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01/09/2012

Certains l’appellent second printemps

La Libre, Momento, Dehors, automne, septembre, jardinLa perspective de la rentrée ne suscite guère d’enthousiasme, et pourtant, c’est toujours un peu l’été.
Le jardin retrouve un petit air de fraîcheur et nous réserve encore bien d’agréables surprises.

De saison: Marie Noëlle Cruysmans et Marie Pascale Vasseur


EN SEPTEMBRE, LE JARDIN semble faire une cure de rajeunissement. Les sérieuses réserves et mauvaises pensées formulées à son égard en plein cœur de l’été sont oubliées. Tout se passe comme si, après un moment de lassitude, plantations et jardiniers reprenaient courage et vigueur. Voici venu le temps où on ne s’y ennuie guère. Il est encore possible de profiter de quelques magnifiques journées ensoleillées, parfois même davantage qu’en pleine belle saison ! Les jours raccourcissent sensiblement, les premières gelées nocturnes pointent à l’horizon. Le potager est encore productif. Septembre est le mois de la récolte pour certains fruits et légumes. C’est aussi le moment de la réflexion sur ce qui s’est passé durant l’été et ce qui s’annonce pour l’hiver à venir. Il y a des lunes que les jardiniers observateurs se sont aperçus que l’année commençait pour eux non au premier janvier, mais au début de l’automne.
 
 
Plantations, récoltes, tailles, soins, entretien, une succession de petits et grands gestes ainsi que de décisions sont au rendez-vous de cette saison. C’est en septembre, quand la terre est encore chaude, que l’enracinement des conifères, comme de beaucoup de persistants, sera le mieux garanti. Cette période passée, attendez le mois d’avril suivant. Pratiquez une taille de nettoyage sur vos haies de charme, de thuya ou de lonicera. Il s’agit d’enlever les quelques rameaux poussés à la va-vite comme ils veulent, plutôt que de donner une véritable forme. Cela, c’est à faire au printemps. Cette ultime taille rend les haies plus compactes.
 
On oublie souvent que bien des annuelles, si elles sont semées à cette époque, peuvent passer l’hiver à l’état de plantule ou de rosette. Elles se développent alors vigoureusement une fois les beaux jours venus. C’est un bon moyen pour obtenir des fleurs précoces et vigoureuses. Les bleuets, la vipérine, les pavots de Californie, les nigelles, les linaires font partie de ces annuelles plus ou moins rustiques. Il y en a bien d’autres. Avouons-le, il y a du dégât en cas de gel et dégel successifs. Préparez soigneusement le terrain, il faut qu’il soit léger, bien ameubli et bien drainé pour mettre toutes les chances de votre côté. Le gravier est souvent une terre très hospitalière, il n’est pas rare d’y faire de belles découvertes. Beaucoup de vivaces ou bisannuelles peuvent s’y ressemer. Certains arbustes parfois. Profitez-en pour récupérer les plants ou semez quelques graines au hasard pour un printemps plein de surprises.
 
Repiquez les plantules issues des semis de début de l’été, comme les fleurs bisannuelles et les vivaces à floraison printanière, installez-les en pleine terre toujours dans un sol bien travaillé en espaçant les plants. C’est aussi le moment de diviser les plantes vivaces devenues un peu trop envahissantes ou moins florifères, surtout celles à floraison printanière. Tuteurez les plus grandes comme les asters, les Helenium, les Vernonia. Même si leurs tiges paraissent fortes, elles se couchent parfois sans prévenir.
 
 
Quelques plantes sont les vedettes de la rentrée et rendent l’arrière-saison féerique et généreuse.
 
A vous de voir si vous pouvez encore leur dénicher une petite place. Croyez-nous, on finit toujours par trouver. Les anémones du Japon, Ceratostigma willmottianum, clématites tangutica, eupatoires, de nombreux fuchsias, les Leycesteria, asters, calamintha, rudbéckias, quelques sedums, les caryoptéris et abélias. Et il y en a d’autres…
 
 
Petite digression à propos du ratissage des feuilles
C’est indéniablement un des rites de l’automne considérés comme une abominable corvée. Il est vrai que, souvent, cela semble ne jamais devoir finir. Parfois, on se dit que si elles pouvaient tomber toutes d’un seul coup, ce serait moins pénible. Puis, l’on se souvient du plaisir éprouvé à les voir prendre des teintes diaprées, virevolter dans le vent et former au pied des arbres de bruissants tapis multicolores. En y songeant avec un peu d’humour, cette opération peut être considérée comme un excellent exercice pour le tonus musculaire. Le bon outil fait la différence. Le râteau.
Cependant, qu’on le veuille ou non, notre époque a vu le triomphe du souffleur de feuilles. Rudement commode et quasi une nécessité pour les vastes étendues. Avec un inconvénient de taille, celui d’être bruyant et très dérangeant pour le voisinage. A manier avec circonspection, quand cela vaut la peine et pas après le moindre coup de vent. Quelques feuilles disséminées ne déparent en rien le sacro- saint tapis herbeux à la veille du week-end. La tondeuse tout aussi tapageuse peut, elle aussi, rendre de grands services en position haute, elle broie et ramasse parfaitement les feuilles. Ne reste plus qu’à les mettre à composter. Quelle que soit la méthode employée, ne les brûlez pas. Quel gâchis.
 
 
Ph.: MNC & MPV

Commentaires

J'aime également voir virevolter les feuilles au vent... sauf quand elles proviennent du tas que je viens de ratisser :)

Écrit par : Vivianna | 05/09/2012

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