur humide de l’île, et oscillant au rythme des notes de l’orchestre confiné dans un coin de la salle. Vu l’affluence et l’étroitesse du local, l’accès au bar est souvent difficile, et il est donc conseillé d’emprunter l’étroit couloir sur la gauche du bar pour accéder aux salles arrière où se décline la traditionnelle cuisine créole.

Plus chic, mais pas moins touristique, la Floridita, qui se prépare à fêter, en 2017, son bicentenaire, se situe au coin de la rue Obispo et Monserrate. Il suffit d’ouvrir la porte de la Floridita pour s’imprégner de l’atmosphère des années 30, et constater que le bar n’a rien perdu de sa splendeur et du raffinement propre au style Régence. Hemingway – qui, à l’époque, y rédigea le manuscrit de “Pour qui sonne le glas ?” – y a été immortalisé, accoudé au coin du bar. Egalement connu comme le berceau du Daiquiri, la Floridita, récompensée par de nombreux titres gastronomiques internationaux, est également reconnue pour l’excellence de ses poissons et fruits de mer servis dans la salle du restaurant.

Le bar, moins touristique, quoique tout autant historique, où l’on peut, dans une ambiance des années 50, savourer l’un des meilleurs Mojito de l’île, est situé dans l’aile gauche de l’imposant Hôtel National. En soirée, le barman Carlos Raphael Ortiz vous accueille dans le “salon de la historia” décoré des portraits des célébrités qui ont visité son bar. Rien ne semble avoir changé depuis l’époque où Al Capone sévissait sur la Havane à partir de son Q.G. établi au National. En retrait des autres bars plus animés de l’hôtel situés dans le resplendissant jardin qui plonge sur le Malecón, on y vient pour fumer tranquillement son Cohiba et apprécier la maîtrise de l’art du cocktail. La pièce maîtresse est sans nul doute le Mojito, dont Carlos, que ses intimes appellent “El Moro”, nous livre le secret. Dans un verre à long drink, travailler au pilon les feuilles “d’herba buena” bien fraîches (un type de menthe) et du sucre blanc. Ajouter une bonne dose de Havana Club blanc et un jus de citron pressé à la minute; ensuite, ajouter les glaçons et remuer à la cuillère. Avant de garnir le verre de feuilles “d’herba buena” et de la paille, ajouter quelques gouttes d’Angustura et une légère dose d’Havana Club Añejo de 7 ans.


Ph.: B.H.

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