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16/06/2012

A beauté raisonnable, la slow cosmétique

La Libre, Momento, Bien-être, slow cosmétiqueElle fait la part belle aux ingrédients naturels et peu transformés, prône un retour à l’essentiel. C’est une cosmétique qui se veut intelligente, écologique, pleine de bon sens et qui invite aux plaisirs simples…

Invitation: Laurence Dardenne


ON CONNAISSAIT LE SLOW FOOD, mouvement – né en Italie en réaction à la malbouffe généralisée – auquel nous avons déjà fait la part belle dans ces colonnes. Voici à présent venue la slow cosmétique ! Inscrite dans la grande tendance “slow attitude” qui prône le “vivre slow”. En d’autres mots : “Vivre plus lentement, plus harmonieusement, le plus souvent en accord avec la nature”, comme le rappelle Julien Kaibeck, auteur de “Adoptez la slow cosmétique” (1).
 
 
Soit, mais quel peut bien être le rapport entre la volonté de “vivre slow” et la cosmétique ? “Les cosmétiques que nous consommons dans notre recherche incessante de jeunesse et de beauté ne sont pas tous respectueux de la nature”, rétorque l’auteur belge enseignant l’aromathérapie et la cosmétique naturelle chez nous ainsi qu’en France. “En outre, l’industrie cosmétique nous incite à consommer toujours plus et crée de nouveaux besoins qui ne sont pas toujours essentiels. […] La slow cosmétique est une invitation à consommer la beauté différemment. Il s’agit d’un mouvement porté par les consommateurs et acteurs de la beauté naturelle en réponse aux dérives de l’industrie cosmétique conventionnelle.”
 
Et si l’on opte pour des cosmétiques certifiés bio ? “C’est un choix résolument éthique qu’il faut encourager”, admet l’esthéticien cosméticien. “Mais la slow cosmétique va plus loin en nous invitant à réfléchir à chaque achat : le produit convoité répond-il vraiment à un besoin ? Quel est son impact réel sur l’environnement ? Et sur ma peau ?”, interroge encore Julien Kaibeck, reconnaissant cependant que “la législation sur les cosmétiques est telle que, dans le monde occidental, il n’existe plus à proprement parler de ‘mauvais’ produits, chaque formule devant être validée par une autorité compétente avant sa commercialisation”.
 
Dès lors, comment et que consommer ? Pour ce convaincu, la réponse paraît évidente : elle se trouve dans la slow cosmétique qui “fait la part belle aux ingrédients naturels et peu transformés. Elle prône un retour à l’essentiel : l’utilisation d’huiles végétales, de plantes aromatiques, de minéraux et d’aliments pour une beauté plus responsable. Elle propose aussi certains gestes de beauté pour lesquels aucun produit n’est nécessaire. La gymnastique faciale est un bon exemple”.
 
 
S’il fallait donc résumer la slow cosmétique en quelques mots, on dirait que ce doit être une cosmétique intelligente qui répond de façon adéquate à des besoins réels de la peau, utilisant pour cela des ingrédients vivants et naturels qui apportent quelque chose de positif à la peau (acides gras essentiels, vitamines, antioxydants…). Une cosmétique pleine de bon sens, qui ne crée pas de nouveaux besoins et limite le nombre de produits à utiliser pour maintenir la peau belle et en bonne santé, sans pour autant promettre l’impossible, mais en nous invitant à nous recentrer et à réfléchir à chaque acte de consommation d’un produit. C’est aussi une cosmétique naturelle et écologique, formulée sans ingrédients dérivés de la chimie de synthèse ou de la pétrochimie, et sans parfum de synthèse. C’est, enfin, une cosmétique qui invite aux plaisirs simples, qui rappelle l’authenticité des végétaux et des minéraux bénéfiques pour la peau, et qui invite à entrer en contact direct avec la nature…
 
(1) “Adoptez la slow cosmétique, conseils et recettes de beauté pour consommer moins et mieux”, Julien Kaibeck, Leduc Editions, 15 €.
 
 
La Libre, Momento, Bien-être, slow cosmétiqueLa coloration, oui mais alors végétale !
 
C’est d’abord, une question d’atmosphère. D’emblée, lorsque l’on passe le pas de la porte de ce salon de coiffure et de beauté particulier, à l’angle de la rue des Chapeliers et de la rue de la Violette, à quelques pas de la Grand-Place de Bruxelles, on ressent comme une sensation d’apaisement. Est-ce la lumière tamisée ? La chaleur et l’authenticité des matières, principalement du bois et des pierres ? L’attitude des protagonistes qui œuvrent en ce lieu, appliqués mais pas agités pour autant ? Sans doute est-ce un tout.
 
C’est en tout cas l’univers de Marianne Gray, frêle petite femme de poigne. Peut-être main de fer dans un gant de velours ? Douce de prime abord, elle a néanmoins ses idées, à la fois précises et presque poétiques sur le cheveu et la beauté. Dans des envolées parfois lyriques, elle vous conte, avec sa passion, sa vision de l’art capillaire.
 
Dans ce salon bruxellois où l’on entend parler portugais, anglais ou japonais, certes on retrouve des produits classiques de qualité, mais aussi, sur la grande étagère de bois, une série de bocaux estampillés henné, brou de noix, safran, gingembre, paprika, chili, curry… Extraits de plantes et pigments naturels, ils constituent la matière première de ce qui servira aux colorations végétales, une des spécialités de ce salon où santé et respect du cheveu sont prioritaires. Comme si l’on y avait signé un pacte de non-agression du cheveu.
 
Après application du subtil mélange tout en nuances, passage sous le casque à la vapeur et séchage à la main, partiellement du moins, le résultat s’avère à la hauteur : une coloration des plus naturelles, qui s’estompe sur toute la longueur – donc sans effet racines – plus rapidement qu’une coloration chimique classique, même si elle tient, paraît-il, de mieux en mieux au fil des colorations végétales successives. Pour un résultat parfait, il faudra attendre quelques mois. Un cheveu lumineux, brillant, vigoureux, lisse, doux au toucher, certes, mais qui a toutefois un prix. En l’occurrence 50 € rien que pour la coloration végétale. Et même quand on aime, on compte parfois…
 
 
Ph.: LAIF et Photos Marianne Gray

Commentaires

Je suis réalise moi-même tous mes cosmétiques maison (crème pour le visage, shamppoing et savon). J'utilise donc souvent des huiles essentielles et je commence à lire des ouvrages sur l'aromathérapie.
Je suis donc fan de slow cosmétique (qui existe depuis longtemps en fait, mais à maintenant trouvé un jolie nom bien "marketé" :) )

PS: Parmi les 3 leaders du marché des ingrédients et des cosmétiques maison, ma préférence va au site de mycosmetik (www.mycosmetik.fr) beaucoup plus simple et plus pratique que les autres (et prix dans la moyenne)

Écrit par : Marianne fan de slow cosmétique | 17/07/2012

Le livre de Julien Kaibeck que j'ais vu la première fois à Sans chichis est vraiment ma bible ! C'est à découvrire http://www.editionsleduc.com/produit/9782848995366

Écrit par : vinciane | 19/07/2012

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