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12/05/2012

Samsung, vers l’infini et l’au-delà ?

La Libre, Momento, Pixels, Samsung, Galaxy SIIIAvec l’iPhone 4S en ligne de mire, Samsung présentait son Galaxy S III, à Londres, la semaine dernière. Un événement à la hauteur de ses ambitions. Explications et première prise en main.

Michi-Hiro Tamaï, envoyé spécial à Londres


SUR LE DÉCLIN, LE ROI NOKIA cède son trône à Samsung après 14 ans de règne. Strategy Analytics annonçait en effet, à la fin du mois dernier, qu’un GSM sur quatre dans le monde affichait désormais le logo du constructeur coréen. Soit quelques pour cent en plus que son concurrent finlandais qui occupe le terrain à 22,5 % et perd ainsi sa place de numéro un mondial. Loin d’être surprenant, ce sacre était déjà attendu depuis février dernier. Samsung n’avait, en effet, pas monté sa traditionnelle conférence de presse-spectacle au Mobile World Congress (MWC).
 
Egalement employée par Apple, cette manœuvre médiatique s’est donc traduite par la tenue, le 3 mai dernier, d’un événement pharaonique dédié au lancement… d’un seul smartphone. Un monothéisme surprenant, vu que les années précédentes, il déballait des nouveaux terminaux et tablettes à tour de bras. Bien plus que son nouveau Galaxy S III, pour Samsung, il s’agissait donc de faire étalage de son nouveau statut de seigneur. De prouver à Londres – dans des conditions presque similaires à celles du lancement de l’iPad 2 – qu’il était capable de mobiliser les foules pour un seul objet. Logique, puisque le coréen dépasse ou talonne de peu Apple, selon les bureaux d’analystes comme iHS, iSuppli ou IDC.
 
Au-delà de la symbolique forte de cet événement, le Galaxy S III vaut finalement plus pour ses idées logicielles intelligentes que pour ses évolutions hardware. En main, on note que la finition du terminal disponible en blanc ou en bleu paraît nettement plus haut de gamme que les plastiques un brin cheap du Galaxy SII. Avec pour slogan “Designed for human”, Samsung s’est d’ailleurs concentré sur la convivialité de son terminal (voir épinglé “We Are The Robots”).
 
Le terminal Android (Ice Cream Sandwich) joue, certes, aux porte-drapeaux techniques de la marque coréenne. Mais il ne décroche pas les mâchoires des geeks. Son processeur quatre cœurs made in Samsung se double ainsi d’un appareil photo de 8 millions de pixels capable de filmer des vidéos en HD 1080p. Epaulé d’une webcam de 2 millions de pixels, le supertéléphone déploie une connectivité au goût du jour avec du NFC (1), du bluetooth 4.0 et une connectivité web entre 3G/HSPA + ou 4G selon les pays.
 
Autant de fonctionnalités énergivores qui ne devraient pas jouer en faveur de son autonomie non divulguée, mais que l’on devine faible. Comme un aveu de faiblesse, Samsung prévoit, en effet, une large palette d’accessoires de recharge pour son S III. De l’induction (2) au dock capable de charger à la fois le téléphone et une deuxième batterie simultanément. Le seul fait marquant du Galaxy S III, rapidement évoqué au détour d’une fiche technique par Samsung, concerne en fait sa puce de géolocalisation. Au lieu des 8 à 12 satellites du système GPS américain classique, le téléphone avance une connexion passant par 14 à 20 stations orbitales. Le tout grâce à l’ajout de Glonass, écosystème satellitaire russe. Au final, comme pour l’iPhone 4S, le temps de connexion (dites le FIX) et la précision en sortent gagnants.
 
Malgré une diagonale d’écran de 12 cm (deux de plus que celle du dernier smartphone d’Apple), le Galaxy S III se frotte, une fois de plus, à l’iPhone 4S. Son affichage Super Amoled haute définition, son épaisseur quasiment identique (8,6 mm) et ses éditions de 64, 32 et 16 Go (extensibles en Micro SD) en témoignent. Cette dernière version sera d’ailleurs vendue sous nos tropiques, à la fin de ce mois, à 649 € (prix conseillé). Soit à mémoire égale, 20 € de plus que la dernière itération du téléphone d’Apple.
 
(1) Norme de transmission de données à courte portée appelée à se répandre pour du paiement électronique façon “badge de porte”. Intéressante, mais inutile pour le moment en Belgique.
(2) On “pose” le téléphone sur une surface à induction pour le recharger.
 

We Are The Robots
“Un téléphone qui voit, écoute et comprend.” Pour peu, l’ombre d’Isaac Asimov plane sur le S III. Comme ses concurrents, il se transforme doucement en robot intelligent doué du toucher (via son écran tactile), mais également de la vue. Son APN prend ainsi jusqu’à vingt photos en rafale pour, ensuite, choisir automatiquement la plus réussie d’entre elles. Mieux : le terminal intelligent reconnaît automatiquement les visages immortalisés et peut forwarder directement le cliché (via Facebook, mail, etc.) aux personnes concernées. Capable grâce au Smart Stay de détecter un visage restant face à son écran pour ne pas s’éteindre lorsqu’on lit une page web, le S III gagne également des oreilles intelligentes via le S-Voice, reconnaissance vocale (dans la lignée de Siri) qui ne parvenait toutefois pas à convaincre lors de notre premier essai en français à Londres.

 
Ph.: Samsung BE

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