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20/10/2012

Attention à la chute… de cheveux !

La Libre, Momento, Bien-être, chute de cheveux, alopécieFréquents et variés, les problèmes de cuir chevelu ont des origines diverses. Au-delà d’une centaine de cheveux tombés par jour, on peut parler de perte pathologique.

Aux petits soins: Laurence Dardenne


SELON LES CHEVELURES, NOUS EN AVONS sur la tête entre 100 000 et – pour les mieux servis ou les plus garnis voire les grands vernis – 150 000, quand tout va bien. Organisme vivant, le cheveu naît, croît, pousse, régresse et meurt pour finalement tomber, suivant un cycle naturel composé de phases successives.
 
Appelée anagène, la première phase est celle de la pousse, où le cheveu est en pleine vie. D’une durée de 2 à 6 ans, selon le sexe et l’individu, elle se caractérise par la croissance du cheveu à une vitesse d’environ 0,3 mm par jour (soit environ 1,2 cm par mois ou encore 15 à 20 cm par an) jusqu’à ce que le follicule pileux arrête ses synthèses cellulaires. Cette phase de régression ou de dégradation, qui dure deux à trois semaines, et où le cheveu est entre la vie et la mort, est appelée catagène et annonce la phase de repos, dite télogène, d’une durée de trois mois. Déjà mort, le cheveu est prêt à tomber mais pour se décider, il attend que la relève soit assurée. Une fois la racine de son successeur suffisamment forte, il sera délogé. C’est la chute finale, le follicule est vide; on parle de phase exogène. En temps normal, environ 90 % de la chevelure se trouve en phase de croissance, 14 % au repos et 1 % en phase de mort. Au cours d’une vie, de 25 à 30 cycles capillaires se succèdent.
 
 
En l’absence de problèmes spécifiques, il est normal de perdre de 50 à 100 cheveux par jour. Aux changements de saison, en automne et au printemps, se produit également un phénomène tout à fait naturel de chute de cheveux appelé effluvium physiologique . A cette période, 30 % des cheveux peuvent se trouver en phase télogène.
 
Si ces processus n’ont rien d’inquiétant, une chute de plus d’une centaine de cheveux par jour qui, de surcroît se prolonge, peut être qualifiée de pathologique. Parmi les causes principales de perte de cheveux, il y a l’alopécie androgénétique, l’effluvium télogène, l’alopécie de traction, les dermites du cuir chevelu ou encore l’alopécie aerata (pelade)”, explique le DOlivier Vanhooteghem, du service de dermatologie à la Clinique Sainte-Elisabeth de Namur, à l’occasion du lancement de la nouvelle gamme DermoCapillaire d’Eucerin. Mais les problèmes touchant au cuir chevelu que rencontrent les dermatologues ne se limitent pas à la perte de cheveux. Nous sommes régulièrement consultés pour des soucis de cuir chevelu hyperréactif, sensible, inflammatoire, irritable (prurigineux), trop sec ou trop gras, des problèmes de pellicules… , poursuit le spécialiste. Autant de problèmes qui peuvent d’ailleurs aussi être associés à une perte de cheveux.
 
A chacune de ces pathologies correspondent des traitements spécifiques. Ainsi, pour l’alopécie cicatricielle, sous forme de crème ou de shampooing, les antifongiques locaux ou régionaux, mais aussi, dans certains cas, des antibiotiques, des anti-inflammatoires. Pour l’effluvium télogène, on prescrira des vitamines, notamment.
 
 
Autre motif de consultation de plus en plus fréquent, l’hypersensibilité au niveau du cuir chevelu touche 60 % des femmes et 40 % des hommes. Plus fréquents en hiver, ces désagréments se manifestent par un cuir chevelu (hyper)réactif, intolérant et irritable, explique encore le D Vanhooteghem. Le patient a des sensations de picotement, de brûlure, des démangeaisons fréquentes, de l’érythème voire des douleurs. Les principales causes sont les facteurs climatiques (rayonnement UV, chaleur, froid, vent); les produits chimiques (cosmétiques, savons, eau, pollution, certains médicaments); les facteurs psychologiques (stress, émotions) ou encore les facteurs hormonaux (cycle menstruel). Pour soulager les patients, il faut tenter d’agir sur la cause et l’on peut également avoir recours à un traitement local anti-inflammatoire et/ou apaisant. Il n’existe donc pas une cause, mais des causes qui, prises individuellement, nécessitent des approches particulières. Par conséquent, il n’existe pas un traitement mais des traitements adaptés pour tous les types de cuir chevelu .”
 
 
Pas tous égaux face à l’alopécie
 
C’est une réalité : face à la chute pathologique des cheveux, nous ne sommes pas tous égaux. Quels sont donc les divers facteurs qui interviennent ?
Avant tout, très certainement la génétique. Le capital cheveux qui nous est donné à la naissance est ce qu’il est : plus ou moins vite épuisé, selon les individus… Si l’hérédité jour un rôle indéniable dans la survenue de la calvitie, son influence n’est pas pour autant absolue.
Les hormones jouent également un rôle crucial. La croissance des cheveux est sous la dépendance des androgènes, hormones masculines, chez l’homme comme chez la femme , explique-t-on au laboratoire Pierre Fabre Dermatologie. La sensibilité aux androgènes est variable d’une personne à l’autre et, si elle est trop exacerbée, elle favorisera la chute au lieu de stimuler la pousse .” Qu’on se le dise !
Enfin, il y a également tous les facteurs environnementaux, sur lesquels il est possible d’intervenir dans une certaine mesure. Qu’il s’agisse du stress, des mauvaises habitudes alimentaires, d’une carence en fer, d’arrêt d’une contraception orale ou de la prise de certains médicaments… Tous ces éléments ont une influence sur la durée de vie et la bonne ou mauvaise santé de nos cheveux.
 
 
Ph.: Leo Krumbacher

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