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01/04/2013

Apothéose

La Libre, Momento, Autoportrait, Simon Van de Perre, Ecole andalouse d'art équestreSimon Van de Perre est le seul Belge et le seul non-Espagnol à être diplômé de l’Ecole royale andalouse d’Art équestre. Il travaille aujourd’hui comme cavalier professionnel de dressage en Belgique.


SIMON VAN DE PERRE EN 6 DATES

16 décembre 1987 : je suis né à Woluwe-Saint-Lambert, à la date prévue et à l’heure, comme toujours.
 
9 juillet 1997 : toute la famille déménage à Paris. C’est le début des découvertes, un nouveau pays, une nouvelle culture… Dès ce moment, je ne resterai pas plus de 4 ans au même endroit : Wezembeek-Oppem, Paris, Madrid, Lasne, Jerez de la Frontera (Espagne), Limal. Une excellente expérience très enrichissante et ayant en tout point participé à mon épanouissement et à ma faculté d’adaptation.
 
15 septembre 1997 : un jour de porte ouverte d’un Poney Club à Fourqueux (France 78), mon frère et moi nous participons à une initiation au poney. A partir de ce jour, je commence à monter régulièrement, participant aux stages de vacances, à des concours de pony games… Une passion a vu le jour.
 
24 septembre 2007 : après ma première année d’université en vétérinaire à l’UCL et avant un changement d’orientation, je me présente aux examens d’entrée de l’Ecole royale andalouse d’Art équestre de Jerez de la Frontera. En attendant les résultats du concours d’entrée et le début de ma nouvelle année universitaire, j’accompagne mes amis à un de leurs cours de biologie; le téléphone sonne, c’est maman qui m’annonce que les résultats viennent d’être publiés sur Internet. Je termine second du concours, j’entre donc dans cette prestigieuse école une semaine plus tard. Le rêve se réalise.
 
4 février 2011 : l’Ecole part en tournée aux Emirats arabes unis. Je suis du voyage. Découverte extraordinaire d’un monde hors du commun, entre le désert et les oasis, les richesses et les fastes. Quinze jours de voyage, des spectacles auxquels je participe au pied des plus beaux hôtels ou dans des lieux magnifiques. Paradoxalement, dans ce désert, tous les spectacles seront réalisés sur herbe. Un périple rempli d’émotions et de découvertes.
 
27 juin 2011 : je reçois mon diplôme de fin de formation; c’est la conclusion d’un rêve. Quatre années de travail acharné, un bagage non négligeable en équitation, en dressage classique et en spectacle. Ce jour-là marque pour moi le lancement dans la vie active. Je me retrouve seul et sans l’aide de professeurs, c’est un passage excitant mais effrayant à la fois.
 
 
UN EVENEMENT DE MA VIE
 
Juin 2011, en remerciement et comme cadeau de fin d’études, le cavalier en chef de l’Ecole (Ignacio Rambla Algarin) nous donne l’opportunité, à moi et à cinq autres cavaliers de dernière et avant-dernière années d’études, de réaliser nous-mêmes un des numéros du spectacle habituellement réalisé par les professeurs. Ce numéro, un carrousel à six de Doma Vaquera (Equitation de travail espagnol), nous l’avons préparé seuls et sur la base unique de la reprise “papier”. Nous avons dû choisir nos chevaux, nos postes et nos tenues. Nous nous sommes entraînés afin que ce numéro soit parfait, et ce, sans l’aide des professeurs. Une fois la validation du cavalier en chef, nous avons préparé nos montures, nous nous sommes mis en place, trois à droite et trois à gauche. L’émotion était vive, les professeurs et autres élèves attendaient beaucoup de nous. Entre le début et la fin du numéro, chacun de nous six avait versé une larme. Ce fut un moment intense et fort en émotion.
 
