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20/01/2013

La “fée électricité” aura su se montrer patiente

La Libre, Momento, Routes, voitures électriquesAujourd’hui, le moteur à explosion n’a plus le monopole sous les capots.

J.-F.Ch.

VU LA PRÉDOMINANCE des moteurs thermiques, on a tendance à l’oublier, mais à l’aube de la grande aventure automobile, les voitures électriques se développaient parallèlement aux modèles à explosion.
 
A cette époque, les versions électriques brillaient d’ailleurs déjà par leurs excellentes performances.
 
 
La Jamais Contente , modèle électrique imaginé et conduit par le Belge Camille Jenatzy, est ainsi la première automobile à avoir franchi la barre des 100 km/h dès 1899. Les problèmes de stockage de l’énergie, assez archaïque à l’époque, tuèrent toutefois la voiture électrique dans l’œuf.
 
Plus d’un siècle plus tard, le problème reste d’ailleurs lié aux batteries. A l’heure actuelle, ce sont les modules lithium-ion qui offrent le meilleur compromis longévité/performances/prix. Mais, en moyenne, ces modules fabriqués principalement en Chine coûtent environ 1 000 euros le kWh (kilowatt-heure). Or, pour offrir une autonomie suffisante de plus de 100 km, les voitures électriques modernes embarquent généralement des batteries oscillant entre 12 et 22 kWh !
 
Pas étonnant que les prix des voitures électriques tournent autour des 35 000 euros, même pour des citadines.
 
 
Pour tenter de proposer des prix plus attractifs, les constructeurs optent de plus en plus pour un système de location de batteries.
 
Concrètement : on achète la voiture (pour un prix plus raisonnable tournant autour des 20 000 euros), et on loue les batteries qui restent la propriété du constructeur. Renault, Smart, mais également Mia proposent cette solution avec des loyers mensuels oscillant entre 50 et 80 euros. Ce qui, dans le cas de la future Zoé attendue pour l’été (79 euros/mois), correspond après quatre ans d’utilisation à près de 4 000 euros en sus des 20 950 euros dépensés lors de l’achat. Oui, mais ce montant mensuel correspond, à peine, à un plein de carburant classique, se défendent les constructeurs et, en plus, les clients ne dépensent pas le moindre euro de réparation ou de remplacement en cas de problème avec les batteries.
 
Une formule qui va pouvoir permettre, enfin, à la mobilité électrique de vraiment prendre son essor en Belgique ?
 
 
Dommage que l’arrivée de nombreux nouveaux modèles (BMW i3, Ford Focus BEV, Smart Electric Drive, Volkswagen e-Golf, Volkswagen e-Up !, Renault Zoé, Mercedes Classe B) coïncide toutefois avec la fin des alléchantes déductions fiscales consacrées aux voitures électriques en Belgique.
 
La déduction de 30 % du montant d’achat d’une voiture électrique (plafonné à 9 510 € pour les revenus 2012) s’est arrêtée effectivement au 31 décembre 2012. Dans la même veine, l’EcoBonus wallon pour les voitures électriques diminue de 3 500 à 2 500 euros.
 
Seule éclaircie pour le secteur : la déduction fiscale pour les voitures émettant 0 g de CO2/km reste fixée à 120 % en 2013 pour les voitures de société. Ouf !

Ph.: Renault

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