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09/12/2012

Un peu de chaleur face au blues hivernal

La Libre, Momento, Bien-être, adresses, Anvers, détenteLe trouble affectif saisonnier ou dépression saisonnière est une réalité dont souffrent trois fois plus de femmes que d’hommes. Pour le combattre, rien de tel qu’un peu de lumière et de douceur…

De saison: Laurence Dardenne


TAS, POUR TROUBLE AFFECTIF saisonnier, ce n’est pas une pure invention, c’est une réalité, étudiée par des scientifiques qui ont défini des critères spécifiques pour le décrire : léthargie, fatigue, troubles de la concentration, sentiments de tristesse ou d’anxiété, prise de poids, maux de tête, irritabilité, besoin de s’isoler et de dormir plus que de raison… sont quelques-uns des principaux symptômes associés au TAS.
 
Aussi appelée dépression saisonnière, cette affection toucherait 4 % de notre population au point d’aller consulter, alors que, plus léger, le blues hivernal concerne environ 14 % des Belges, d’après un spécialiste des troubles de l’éveil et du sommeil.
 
De trois à quatre fois plus fréquent chez la femme que chez l’homme, la dépression saisonnière est essentiellement liée au manque de lumière, en l’occurrence naturelle, dû au fait que les jours raccourcissent. La lumière joue en effet un rôle important dans la régulation de l’horloge biologique, qui contrôle plusieurs fonctions du corps suivant des rythmes précis, comme les cycles d’éveil et de sommeil et la sécrétion d’hormones selon le moment de la journée.
 
 
Parmi celles-ci, il y a la fameuse mélatonine, aussi appelée hormone du sommeil et naturellement sécrétée la nuit. Les centres nerveux du cerveau contrôlant les rythmes et les humeurs sont en réalité stimulés par la quantité de lumière qui traverse la rétine. Alors que la mélatonine produite par la glande pinéale nous endort la nuit, au réveil, la lumière du jour est censée stopper la production de cette hormone somnifère, la mélatonine. Mais avec les courtes journées d’hiver, le manque de luminosité peut saboter ce processus et faire en sorte que certaines personnes, plus sensibles que d’autres, éprouvent quelques difficultés à se lever – du bon pied – le matin.
 
Pour celles-là, les bienfaits de la luminothréapie peuvent s’avérer précieux. Et parce qu’il n’y a pas de mal à se faire du bien, entre autres manières de combattre le blues hivernal, pourquoi pas deux petites adresses “bien-être”, destination Anvers.
 
 
La Libre, Momento, Bien-être, adresses, Anvers, détenteLuxe, calme et volupté dans des espaces sauna privés
 
A Beveren, le Sparein propose des formules pour un moment bien au chaud, à deux ou plus si affinités…
 
On nous avait dit de l’endroit, ce sont des saunas magnifiques, luxueux, le top du top. D’ailleurs, ils ont gagné des prix ! Faut ab-so-lu-ment aller voir. Même les concurrents étaient de cet avis. Donc, nous avons poussé une pointe jusqu’à Beveren, dans la périphérie anversoise.
 
Mais on nous avait aussi prévenus, ils se situent dans… un zoning. Ah ! Et de fait, tout aussi top soit-il, le Sparein n’est pas installé dans un environnement franchement glam.
 
Pour trouver l’endroit qui se loge au fin fond de ce parc industriel, il faudra traverser une route bordée de concessionnaires automobiles, d’un car wash, d’une entreprise de construction, sans oublier Het Broeken Paleis et l’on en passe…
 
Se dresse alors un imposant bâtiment moderne en tôles métalliques, un peu bling-bling. Devant l’entrée, on a déroulé un tapis rouge façon Festival de Cannes et le sapin de Noël brille de toutes ses dorures. Dans le crachin glacial de ce jour-là, on se dit que c’est donc bien ici que l’on peut passer des moments romantiques…
 
L’endroit est vaste, épuré, limite froid, mais cela, jusqu’à ce que l’on passe la porte de l’un des deux saunas privés. Des espaces sauna, plus exactement. Là, il règne une température de 30°, 80° dans le sauna sec panoramique, 50° dans le hammam. La chaleur, on la retrouve également dans les jacuzzis et bassins tantôt intérieurs tantôt extérieurs, selon que l’on opte pour le “Privé unit Yakarta” ou “Koan”.
 
