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26/05/2012

Du rouge sur la toile

La Libre, Momento, Papilles, Brussels Wine Week, CinematekDu 28 mai au 3 juin prochain, Brusselicious propose la Brussels Wine Week. A cette occasion,
la Cinematek a concocté un joli programme cinéphile et œnophile à Flagey.

Mise en bouche: Hubert Heyrendt  &  Laura Centrella

EN CE DÉBUT DE PRINTEMPS ENFIN ensoleillé (ou presque…), les gourmands bruxellois vivent toujours au rythme de l’année Brusselicious. Parmi les nombreuses activités gourmandes proposées ces prochaines semaines, VisitBrussels a aussi choisi de s’intéresser au vin à travers la Brussels Wine Week. Non que l’on produise du vin à Bruxelles évidemment, mais tout simplement parce qu’il est indissociable de la bonne chère. Au menu, du 28 mai au 3 juin, un village Bordeaux au Mont des Arts, une route des cavistes et bars à vins bruxellois, des menus siglés “Brussels Wine Week” dans une série de restos de la capitale (du “Ventre Saint Gris” au “Coriandre”, en passant par le “Jaloa” ou “Le cercle des voyageurs” et “El Txoko”), mais aussi un mois de programmation spéciale sur grand écran à Flagey.
 
Les équipes de la Cinematek ont, en effet, fouillé leur catalogue pour concocter une sélection des meilleurs crus, sept films “tournés dans la photogénie des vignobles”. “Si la gastronomie a pris une place considérable dans notre art de vivre, le vin est devenu, aux yeux de beaucoup, une véritable religion. Le cinéma a souvent été partie prenante de ce culte, investissant les coteaux du Bordelais ou de la Napa Valley pour des tournages où le jus de la treille tenait un rôle essentiel. Alexander Payne, Ridley Scott, Eric Rohmer, Russell Crowe, Marion Cotillard, Nathalie Baye, Niels Arestrup… peuplent une rétrospective capiteuse qui fait la part belle aux vignobles et chais de l’Ancien et du Nouveau Mondes”, explique l’institution dans son programme.
 
Un programme qui ne pouvait s’ouvrir qu’avec le formidable Mondovino, présenté au festival de Cannes en 2004. Passionné par le monde du vin, le cinéaste Jonathan Nossiter s’y livrait à un passionnant tour du monde des vignobles pour mettre en lumière la mondialisation du vin. Sa force, ce sont les gueules qu’il rencontre au gré de ses pérégrinations. Du vieil Hubert de Montille, viticulteur à Volnay, aux familles Frescobaldi, et Antinori en Toscane, ou encore Robert Mondavi, à Napa, en Californie. Sans oublier le “flying winemaker” Michel Rolland et son ami, le pape Robert Parker, deux personnalités qui ont fortement contribué à l’uniformisation des goûts du vin. Un documentaire passionnant, conçu comme un thriller, qui pose des questions dérangeantes et rue dans les brancards. A voir et à revoir. D’autant qu’à l’issue de sa projection inaugurale, ce lundi à 16 h, les spectateurs pourront profiter d’une dégustation, histoire de joindre la théorie à la pratique.
 
 
Toujours du côté des cinéastes américains, la Cinematek proposera l’excellent Sideways (à partir du 28/5) et A Good Year (à.p.d. 29/5) . Si le second, tourné en Provence avec Marion Cotillard et Russel Crowe, n’est franchement pas le meilleur film de Ridley Scott, le premier est une pépite du cinéma indépendant signée Alexander Payne. En 2004, il emmenait Paul Giamatti et Thomas Haden Church dans un road-movie drôle et émouvant sur le temps qui passe, au milieu des vignobles de Napa Valley. Moins connu, Bottle Shock (à.p.d. 2/6) a été réalisé en 2008 par Randall Miller avec Alan Rickman et Bill Pullman. Une comédie qui s’inspire d’une célèbre dégustation à l’aveugle qui a, pour la première fois en 1976, sacré internationalement le vin californien.
 
De la Californie, on revient dans le Bordelais avec J’ai épousé une ombre de Robin Davis (à.p.d. 31/5) et l’inédit Tu seras mon fils de Gilles Legrand, coécrit avec la romancière Delphine de Vigan (à.p.d. 1/6). Réalisés en 1982 et 2011, ces deux films explorent l’aristocratie viticole bordelaise. Le premier avec Nathalie Baye, Francis Huster et Richard Bohringer. Le second avec Niels Arestrup, Lorànt Deutsch et Patrick Chesnais. Tandis qu’on reverra avec un plaisir intact le très beau Conte d’automne (à.p.d. 30/5). Un badinage élégant dans le vignoble rhodanien signé Eric Rohmer en 1997, avec Béatrice Romand et Marie Rivière.

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