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03/11/2012

Panoplie pour Hollywood

La Libre, Momento, Tendances, Hollywood, CalifornieComment sont les Angelinos ? Bronzés, c’est l’élément fédérateur.
L’Angelino est d’abord en voiture, mais, dans certains cas, on arrive à le visualiser de tout son long.

En mode observation de la faune urbaine: Aurore Vaucelle et Bruno Fella, à Los Angeles


New Generation : culture d’un look à part

Le jeune, il se cherche, c’est une constante universelle. Qu’il soit rond comme un potiron, élancé comme une asperge, il a un impératif : rester cool. Apprêté sans en faire trop, casual sans tomber dans le je-m’en-foutisme pas assez élaboré… La résolution de l’équation passe souvent par le port de la marque, oui, mais pas trop mainstream quand même. On se la joue dès lors limite hipster en insérant dans sa combinaison un machin chose décalé d’une friperie ou d’un créateur obscur. Après, on le met bien en évidence. Qu’un œil se pose dessus, le jeune lâche blasé : “Ouais, blablabla…” Puis s’en vante dans la minute sur Twitter, Facebook, Google +. Un jeune, quoi !


Minorité majoritaire: le jardinier mexicain

Le jardinier mexicain est devenu un archétype de la société de Los Angeles – la population hispanique ne peut d’ailleurs plus être considérée comme une minorité puisqu’elle représente 50 % de la population de la ville. Le jardinier mexicain est observable, dans le paysage hollywoodien au niveau des collines de Beverly Hills, plutôt durant les heures matinales.
Tandis que des voitures de location (des touristes ou des cambrioleurs) tournent dans les rues qui desservent les villas de stars (Tom Cruise au n°111 Beverly Glen, Burt Reynolds au n°245 Carolwood, Barbara Streisand au 301), les jardiniers mexicains au bronzage agricole et au chapeau qui donne fière allure s’attellent à maintenir la nature paradisiaque qui couvre les collines de Beverly, maîtres d’œuvre de ce paysage de carte postale. Ils gardent la classe, un bras sorti à la fenêtre de leur camionnette.


L’Angelina, ou le mythe du corps parfait

Les lettres, droites et fermes, dressées sur la montagne d’Hollywood sont presque aussi impressionnantes que la plastique, ferme également et sans faille, des filles de Los Angeles.
Tous les appendices que l’on pourra observer de l’extérieur ont été strictement retouchés : pas un nez qui n’ait été un peu recadré, un peu réaligné avec le reste. Pas un séant non remodelé, raboté souvent. Ici, les gorges féminines sont une atteinte à la loi de la gravité – Newton serait estomaqué. Ne pas s’offrir de chirurgie plastique, c’est faire la preuve qu’on est fauché. Et encore, peut-être préférera-t-on une liposuccion à un bœuf miroton. Et pour cause, manger gras à L.A. n’est jamais bien vu. Ce qui est tout de même une sacrée injonction paradoxale au vu de l’offre de junk food. Pour les désespérés : on a repéré pour vous un bar à soupe sur Santa Monica Boulevard.
Teint hâlé et dents blanches font également systématiquement partie de la panoplie : on se fait blanchir les dents chez son dentiste, au risque, sinon, de passer pour un raté, socialement parlant. Le non-habitué pourra s’émouvoir de ce sourire si brillant qu’il vaut mieux porter des lunettes de soleil pour y faire face… Tiens, chouette, une occasion supplémentaire de porter des lunettes tape-à-l’œil.


B comme Black, Bodybuildé, Beau gosse

Pour voir du muscle saillant sous les vêtements de sport moulants en lycra brillant, on ira à Venice Beach ou Runyon Canyon. Là, s’expose la chair dorée à point légèrement luisante de sueur. Ils vous croisent, ces apôtres du corps, interrompent leurs expirations cadencées d’un sourire de façade et repartent au trot pour ne pas perdre le rythme. De beaux mecs bodybuildés y font continuellement une démonstration de muscles plus ou moins gonflés. Dans cette ville, le culte du corps semble parfois avoir pris le dessus sur les autres croyances. On compte dans le paysage presque plus de salles de sport que d’églises. Tout le monde partage le même dogme : l’obligation d’être “healthy”, comprenez en bonne santé, mais aussi au corps complètement calibré. Pas de demi-mesures en matière d’esthétique et d’étiquette : on est ou athlète ou obèse, sur l’échelle de la masse corporelle.


Illu: Gaëlle Grisard

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