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21/04/2012

Baie - diversité

La Libre, Momento, Escapade, France, Baie de SommeSeul l’inaverti s’aventure sur les terres de la Baie de Somme armé de simples souliers… Là-bas, on chausse plutôt des chaussures de marche ou des bottes en caoutchouc. Car son climat océanique lui confère un caractère humide qui en devient finalement… charmant. Un endroit prisé par la faune et les curieux qui aiment la balade.

Découverte: Fanny Leroy


DANS L’ESTUAIRE DE LA BAIE de Somme, le brouillard participe naturellement à l’atmosphère calme et mystérieuse de l’endroit. Un voile qui rend les visiteurs à l’écoute de la nature, omniprésente dans cette région du nord de la France. Quelques heures de route suffisent d’ailleurs pour partir à la découverte de la Baie de Somme, élue officiellement Grand Site de France depuis 2011. Pas étonnant que l’Hexagone ait finalement épinglé l’intérêt de l’une des plus grandes zones humides de son territoire, baignée par son fleuve appelé, logiquement, la Somme. A marée basse, la baie n’est donc qu’un archipel d’îlots sablonneux recouverts d’algues, de mousses et de joncs. Elle se compose d’ailleurs essentiellement de la slikke, soit une zone de vasières recouverte près de deux fois par jour par la mer. Le schorre, aussi nommé mollière, est, lui, uniquement recouvert lors des grandes marées.

Patient mais heureux est d’ailleurs celui qui attendra de voir la première vague tranquille submerger peu à peu les berges. Seront alors déjà partis les moutons qui paissent parfois sur ces étendues sablées presque désertes. L’herbe de ces prés-salés semble être particulièrement à leur goût, et la saveur qu’elle donne à leur chair est aussi pour plaire au palais des gourmets de passage. Grâce à cette particularité gustative, l’agneau pré-salé de Baie de Somme bénéficie d’ailleurs de sa propre appellation contrôlée.

Mais si on visite cette région du Nord français pour sa viande, on la bénit surtout pour l’étendue de son offre de poissons et de crustacés. Les promeneurs ne peuvent s’empêcher de lorgner sur les étalages des échoppes de poissonniers en train de nettoyer des coquilles Saint-Jacques fraîchement récoltées. Le plateau de fruits de mer est d’ailleurs le mets idéal lors d’une halte au milieu d’une grande balade sur les berges, même si certains préfèrent les moules de la baie, petites mais goûteuses. Il est vrai que les activités de la pêche sont ici partout présentes. Les filets verts et orange traînent encore le long des digues, et les bateaux de pêche restent échoués sur les vasières la marée basse venue. Le tableau rend l’ensemble mystérieux… tel un paysage marin abandonné où se distingue de temps à autre la tête d’un phoque.

A la moindre évocation du petit animal, les enfants sont tous à l’affût des moindres nasaux moustachus montant respirer à la surface ou se prélassant aux minces rayons de soleil. Il faut parfois être rapide pour l’apercevoir, mais surtout écouter les conseils des habitants du coin qui savent comment les repérer. Ce veau marin, comme ils l’appellent, est l’un des seuls à habiter les plages françaises.

Un territoire qu’il partage aisément avec une faune à plumes d’une richesse exceptionnelle. Un trait caractéristique qui fait de la Baie de Somme un paradis des ornithologues et amoureux des oiseaux. Ses diverses zones offrent, en effet, des conditions d’accueil particulièrement favorables aux oiseaux sédentaires et migrateurs. Des habitants d’exception qui ont poussé les autorités à transformer une partie de la région en réserve naturelle. Un bol d’air frais et de nature auquel on goûte avec plaisir pour quelques jours d’escapade.


Après la mer, le jardin
Amoureux des fleurs, des couleurs et des senteurs, une escapade en Baie de Somme doit obligatoirement s’accompagner d’un arrêt dans les jardins de Valloires, situés un peu plus au nord des populaires villes du Crotoy ou de Saint-Valéry. Dans la vallée d’Authie, ce sont près de cinq espaces verts passionnants qui s’ouvrent au public. Labellisé “Jardin remarquable”, l’endroit compte plus de 5 000 espèces de plantes et d’arbustes en ses lieux. En toile de fond, une abbaye cistercienne livre aussi un petit bout d’histoire et de culture. Et puis, puisque se balader entre les allées de verdure, ça creuse, il convient de s’arrêter au restaurant “La table du jardinier” pour goûter à une cuisine haute en goût et en couleur.


Ph.: F. Leroy

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