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10/11/2012

Et pourquoi pas les plantes pour soigner son stress ?

La Libre, Momento, Bien-être, stress, phytothérapie, homéothérapieLa phytothérapie, mais aussi l’homéopathie et l’oligothérapie aident l’organisme à revenir à l’équilibre
et apportent des réponses efficaces aux gênes occasionnées par le stress, selon un médecin homéopathe.

Tendance: Laurence Dardenne


HOMÉOPATHIE, PHYTOTHÉRAPIE, oligothérapie, nutrithérapie : et si ces thérapeutiques constituaient les premières approches “médicamenteuses” à mettre en œuvre en cas de stress, que ce soit chez l’adulte ou chez l’enfant ? C’est en tout cas la thèse que défend le Dr Bernard Chemouny, médecin homéopathe et acupuncteur exerçant dans la région parisienne, qui vient de signer “Soigner le stress par l’homéopathie et la phytothérapie” (1).
 
Alors que les uns optent pour des psychothérapies ou des traitements médicamenteux classiques, d’autres, de plus en plus nombreux, préfèrent l’approche des médecines dites naturelles. Terrain qu’explore ici l’auteur dans les moindres recoins. Non sans avoir, au préalable, défini les agents stresseurs qui nous agressent. Il convient en effet de distinguer les “stresseurs absolus” qui stressent tous les hommes, comme une catastrophe naturelle (un tremblement de terre, un raz-de-marée, un cyclone, une explosion de bombe…), des “stresseurs relatifs” qui dépendent de la perception de l’individu. “La perception de l’individu d’un stresseur rendra l’adaptation au stress plus ou moins difficile, explique le Dr Chemouny. Si l’individu perçoit le stresseur comme néfaste, il aura beaucoup plus de difficultés à s’adapter que s’il le considère comme bénéfique.” En d’autres mots et en résumé : un même stresseur, un même individu, une perception différente, un stress différent. Illustration par l’exemple : “Si vous donnez une conférence et que vous êtes heureux de communiquer votre expérience, le stress de la préparation et de la conférence elle-même vous sera bénéfique et engendrera un stress positif. Si, au contraire, vous pensez que vous allez perdre beaucoup de temps à préparer et à participer à cette conférence alors le stress sera négatif”, poursuit l’auteur.
 
Reste à savoir en quoi la phytothérapie, par exemple, représente un intérêt particulier pour le traitement du stress. “Comme le stress retentit sur l’ensemble de l’organisme, les plantes, par la richesse même de leurs constituants, agissent sur l’individu dans sa globalité, explique le médecin homéopathe. C’est pour cela que le stress a intéressé très tôt les phytothérapeutes qui ont, à ce sujet, développé le concept de plantes adaptogènes.”
 
Qu’est-ce à dire ? Comme l’écrit encore l’auteur, “ces plantes agissent de deux façons dans le stress. Par une action globale sur tout l’organisme, dite ‘ubiquitaire’. Elles modulent les conséquences biologiques du stress et en constituent le traitement de base. Elles aident l’organisme à s’adapter en permanence et instantanément aux facteurs de stress de l’environnement. Elles sont dites ‘adaptogènes’. Elles n’ont pas d’activité spécifique ou ciblées sur un organe ou une maladie. Elles n’agissent pas sur les symptômes du stress, comme les palpitations, mais sont capables d’augmenter la résistance de l’organisme au stress et de lutter ou de prévenir les états de stress et leurs conséquences. Les plantes agissent aussi par une action ciblée sur les symptômes ressentis par la personne stressée.” Ainsi peut-on avoir recours aux plantes sédatives pour traiter l’insomnie et l’anxiété liées au stress dans la mesure où elles interviennent directement sur le système nerveux central en induisant le sommeil et en calmant l’anxiété. Lorsque c’est la fatigue qui domine dans le stress, on recourra plutôt aux plantes à effets stimulants alors que, pour des problèmes de mémoire ou de concentration, certaines plantes peuvent améliorer les fonctions cognitives.
 
“Il faut bien comprendre qu’une plante adaptogène agit sur un organisme, certes stressé, en déséquilibre mais sain, tient toutefois à préciser le Dr Bernard Chemouny. C’est pourquoi cette plante peut avoir des effets apparemment opposés puisque son but est de réguler une ou plusieurs fonctions : elle peut donc avoir une activité sédative ou excitatrice, augmenter ou diminuer l’immunité, par exemple. Le but est de rééquilibrer l’organisme avant la maladie.”
 
(1) Soigner le stress par l’homéopathie et la phytothérapie, Dr Bernard Chemouny, Odile Jacob, 21,90 €.
 
 
La Libre, Momento, Bien-être, stress, phytothérapie, homéothérapieQuelques granules pour calmer les angoisses des plus petits
 
Trac avant un examen, terreurs nocturnes, anxiété de séparation, peur des animaux…, les situations et sources de stress sont également variées chez l’enfant. Tout comme la phytothérapie, l’homéopathie peut s’avérer, dans bien des cas, salvatrice.
 
Exemple : l’anxiété de la séparation.
Chez le nourrisson, elle commence vers 8 mois et se poursuit plus ou moins jusqu’à 2 ans”, explique le Dr Chemouny. Deux médicaments sont souvent indiqués :
- Pulsatilla 9 CH convient à l’enfant qui retarde l’heure du coucher par tous les moyens à sa disposition et ne s’endort qu’en tenant la main de son père ou de sa mère;
- Lachesis 9 CH, pour l’enfant jaloux, très bavard, qui a peur d’être abandonné. Très excité le soir, il parle sans cesse pour calmer son anxiété et trouve tous les sujets de conversation possibles… Il refuse d’aller se coucher, s’endort tardivement et se réveille en pleine nuit et de mauvaise humeur le matin.
Si votre enfant a des palpitations ou des douleurs au cœur :
- Ignacia 9 CH quand tout le cortège de l’émotivité est réuni : sensation de boule dans la gorge, pleurs, “douleurs” cardiaques, palpitations, difficultés à respirer et soupirs profonds. L’enfant change subitement d’humeur, passe du rire aux larmes et inversement en un instant. Il se calme à la moindre distraction et s’angoisse dès qu’il repense à l’origine de son stress;
- Coffea 9 CH convient à l’enfant agité dont l’émotivité et l’anxiété se manifestent par des tremblements, des palpitations voire de la diarrhée ou des envies fréquentes d’uriner. Les palpitations et la tachycardie surviennent au coucher et perturbent l’endormissement;
- Sumbul 9 CH quand l’enfant se plaint à la suite d’une émotion, de palpitation et de tachycardie accompagnées d’une sensation de boule ou de serrement dans la gorge;
- Moschus 9 CH quand palpitations et tachycardie sont accompagnées d’un ballonnement de tout l’abdomen sans relation avec les repas.
 
 
Ph.: Reporters

Commentaires

Bonjour Madame Dardenne,

Concerne votre article dans Momento N° 198 : "Et pourquoi pas les plantes pour soigner son stress "
Votre article était intéressant mais j'ai été très surprise de le voir illustré par une photo de Muguet. A ma connaissance c'est une plante dangereuse et difficile à utiliser en phytothérapie. C'est vrai que vous n'y faites pas allusion dans l'article mais une photos est toujours très parlante et le muguet est une plante vraiment très connue de tous.

Bien à vous.
MMe Dany Pêtre-Hainaut

Écrit par : Dany Pêtre-Hainaut | 04/12/2012

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