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08/09/2012

Le massage est un voyage

La Libre, Momento, Bien-être, spa, cinq mondesIntéressé par l’aromathérapie, intrigué par les huiles essentielles depuis ses 20 ans, Jean-Louis Poiroux, 47 ans aujourd’hui, est le président-fondateur de Cinq Mondes, une marque de spa et de produits cosmétiques qui nous transporte de continent en continent.

Rencontre: Laurence Dardenne


CINQ MONDES, C’EST LE NOM DU SPA et 47 ans, l’âge de son fondateur, Jean-Louis Poiroux, qui n’en avait que 20 lorsqu’il a commencé à s’intéresser aux massages et à l’aromathérapie. A cette époque, les senteurs des huiles essentielles ne flottent pas encore dans l’air du temps comme c’est le cas maintenant.
C’était à Londres, dans les Bayswater, petit coin de paradis londonien, quartier indien qui inspire et attise la curiosité du jeune homme d’alors. C’étaient des lieux très confidentiels essentiellement fréquentés par des Indiens, mais aussi par des gens ‘en recherche’ …, nous confie-t-il. On y trouvait de petites entités de massages ayurvédiques, indiens, d’aromathérapie que j’ai voulu découvrir et que j’ai vite appréciées . J’aimais ce double contact du toucher et du ressenti olfactif des huiles essentielles. Ces deux ressentis qui sont aujourd’hui essentiels dans le spa Cinq Mondes .”
 
De 1988 à 1999, le parcours s’avère plus classique. Jean-Louis Poiroux rentre chez L’Oréal, où il est en charge du développement de nouveaux produits à Londres, à Paris mais également en interaction avec New York, Tokyo, Rio… C’est alors qu’il commence à découvrir pour son propre bien-être , les spas new-yorkais. A la base, c’était similaire à ce que j’avais connu à mes 20 ans, mais avec la sophistication, la délicatesse architecturale, le luxe en plus… , se souvient-il.
 
Il quitte alors L’Oréal pour passer deux années chez l’horloger Tag Heuer où lui est offerte l’occasion de développer des boutiques à Hong Kong, Singapour, Tokyo… Les soins lui plaisent de plus en plus, énormément même. Au point de passer des degrés en shiatsu, d’apprendre le massage ayurvédique… Par contre, il me manquait des notions d’architecture et de décoration, nous dit-il encore. Or, on ne peut concevoir un spa sans cela.”Son passage chez Tag Heuer lui permettra d’approfondir cette facette.
 
Muni de ces bagages, il concrétise son envie de réaliser son projet : créer un spa. Jean-Louis Poiroux propose alors à son épouse de l’accompagner dans un tour du monde qui durera un an. Les vacances se recoupaient avec de l’activité professionnelle” , sourit-il. Cela commence par les grands spas d’Amérique du Nord, du Canada, de la Côte Ouest, puis Est… On a bien exploré des spas qui m’ont paru très bien organisés au niveau des flux, mais qui manquaient de charme , estime-t-il. Nous sommes allés en Polynésie. Là, du charme, il y en avait beaucoup mais avec une moins bonne adéquation de la clientèle avec le lieu, et une fréquentation trop basse. Ensuite, nous avons commencé des expériences très importantes et structurantes en Asie. C’est là en effet que nous avons appris ou réappris le massage ayurvédique. Nous avons passé un mois à Singapour, quinze jours à Hong Kong, quatre à cinq mois dans le nord de la Thaïlande à voir plusieurs professeurs… C’est le berceau du shiatsu. On faisait aussi du yoga. Nous sommes ensuite allés en Inde où nous avons passé quelques mois et rencontré des médecins ayurvédiques dont certains sont restés nos conseillers scientifiques .”
 
 
Le tour du monde accompli, il se lance dans la création d’un lieu qu’il voulait à Paris, dans un endroit tranquille, spacieux (500 m²), avec la rigueur d’organisation d’un spa américain mais avec l’inspiration et l’émotion que l’on pouvait ressentir dans un spa asiatique . En 2001, s’ouvre le spa parisien. Aujourd’hui, il existe une vingtaine de spas Cinq Mondes répartis… dans le monde. Mais Jean-Louis Poiroux ne paraît pas décidé à s’arrêter en si bon chemin. Car, des pharmacopées, il en reste encore à explorer dans le monde entier, le terrain est infini , nous assure ce passionné.
 
Et que demande le client lorsqu’il vient pour un massage, sinon un vrai voyage ? Il suffirait de se laisser aller aux gestuelles de Bali ou de Polynésie, bercé par ses musiques et enivré par ses senteurs, pour s’y transporter…
 
 
DANS UN ESPRIT OUVERT SUR LE MONDE ET SES TRADITIONS
 
Selon vous, Jean-Louis Poiroux, c’est quoi, un bon massage ?
Un massage réussi est un massage qui arrive à faire déconnecter le mental en vous mettant en contact le plus possible avec votre ressenti, le côté sensoriel des choses, votre corps, votre respiration… Les changements de rythme volontaires sont également importants pour perdre le mental et le dissoudre. C’est d’ailleurs une des caractéristiques du massage ayurvédique indien. On doit en ressortir très apaisé, détendu, mais aussi avec de l’énergie. On recommande un massage d’une durée d’une heure ou d’une heure et demie. Si le massage est plus court, il faut alors le coupler avec un soin de chaleur, comme un bain japonais d’arômes et de fleurs, un hammam arômes et couleurs ou ensuite un massage cuir chevelu et visage.
 
Parmi les diverses clientèles, selon les pays, distingue-t-on des différences au niveau des préférences ?
Oui, les Russes et les Américains, par exemple, préfèrent les massages extrêmement appuyés (“deep tissues”), tandis que les Italiens ou les Français préfèrent des techniques plus subtiles.
 
Quelle est la spécificité des spas Cinq Mondes ?
Offrir les meilleurs rituels de beauté du monde, à la fois les techniques de bien-être, les massages, mais aussi les formules, les recettes de beauté pour le corps et le visage. Un exemple : à Bali, il existe une préparation à base de curcuma, riz pilé, fleur d’hibiscus, de freesia, gardénia, infusée dans de l’eau et qui est un excellent exfolient pour le visage et le corps. J’ai repris la recette originale telle quelle, c’est l’exfolient graines et fleurs.
 
Comment définir l’esprit spa Cinq Mondes ?
C’est un esprit ouvert sur le monde et ses traditions, des matériaux très organiques (bois, pierres, verre…) au niveau de l’architecture et beaucoup d’actifs biologiques dans la composition des produits.
 
Pour continuer à innover, à proposer des nouveautés aux clients en demande permanente de nouvelles découvertes, comment fait-on ?
Hé bien, on continue de voyager. Je viens ainsi de passer un mois en Inde à étudier de nouveaux soins (panchakarma) qui devraient prochainement figurer à la carte.
 
 
Ph.: Cinq Mondes

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