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06/10/2012

Foires aux vins : terminus

La Libre, Momento, Papilles, foire aux vins, CoraPour sa grande braderie, Cora a étoffé son catalogue des vins avec plus de 500 références, un record.

Sélection: Baudouin Havaux


LA DERNIÈRE ÉTAPE DES FOIRES aux vins s’arrête chez Cora qui clôture ainsi la saison des grandes braderies des enseignes de la grande distribution. Les consommateurs belges en sont les premiers bénéficiaires et, malgré la crise, le phénomène des foires aux vins ne semble pas s’essouffler. Pour preuve, les premiers chiffres d’affaires annoncés par certaines enseignes sont en hausse sensible. Pas étonnant donc que les acheteurs “vin” de nos supermarchés se décarcassent pour attirer les amateurs de vin. L’un d’eux nous confie d’ailleurs qu’il réalise plus de 30 % de son chiffre d’affaires annuel sur sa foire aux vins d’automne.
L’acheteur de Cora, Alain Renier, a, lui, étoffé le catalogue avec plus de 500 références, un record. Un espace important des sept points de vente (Bruxelles, Rocourt, Châtelineau, La Louvière, Hornu et Messancy) est consacré pendant tout le mois d’octobre à cette foire habituellement très suivie. Il faut aussi souligner que la semaine dernière, des initiés privilégiés ont eu l’occasion de déguster, en avant-première, une partie des vins proposés lors des traditionnelles dégustations privées organisées en Wallonie où l’accès est limité aux porteurs d’une invitation. “Momento” a pu se procurer ce précieux sésame et a sélectionné pour vous six flacons de grand intérêt.
 
Altos blanc, Rioja, 2011
Sélectionné non seulement pour son petit prix, mais aussi pour l’intérêt de son assemblage (60 % Viura et 40 % malvasier), de sa belle fraîcheur et de ses notes aromatiques florales. Un vin élégant marqué par une touche d’amertume qui fait partie intégrante de son caractère.
Prix : 4,49 €. www.altosderioja.com
 
Domaine de Pique-Basse, L’As du Pique, Roaix, 2010
Sans doute le préféré de la sélection. Un magnifique vin qui incarne tous les souvenirs des dernières vacances dans les Côtes du Rhône : les épices, la griotte, les fruits rouges, la puissance, la netteté et, surtout, la fraîcheur. Grenache (70 %), mourvèdre (10 %), syrah (15 %).
Prix : 8,99 €. www.pique-basse.com
 
Orénia, blanc, Vin de pays du Duché d’Uzès, 2011
Situé sur le piémont Cévenol, en limite de culture de la vigne, le domaine du Duché d’Uzès produit des vins gourmands sans perdre leur finesse. C’est un vin équilibré qui reflète la complexité de l’assemblage de viogner (50 %), marsanne (20 %), roussanne (20 %) et grenache (10 %).
Prix : 7,59 €. www.orenia.fr
 
Domaine de Terra Vecchia, Blanc, Corse, 2011
Certainement le meilleur rapport qualité/prix. Un vin ample et plein de fraîcheur qui nous vient en direct d’un superbe terroir bordé de maquis, entre mer, montagne et étang, sur l’Ile de Beauté. 50 % vermentinu et 50 % chardonnay.
Prix : 4,45 €. www.clospoggiale.fr
 
Rupert et Rothschild, Classique, Afrique du Sud, 2009
Un assemblage aristocratique typiquement bordelais, cabernet sauvignon (60 %) et merlot (40 %), mais avec cette touche d’exotisme typique d’Afrique du Sud. Fruité, bien structuré, aux notes de sous-bois, assez souple et d’une très belle longueur en bouche.
 
 
Les foires aux vins sont-elles vraiment intéressantes ?
 
D’un point de vue économique, il est évident qu’il y a de très bonnes affaires, comme c’est le cas, par exemple cette année, avec les Bordeaux 2009 qui sont utilisés comme produit d’appel et proposés à des prix que l’on ne risque plus de voir à la clôture des foires aux vins. Il faut cependant être vigilant, car certaines offres sont limitées en volume et pas toujours disponibles dans tous les points de vente, seuls les premiers arrivés seront servis. Un autre conseil est de faire confiance aux coups de cœur des acheteurs qui s’engagent personnellement sur un produit et ne souhaitent pas risquer leur crédibilité sur ces vins.
Le conseil est encore plus pertinent quand ils proposent des découvertes de régions moins connues, comme un vin du Portugal ou de Bulgarie, qui sont souvent proposés à des prix très attractifs.
Par contre, tout n’est pas bon dans cette pléthore de vins. Il existe ainsi le cas du producteur se trouvant face à un stock trop important d’un vin de moindre qualité qu’il n’a pas su vendre, et qui profite des foires aux vins pour le brader. Ce phénomène s’observe plus régulièrement pour des appellations de notoriétés affirmées.
Cependant, il ne faut pas perdre de vue que les supermarchés ne peuvent travailler qu’avec des fournisseurs capables de leur procurer des volumes suffisamment importants que pour approvisionner l’ensemble de leurs points de vente. Ils sont obligés de collaborer avec de gros négociants ou de gros producteurs. Il est donc impossible pour eux de référencer les vins d’un petit producteur qui ne produit que 10 000 bouteilles. C’est là que s’arrête le champ d’action de ces grosses structures et qu’entre dans le jeu le caviste de quartier qui, lui, a la possibilité de s’adresser à la multitude de petits artisans viticulteurs et d’importer des volumes plus modestes de cuvées spéciales, ou provenant de terroirs plus exigus.
En fin de compte, le meilleur conseil est d’acheter les vins qu’on aime et, pour le savoir, on peut toujours acheter une seule bouteille du vin convoité, le déguster tranquillement à la maison et revenir acheter la caisse si affinités.

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