 
UNE PHRASE
 
“L’espoir fait vivre.”
Grand rêveur, toujours plein de projets, je m’investis à fond pour les réaliser. Sans objectifs, il n’est pas possible pour moi d’avancer dans la vie
 
 
TROIS VILLES
 
Bruxelles
Que cela soit en Brabant flamand ou en Brabant wallon, j’ai toujours habité proche de la capitale. Une ville multiculturelle et animée où il est facile de trouver de quoi s’occuper durant les temps libres ou, le soir, pour un bon repas en famille ou entre amis. C’est aussi la capitale et, donc, le point d’union de toutes les communautés.
 
 
Paris
Les trois années passées dans la banlieue parisienne m’ont permis d’apprendre à m’adapter rapidement à un nouvel environnement, à une culture différente… J’ai pris goût au voyage et à la découverte de nombreux lieux inconnus de cette magnifique ville et de ce pays qu’est la France.
 
 
Madrid
Encore un défi, une nouvelle langue, mais ce ne fut pas un problème. Quelque temps après être arrivé, j’ai directement cherché à monter à cheval, ce qui m´a beaucoup aidé dans l’apprentissage de la langue. Je me suis retrouvé dans un petit manège familial où personne ne parlait le français. Je me suis rapidement pris d’amitié avec mon nouveau professeur (Carlos Alonso Matamoros) qui a vu en moi un cavalier de qualité, et m’a pris sous son aile; c’est lui qui m’a initié au dressage et m’a appris toute la base de mon équitation classique. Il m’a également fait connaître l’Ecole royale andalouse d’Art équestre où un de ses amis est professeur.
 
 
TROIS PLATS
 
Magret de canard
La cuisine française, le goût pour les bonnes choses, un mélange sucré-salé grâce au magret et sa sauce à l’orange, aux airelles, aux pommes… Une cuisson rapide pour une viande saignante ou à point, un vrai délice.
 
 
Mousse au chocolat
Bien entendu avec du chocolat noir pur belge, réalisée à la maison depuis mon enfance. La déguster est un plaisir, mais la préparer en est un aussi, afin qu’elle soit réussie. Le meilleur souvenir d’enfance : lécher les plats une fois le tout terminé.
 
 
Tapas
La mise en bouche, l’entrée ou le plat typiquement espagnols, tout dépend des goûts. A midi ou le soir, tranquillement ou sur le pouce, quelques “montaditos” ou des tapas différents pour une diversité de goûts et de saveurs. Il est facile, grâce aux tapas, de goûter un peu à tout, sous un rayon de soleil en terrasse avec une petite bière.
 
 
TROIS CITATIONS
 
“A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire”, de P. Corneille
J’ai toujours voulu réaliser les choses moi-même, sans recevoir trop d’aide extérieure. Comme l’exprime cette citation, si l’on reçoit tout sur un plateau d’argent, on n’en retire aucune fierté, se battre pour réaliser et construire ses projets nous donne beaucoup plus de fierté et d’envie de continuer dans la même voie.
 
 
“Où est la mort, l’art n’est point. L’art, c’est ce qui fait vivre”, de R. Rolland
L’art en général est la source de la beauté. En faisant de l’art, on cherche à créer de la beauté à travers son imagination ou ses talents. L’Art équestre est ma façon de m’exprimer et de créer du beau et du rêve.
 
 
“Il faut agir en homme de pensées et penser en homme d’action”, de H. Bergson
Il est bien d’être rêveur, mais il faut rester les pieds sur terre pour réaliser ses projets. Je dois tout d’abord agir en homme de pensées pour assurer la réussite de mon projet, et ne pas me lancer les yeux fermés. Après avoir réfléchi et établi une base sûre, il faut se lancer et passer en homme d’action, afin que ce projet voie le jour et puisse réussir.
 
 
UNE DATE
 
11 mars 2004
Les attentats dans les trains à Madrid créent le chaos dans toute la ville, et personne ne comprend ce qui est arrivé. Je ne pensais pas vivre un tel événement, mais toute la population a été touchée de près ou de loin. Des amis et des connaissances étaient, hélas !, dans ces trains. On réalise que nous ne sommes pas à l’abri d’événements aussi horribles, et qu’il faut vivre pleinement sa vie et profiter de chaque moment de manière positive.
 
 
Ph.: Alexis Haulot

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