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23/06/2012

Volvo V40, symbole de renouveau

La Libre, Momento, Routes, Volvo V40“C’est le genre de voiture qu’on tombe amoureux avec”, dit son designer montréalais, Simon Lamarre. C’est vrai que la nouvelle Volvo séduit par son dynamisme très référencé. Dans les concessions mi-juillet, la voiture haut de gamme entre en concurrence frontale avec les petites de BMW, Mercedes-Benz et Audi.

Dominique Simonet, à Vérone


COMPTE TENU DES INVESTISSEMENTS engagés, le lancement d’une nouvelle automobile revêt toujours une importance industrielle et commerciale majeure. Mais il est des cas aux enjeux supérieurs, comme cette V40 que Volvo a présentée à la presse sous le sole mio. Pour l’aficionado, la gamme en V représente les breaks qui font la réputation de la marque suédoise, mais l’on sait depuis le salon de Genève, où le nouveau véhicule était dévoilé au monde, qu’il n’en est rien : la V40 est une petite berline 5 portes à l’allure dynamique.
 
Les enjeux sont doubles pour la belle V40 : remplacer, à terme, trois modèles existants, et se faire une place de choix dans le très compétitif segment C. V40 remplace d’ores et déjà les berlines S40 et break V50. D’ici un an et demi ou deux ans, la C30 disparaîtra aussi du catalogue, V40 devenant alors l’entrée de gamme. Dans tout cela, c’est le client potentiel de la V50 qui peut être le plus embarrassé par le choix entre la plus grande V60, s’il a besoin de volume, ou la V40 qui, on va le voir, ne manque pas non plus de capacité. Quant aux classifications et dénominations, qui commencent à faire un peu compliqué pour le chaland, Volvo promet de simplifier sa gamme en trois séries : 40, 60 et 90.
 
Première conclusion de René Aerts Jr., porte-parole de Volvo Belgique : “Maintenant, on est pile dans le segment C, ce que nous n’étions pas auparavant avec S40 et V50.” Ah le fameux segment C des petites berlines haut de gamme, là où tout qui n’y est pas encore se jette. Déjà présents sur le marché, BMW et Audi présentent une nouvelle version de leurs modèles à succès Série 1 et A3, tandis que Mercedes-Benz débarque en force avec une Classe A totalement différente de la précédente et affiche désormais une allure dynamique et sportive. Tout comme la nouvelle V40...
 
“Il y a une bataille gigantesque dans ce segment”, renchérit Simon Lamarre, chef du design “petites voitures” chez Volvo. Grand et sympathique comme peuvent l’être les Québécois, ce Montréalais a repris le flambeau à l’Anglais Peter Horbury, entre-temps parti chez Geely, maison-mère chinoise de Volvo. Lamarre a dessiné la C30, premier pas du constructeur suédois dans la séduction d’un public plus jeune. Déjà pour cette voiture, le designer s’était inspiré d’une Volvo mythique, le coupé P1800, célèbre auto de la série télévisée des années 60 “Le Saint” d’un autre Simon, Templar. En réalité, c’est la version break de chasse P1800ES qui a donné la forme du hayon arrière.
 
De là vient à nouveau la forme hexagonale de la vitre arrière de la nouvelle V40. La P1800 dicte aussi la courbe dans les portières arrière (voir photo). “Avoir cette ligne bien marquée tout en garantissant la forme générale de la portière n’était pas facile à réaliser en terme de tôle”, mais, une fois l’obstacle de l’acier surmonté, l’effet est garanti : la ligne joue le rôle de signature du modèle.
 
“On a essayé de raffermir le caractère Volvo dans ce jeu de lignes et de formes modernes”, explique le designer. A l’avant, la fine grille, typiquement Volvo, attire l’œil sur les extrémités latérales où deux phares “jour” horizontaux accentuent l’impression de largeur du véhicule. “On veut que cette Volvo soit reconnue de l’avant comme de l’arrière”, affirme Simon Lamarre, et, de fait, l’on retrouve les feux rouges positionnés en hauteur, de forme caractéristique. Avec les surfaces musculeuses, cela donne l’un des plus jolis derrières de voiture qui soit.
 
Ces lignes étirées latéralement donnent l’impression que la voiture colle fermement à la route. “Et maintenant, Volvo met des airbags à l’extérieur”, plaisante le Québécois. C’est le fameux coussin de protection pour piétons, qui se déploie autour du pare-brise en cas d’impact frontal (voir par ailleurs). Une première mondiale, qui a permis d’abaisser le capot avant et ensuite le toit, ce qui accentue l’allure sportive recherchée par le constructeur pour attirer une clientèle jeune.
 
