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10/11/2012

Très alerte, cette Malibu !

Momento, Routes, Chevrolet, MalibuPour réussir en automobile, le produit a bien besoin du marketing…

B.G.


IL Y A TOUT JUSTE DIX ANS que la General Motors a racheté le groupe industriel coréen Daewoo, à l’époque en grandes difficultés financières. Trois ans plus tard, les véhicules étaient rebadgés Chevrolet en Europe. Au point d’effaroucher la légendaire et sportive Corvette, qui, pour bien prouver qu’on ne mélangeait pas impunément les torchons et les serviettes, a fait carrière sous son seul prénom quelques années durant.
 
Aujourd’hui, oubliez tout cela ! Le label Chevrolet s’impose partout dans le monde, la Corvette a réintégré la famille, le fondateur (suisse) de la marque va avoir droit à une immense statue en bronze dans son pays d’origine et des appellations US sont données à des productions parfois toujours aussi coréennes.
 
Quitte à forcer un peu le souvenir du bon peuple. Car par ici, qui se souvient d’une Malibu – version luxueuse de la Chevelle – qui n’a jamais été importée ? Parlez-nous de l’Impala ou de la Bel Air : là, d’accord ! Pour nous, le nom Malibu évoque plutôt un feuilleton TV signifiant : Alerte, on éteint !
 
Nous nous serions passé de ce long préambule si le constructeur lui-même s’était abstenu d’abreuver la presse spécialisée d’informations soi-disant historiques, question de faire passer le nouveau-né conçu… in Asia comme un produit américain pur jus. La preuve par le texte : “La Malibu est la berline médium qui a la carrière la plus longue de l’histoire automobile, puisqu’elle a été lancée en 1964. Depuis le hot rod jusqu’à la voiture de police en passant par le grand classique du cabriolet US, peu d’automobiles se sont montrées aussi populaires et sur une aussi longue période que la Chevrolet Malibu.”
 
La réalité est sans doute moins glamour, ce qui – écrivons-le immédiatement – n’enlève rien aux qualités intrinsèques de la nouveauté. Mais nous estimons qu’il faut éviter de confondre les amateurs d’automobiles avec les acheteurs de montres de contrefaçon… Alors, cette Malibu, c’est quoi ?
 
Rien de plus ni de moins qu’une berline moyenne basée sur la plateforme Epsilon déjà utilisée, entre autres, par l’actuelle Opel Insignia et son clone américain la Buick Regal, ainsi que par la défunte Saab 9-5.
 
 
Partant donc d’un empattement identique à celui de la jolie allemande (2 m 737), les designers se sont efforcés de donner à la Malibu une identité propre à faire rêver les nostalgiques des belles américaines d’antan.
 
L’une des principales caractéristiques extérieures du véhicule est une calandre à double étage, divisée en 30/70, exhibant au centre le célèbre nœud papillon Chevrolet.

 
Les grands blocs optiques accueillent des lampes au xénon. Une arête de tôle court sur toute la longueur du véhicule, soulignant sa forte dynamique. Les épaulements ainsi que les feux arrière évoquent la Camaro. A l’intérieur, la console centrale domine une planche de bord au dessin en double alcôve, un classique de la marque. Le bloc d’instruments rappelle, lui aussi, la Camaro.
 
Côté habitabilité, même les grands gabarits se sentent à l’aise : la garde au toit est de 991 mm à l’avant et 952 mm à l’arrière et l’espace aux jambes atteint 1 m 069 devant et 946 mm derrière. Le coffre a une capacité de 545 litres et, en cas de nécessité, les sièges arrière peuvent être rabattus (2/3).
 
Côté motorisation, la Belgique et le Luxembourg n’ont droit qu’au 2 l diesel produit à Kaiserslautern, en Allemagne. Les seules options sont la boîte automatique, la peinture métallisée et la prolongation de garantie qui, à la base, est fixée à trois ans.
 
 
Ph.: B.G.

10:20 Publié dans Routes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : momento, routes, chevrolet, malibu | |

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