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01/04/2013

Le foyer, ce si cher et choyé chez-soi…

La Libre, Momento, Bien-être, chez-soiPar ces temps d’incertitude, le Belge ressent plus encore le besoin de sécurité que peut lui apporter sa maison. Son cocon.

Petit nid douillet : Laurence Dardenne

QUE DU BONHEUR DANS NOS FOYERS ? A lire le rapport de tendances sur la vie à la maison d’Iliv (voir par ailleurs), ces temps de crise marqueraient en tout cas le grand retour aux vraies valeurs : famille, bonheur, amitié et sentiment de quartier. Et cela, sachant que le sentiment de “chez-soi” dépend avant tout et de plus en plus des personnes avec lesquelles nous partageons l’essentiel de notre temps, que nous vivions avec elles à la maison ou dans le quartier. Vivre ensemble, de préférence en harmonie, est une notion à laquelle les Belges semblent en effet bien plus attachés qu’on pourrait le penser.
 
Et avec la crise, certaines choses ont tendance à bouger. Parfois même en bien. “Ceux qui doivent désormais se contenter de moins font aussi preuve d’une plus grande créativité, peut-on lire dans ce rapport. Et le ‘je’ qui prévalait dans une société individualisée cède progressivement la place au ‘nous’. Les gens unissent leurs forces. Le partage a la cote. Non seulement pour le jardin, la voiture ou la maison, mais aussi les expériences, le travail et la vie en général. […] En ces temps d’incertitude, nous recherchons plus que jamais la sécurité d’un endroit à nous, de ce nid où nous pouvons nous retirer avec ceux qui nous sont le plus proches”.
 
Pour la deuxième édition de cette vaste enquête sur la vie à la maison et le sentiment de chez-soi, plus de 2000 Belges ont été sondés, reflétant les grandes tendances rassemblées dans un volumineux rapport intitulé “Bienvenue chez nous”. En voici, parmi tant d’autres, quelques extraits.
 
Relativement satisfait, le Belge estime en général qu’il vit bien, sans grand luxe mais confortablement (72 %), même si 16 % estiment toutefois vivre dans un logement “basique”, sans luxe ni beaucoup de confort, et 13 % dans un logement plus luxueux. Une habitation dite “moyenne” reste le lot de la grande majorité, sachant que tout est relatif. Par rapport aux autres habitants de l’Union européenne, en effet, le Belge peut s’estimer heureux, son habitat s’avérant plus spacieux que la moyenne en Europe, mais aussi mieux équipé et de meilleure qualité au niveau des finitions.
 
Plutôt casaniers et très attachés à leur maison, nos compatriotes déménagent peu. S’ils le pouvaient, 64 % aimeraient toujours pouvoir rester dans leur maison, signe qu’ils s’y sentent manifestement bien. Près de la moitié d’entre eux (48 %) vivent près de chez leurs parents ou d’autres membres de la famille alors que 14 % aimeraient qu’il en soit ainsi; 34 % vivent dans le quartier où ils ont grandi tandis que 11 % auraient aimé y vivre.
 
 
Et si 89 % se retrouvent régulièrement à table avec toute la famille, ils sont 35 % à trouver sympa l’idée de cohabiter avec plusieurs générations. Le “foyer kangourou” serait-il un nouveau format familial ? “Parents qui retourneront vivre chez leurs enfants une fois plus vieux, jeunes couples qui vivent encore un peu chez leurs parents, jeunes plus si jeunes depuis longtemps quand ils quittent l’hôtel ‘Chez Maman’, parents isolés qui, après un divorce, retournent vivre avec leurs parents chez les enfants, ou encore familles monoparentales optant pour une location groupée…, le foyer doit de plus en plus s’adapter au cadre socio-économique changeant de notre société et à un environnement relationnel toujours plus complexe”, observe Iliv, qui confirme bien que l’“habitat kangourou” a le vent en poupe.
 
A partir de quand une maison devient-elle un ‘chez-moi’? A travers des questions portant sur l’essence même d’un ‘chez-soi’, Iliv s’est attaché à définir cette notion immatérielle. “Une chose est sûre : l’idée d’un ‘chez-soi’ libère de nombreuses émotions, indiquent les auteurs du rapport. Ce dernier est intimement lié à notre personnalité et est le seul endroit où nous pouvons être totalement nous-mêmes, relâcher la pression, tomber le masque et trouver le calme. Toutefois, ce sentiment naît non pas de l’individu lui-même, mais bien de la notion de vivre ensemble. Un ‘chez-soi’ est un nid pour ceux qui nous sont les plus proches. Au final, on se sent chez soi quand on se sent bien et quand on est heureux”.
 
Comment mesurer la sensation de ‘chez-soi’? Pour définir cette notion, trois indicateurs ont été utilisés : se sentir chez soi à la maison, aimer être chez soi et être heureux de son chez-soi. L’indice de “sentiment de chez-soi” qui résulte de la combinaison de ces trois facteurs donnerait une bonne mesure de la notion de “chez-soi”. Qu’en est-il dans les chiffres ? D’après l’enquête, le Belge ressent un “fort sentiment de chez-soi”. Ils sont en effet 95 % à se sentir chez eux dans leur maison, 94 % à aimer être chez eux et 90 % à être heureux de leur “chez-eux”. En tout cas, les personnes interrogées se disent généralement plus satisfaites de leur maison et de leur quartier que de leur situation financière, de leur travail ou de leur vie sociale. Une chose paraît évidente : avoir un “chez-soi” est particulièrement important à tel point que, pour 7 Belges sur 10, il est tout bonnement impossible d’être heureux sans cela !
 
 
L'enquête
L’étude Iliv, dont un premier rapport est paru en 2011, est une étude quantitative, réalisée en ligne auprès d’un échantillon de 2000 personnes représentatif de la population belge de plus de 18 ans. Il porte sur “Les Belges et la vie à la maison en 2013”.
Créé avec le soutien de Ikea, mais fonctionnant de manière indépendante, Iliv est un observatoire de la vie à la maison qui s’est donné pour but de mettre en valeur l’importance du foyer à travers des enquêtes, analyses, interprétations et tendances.
Le rapport détaillé peut être consulté sur www.iliv.be.

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