Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

08/09/2012

La S7 attaque le chrono…et le gaspi !

13_57_42_746430543_S7110004.jpgLe grand coupé Audi se muscle en jouant l’écologiquement correct.

Ch.H.


LES TROIS GRANDS CONCURRENTS allemands de la catégorie premium se lancent des défis acharnés dans toutes les catégories et même dans les niches de chaque catégorie.

Ainsi, dans celle des grands coupés, à côté des (relativement) sages que sont les Audi A7, les BMW Série 6 et les Mercedes Classe CLS, il existe des versions très sportives. C’est ainsi que la S7, bien que n’ayant pas d’équivalent direct, répond à la BMW 650 Gran Coupé et à la Mercedes CLS 500, avant de voir la future RS7 attaquer les AMG de Stuttgart et les M de Munich.

Il existait déjà une S6, berline et Avant (break) mais animée par le V10 dérivé du V10 Lamborghini. Un bloc qui n’est plus aujourd’hui considéré comme écologiquement incorrect. Exit donc le V10 dans la S6, remplacé par le V8 biturbo que l’on trouve également sous le capot de la S7.

Tout est relatif, bien sûr, à ce niveau, mais ce tout nouveau bloc de 4 litres, dérivé du V8 de la S8, mais dégonflé de 100 chevaux et de 100 Nm, se veut écoresponsable sans nuire pour autant aux performances. En effet, si, avec 420 chevaux, il perd quinze malheureux canassons par rapport au V10, il offre des performances et un couple (550 Nm) très supérieurs, avec une consommation nettement moindre. L’engin atteint les 100 km/h en 4,6 secondes là où il en fallait 5,2 pour le V10.

En cause, un bloc nettement plus léger et plus compact, mais aussi la technologie de coupure de quatre cylindres sur huit dans les régimes intermédiaires, entre 960 et 3 500 tours ainsi que la récupération d’énergie cinétique au freinage.

De plus, par rapport à la S8, c’est la boîte robotisée S-Tronic à 7 rapports et double embrayage, plus économe d’énergie et plus réactive, qui troque la boîte 8 rapports de la S8.

Sur route, c’est un régal dans la mesure où le caractère très sportif des S6 et S7 ne sacrifie rien au confort. Et le moteur, reculé de sept centimètres par rapport à l’ancienne S6, rend la voiture moins pataude.

Le choix entre les modes Dynamic et Confort est très perceptible, mais même l’option la plus ferme reste très confortable en usage quotidien.

Esthétiquement, il faut un œil très averti pour distinguer les S6 et S7 des A6 et A7 : chutes de pavillon, optiques et feux arrière plus effilés, c’est à peu près tout… avec le sigle, mais l’important n’est évidemment pas là : la A7 est elle-même une voiture récente qui ne souffre guère de critiques à cet égard.

Bref, s’il y a une critique réelle à formuler, c’est à coup sûr au niveau des tarifs. Les 100 000 € sont facilement atteints avec quelques-unes des innombrables et coûteuses options. Même les rivales de Mercedes et BMW, qui, pourtant, ne tapent pas à côté non plus, n’osent pas aller jusque-là. Mais la marque aux anneaux vit dans une telle euphorie que rien ne semble lui résister…


Ph.: Audi

10:20 Publié dans Routes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la libre, momento, audi s7 | |

Les commentaires sont fermés.