Lumière tamisée, feu ouvert, grand divan de cuir blanc où l’on rêverait de se prélasser avec sa moitié, bar, vaste table où se rassasier, au choix, de six creuses, d’une croquette au fromage, à moins de préférer les crevettes ou d’un spaghetti à la bolognaise… aux légumes. Si, si.
 
Une fois à l’intérieur de ces spacieux cocons, tout est bel et bien luxe, calme et volupté. Encore faut-il pouvoir oublier dans les bulles du jacuzzi, qu’au-delà des palissades, c’est un peu la zone…
 
Ouverts en septembre 2010, ces saunas privés se louent à l’heure. En semaine, il en coûtera 130 € pour deux heures et deux personnes, et 25 € par personne supplémentaire. Du vendredi au dimanche, on passe à 140 € pour deux heures et deux personnes. Des “arrangements” sont également proposés. Exemple : le Sparein Happy Birthday : deux personnes, deux heures, la bouteille (75 cl) de Veuve Clicquot, les zakouskis-ki-vont-avec et la suprise pour le jubilaire : 220 €. Une idée cadeau comme une autre !
 
Sparein, Pareinpark, 18 à 9120 Beveren.
 
 
 
La Libre, Momento, Bien-être, adresses, Anvers, détente“Food, beauty & wellness”, un concept 3 en 1
 
Au Boudoir, on peut prendre son lunch, se faire coiffer, masser, épiler, bichonner…
 
Boudoir : “pièce où l’on peut se retirer (pour bouder)”, selon la première définition du Petit Robert. Mwoui. “Biscuit oblong recouvert de sucre cristallisé” ? Non. Ou alors, “petit salon élégant de dame”. Oui, voilà sans aucun doute ce à quoi le patron du lieu ainsi nommé a voulu faire allusion en baptisant l’endroit. “Sous Louis XIX, le boudoir était une pièce où les dames allaient se faire bichonner et servir toutes sortes de bonnes petites choses à manger.
 
Et c’est un peu la vocation de l’endroit qui offre même plus que ça. Sur la chaussée de Malines, au cœur d’Anvers, “Le Boudoir” est un concept pour le moins original puisqu’il combine “Food, beauty & wellness”. Poussez la porte et trouvez-y, attablés, un groupe d’antiquaires qui viennent y prendre leur lunch chaque mercredi midi. Sur la gauche, à quelques mètres de ces messieurs, des rayons emplis de produits de beauté. Aventurez-vous un peu plus loin, avant de passer devant le bar… à ongles, c’est le salon de coiffure qui se loge au fond du rez-de-chaussée, sans séparation aucune avec la salle restaurant. Sur la gauche, deux cabines de soins où l’on vous propose gommages, massage, épilation et toute la panoplie de soins corps et visage. Au moins un, quatre autres cabines du même type. Le tout sur une superficie totale de plus de 300 mètres carrés.
 
L’aventure a commencé il y a 11 ans pour Johan Jannssen, Anversois bon teint. Entrepreneur de profession, il se serait bien arrêté de travailler si son épouse, “plus jeune”, nous précise-t-il en souriant, n’avait, elle, pas la moindre intention de prendre sa retraite. “Kathleen est cuisinière, nous dit-il. Nous n’avions pas l’intention, à l’origine de nous lancer à nouveau dans l’Horeca. Nous avons donc ouvert un centre de bronzage. Mais il n’y a pas grand-chose à faire, on se tournait les pouces. Alors, mon épouse a proposé des manucures. Les clients ont demandé si on ne pouvait pas faire des soins visages. Puis, nous avons proposé des massages.
 
Tout s’est enchaîné assez naturellement : le salon de coiffure dans la foulée. Aujourd’hui, quatorze esthéticiennes, dont deux coiffeuses travaillent au boudoir. En cuisine, on retrouve Kathleen et, en salle, Johan, 58 ans.
La formule est clairement originale. On propose des “arrangements” pour tous les budgets. De 100 € pour le soin visage de 30 minutes, le massage du corps de même durée, le shampooing/brushing et le lunch, à 265 € pour le soin visage plus élaboré d’une heure, le gommage suivi du massage, la pédicure et, au choix, la manucure ou le maquillage pour terminer par le lunch.
 
Le Boudoir, Mechelsesteenweg 78a, 2018 Anvers. Site : www.leboudoir.be
 
 
Ph.: Christophe Bortels

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