Son aspect coupé n’entame en rien l’habitabilité de la voiture. Comme à l’extérieur, toutes les lignes intérieures convergent vers les côtés, accentuant l’impression de largeur. Le tableau de bord numérique affiche trois modes de conduite différents : éco, élégance et performance, avec couleurs de fond adaptées. “Les voitures d’aujourd’hui se plient à l’humeur du conducteur”, dit le designer, sourire en coin. L’intérieur combine aussi habilement rétro et modernisme : le miroir du rétroviseur central est sans cadre, comme cela se faisait dans les années soixante, tandis que que le bouton de changement de vitesses est… illuminé. “Ce n’est pas nécessaire en soi, mais c’est chouette de l’avoir”, sourit encore Simon Temp…, pardon, Lamarre.
 
Du côté pratique toujours, si la V40 n’est pas un break, elle n’en affiche pas moins un volume de coffre respectable de 335 litres aisément accessible. Astucieux, ce coffre est à double fond dans la mesure où il est recouvert d’un plancher intermédiaire qui permet de régler la surface utile en fonction des besoins de chargement. A signaler aux producteurs de films James Bond ou pour un éventuel remake du “Corniaud”… Pour reprendre les mots du Montréalais Simon Lamarre, “c’est le genre de voiture qu’on tombe en amour avec”.
 
 
La production programmée est de 27 000 V40 en 2012, avec une capacité annuelle de 90 à 100 000 unités à partir de 2013. 85 % de ces voitures sont destinées au marché européen. Les premiers modèles seront chez les concessionnaires belges à la mi-juillet, et des portes ouvertes seront organisées début septembre en l’honneur du nouveau modèle.
 
La marque se positionne clairement avec un prix de lancement de 22 990 euros pour une D2 (1,6 l diesel 115 ch) déjà très bien équipée. Ce modèle de base est intéressant à plus d’un titre car la consommation moyenne annoncée est très basse (3,6l/100 km) et, à 94 g. CO2/km, ce sont les émissions les plus basses de la catégorie. Bien sûr, des rapports de boîte plus longs rendent la voiture un peu molle à la conduite, qui n’est pas facilitée par un rayon de braquage étonnamment grand pour la petitesse du moteur. La V40 sera aussi disponible en D3 (150 ch), D4 (177 ch), T3 (150ch) et T4 (180ch).
 
La firme a déjà enregistré quelque 500 précommandes, pour un modèle non encore montré, hormis sur Internet. La V40 incarne de grands espoirs pour une marque qui a l’objectif de vendre 800 000 voitures à l’horizon 2020. “Au plus tard”, précise Geert Bruyneels, le dynamique et pragmatique patron de l’usine gantoise, constructeur exclusif du nouveau modèle.
 
 
La Libre, Momento, Routes, Volvo V40Première mondiale
“L’airbag piéton, on l’aime beaucoup au département design”, dit Simon Lamarre. Cette astuce technique a permis de rabaisser le capot et la ligne de toit de la nouvelle V40 qui, du coup, présente un profil unique. Nouveauté mondiale exclusive à la marque suédoise, l’airbag piéton entre bien sûr dans la philosophie de Volvo basée sur l’être humain et sa sécurité. Le dessin d’une voiture, et donc son style, est soumis aux règlements européens de protection des piétons. Ceux-ci sont faits pour diminuer les blessures aux personnes frappées par une voiture, et ils stipulent une certaine hauteur de capot. L’airbag est là pour compenser les effets négatifs d’un capot rabaissé, en protégeant la tête du piéton qui pourrait heurter le bas du pare-brise et les montants latéraux. Entre 20 et 50 km/h, sept capteurs dans le pare-choc avant signalent un impact. Soulevé de 10 cm, le capot libère le coussin en U, gonflé de gaz argon et d’hélium. Un crochet intérieur empêche le capot de se soulever excessivement. Le coussin, quant à lui, se dégonfle tout doucement, ce qui le différencie des airbags intérieurs. Une technologie qui peut sauver tout en libérant la créativité des designers. Reste à évaluer le coût du remplacement du système après impact, qui risque de ne pas être bon marché.
 
 
Ph.: Volvo

18:05 Publié dans Routes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la libre, momento, routes, volvo v40 | |

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