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22/09/2012

Les clématites, une pluie d’étoiles

La Libre, Momento, Dehors, clématitesEn cette saison où les fêtes des jardins battent leur plein, difficile de ne pas succomber à leur sourire étoilé.

Au jardin: Marie Noëlle Cruysmans et Marie Pascale Vasseur


IL SEMBLE QU’APRÈS LES ROSES, ce soit la fleur préférée de beaucoup de jardiniers. Doubles, isolées ou en grappes, suivant les espèces, les clématites jouent les stars au jardin. Leur gamme ne cesse de s’étendre. Chaque année qui passe apporte ses nouveaux cultivars. Il existe plus de trois cents espèces de clématites. Originaires de différentes régions du monde, ce sont de magnifiques grimpantes. A floraison printanière, estivale ou automnale, à feuilles caduques ou persistantes, de toutes les couleurs imaginables, il y a l’embarras du choix. Tout est affaire de goût. Mais aussi de place, d’exposition, de températures. Réputées faciles à vivre, les seuls points délicats pourraient être la taille et le dessèchement brusque d’une partie de la plante. Ceci plus particulièrement sur les hybrides à grandes fleurs. Le seul remède consiste alors à couper les tiges desséchées.
 
 
En un rien de temps, elles partent à l’assaut des murs, habillent les clôtures, les treillages et les tonnelles. Elles se marient joliment à d’autres végétaux pour en prolonger l’intérêt. La plus connue est probablement la fameuse ‘Jackmanii’ à fleurs violettes. Il y en a beaucoup d’autres aux formes et aux couleurs toutes plus belles les unes que les autres. Que choisir ? Opter pour les petites fleurs ou les grandes fleurs est une première possibilité. Mais l’essentiel est de déterminer l’usage qu’on voudrait en faire. Certaines sont des lianes vigoureuses (Clematis montana et flammula montent dans les arbres à plus de 6 m), tandis que d’autres sont des vivaces herbacées restant tranquillement sur le plancher des vaches (Clematis integrifolia). Celles à développement plus modeste ne rechignent pas à vivre en pot (Clematis ‘Arabella’).
 
L’utilisation dépendra donc du mode de végétation. Les espèces courtes, ou herbacées, conviennent aux parterres, et, pour les plus grandes d’entre elles, au fond des plates-bandes, placées sur des armatures. Les plus énergiques garniront les façades ou les troncs d’arbres. Les hybrides à grandes fleurs, en majorité de hauteur moyenne, habilleront un treillis ou coloniseront un buisson.
 
Dans la nature, elles poussent en lisière de forêts, parmi les arbustes. Ce qui explique qu’elles aiment les lieux frais, légèrement ombragés. La chaleur écrasante est déconseillée, de même qu’un sol sec en permanence. Elles n’apprécient guère le vent et les courants d’air. Elles s’installent bien dans les sols ameublis, perméables, frais, riches et humifères. “Pied à l’ombre, tête au soleil”, entend-on. En fait, c’est davantage la lumière qui est indispensable à la floraison. Une exposition au soleil trop violent hâte la fanaison et ternit les couleurs. Cependant, quelques-unes supportent la forte chaleur mieux que d’autres à la condition d’avoir le pied au frais. On lit souvent de le préserver à l’aide d’une tuile.
 
 
Mieux vaut l’installer derrière un buisson, pas trop près des racines, néanmoins. L’air circulera, et il y fera moins étouffant. Un paillis de feuilles décomposées les protégera de la sécheresse. Fraîcheur ne signifie pas humidité stagnante. Un bon drainage est la condition du succès. Dans un sol lourd, creusez un trou de plantation assez profond, remplissez le fond de cailloux pour établir une couche drainante, puis comblez avec une couche du mélange terreau-terre-sable. Il faut que les racines soient bien au-dessus de la couche de drainage afin d’éviter l’effet “puits perdu”. Pour la plantation, dépotez doucement en maintenant la motte de la main, les racines sont très fragiles et la plante cassante au niveau du collet. Plongez la motte 10 minutes dans un seau d’eau avant de la mettre en terre. Les variétés à grandes fleurs, d’une part, et les viticella, diversifolia, texensis, d’autre part, doivent être plantées avec 10 cm de tige sous le niveau du sol pour avoir de nouvelles pousses dès le premier printemps. Certains inclinent ou couchent la motte pour favoriser l’enracinement. Gare aux limaces au démarrage printanier…
 
 
La Libre, Momento, Dehors, clématitesTailler ? Quand ? Comment ?
Questions qui ne cessent d’être débattues. Ce n’est pas vraiment obligatoire. Toutefois, c’est souhaitable pour éviter d’avoir des pousses affaiblies ou un vrai fouillis.
La littérature détaille des méthodes plus ou moins complexes adaptées à chaque genre de clématite. Elles y sont classées en trois grands groupes. Mais encore faut-il savoir à qui l’on a à faire. Dans le doute, taillez selon le mode de végétation : les clématites estivales à petites ou moyennes fleurs fleurissent à l’extrémité des pousses de l’année. On taille donc à 50 cm du sol, en février-mars, au-dessus de deux bourgeons. On obtient ainsi des belles masses. Procédez de la même manière pour
les sauvageonnes flammula, texensis, viticella, alpina. Les clématites à très grosses fleurs, qui s’épanouissent en mai-juin, préfèrent être nettoyées juste après leur floraison avec suppression d’au moins une vieille branche. Si vous les taillez au printemps, elles fleurissent un peu plus tard, et leurs fleurs sont moins grandes, mais plus nombreuses. Les clématites printanières armandii et montana seront simplement nettoyées juste après leur floraison qui a lieu de mars à mai.
 
 
Ph.: MNC & MPV

16:32 Publié dans Dehors | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la libre, momento, dehors, clématites | |

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