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09/06/2013

Xbox One: l'envers de la boîte

La Libre, Momento, Pixels, Xbox OneLa console de Microsoft, à peine dévoilée, suscite un vif débat chez les passionnés.

Aux manettes: Alexis Carantonis


MICROSOFT A DONC LÂCHÉ les chevaux, et accouché de son nouveau bébé de divertissement. La Xbox One (et non 720, 3 ou Infinity) a montré son châssis (sobre, massif, design, mais également régressif, tant il évoque la Xbox première du nom), son Pad (pas bouleversé, tant mieux), son Kinect (revu) et quelques trop rares titres phare.

Véritable média-center polyvalent, plus que jamais mû par les gimmicks gestuels et vocaux de son Kinect 2.0 (pourvu de capteurs 1080 p / 30 fps détectant jusqu’aux mouvements de poignet et battements de cœur de 6 joueurs, même dans une pièce mal éclairée), la Xbox One a plutôt bien réussi sa naissance médiatique.

Son architecture technique prometteuse (8 Go de RAM en DDR3 – DDR5 sur la PS4 –, processeur octo-cœur, lecteur Blu-Ray, compatibilité Ultra-HD pour l’avenir, USB 3.0, disque dur – non amovible – de 500 Go embarqués…) et assez semblable à celle de la PS4 ne déçoit guère.

Pour autant, la console fait déjà tiquer les gamers sur bien des points, évidemment tus lors de l’annonce, mais qui ont surgi une fois les cotillons nettoyés. A la fois prometteuse et contraignante, la Xbox One n’a pas fini de faire débattre. Voici ce que vous devez, aussi, savoir avant de penser à l’acquérir fin de cette année, à un prix qu’on présume voguant dans les flots des 350 à 500 €.

Et les jeux ? Soyons de bon compte : Microsoft en garde sous la pédale pour l’E3, imminent. Les jeux n’étaient vraiment pas les stars de la présentation de Microsoft… “Forza Motorsport 5”, “Call of Duty Ghosts” ou le line-up EA Sports (dont “FIFA 14”), c’est évidemment du lourd, mais cela frise le degré zéro de l’audace et de l’originalité. “Quantum Break”, du studio Remedy, s’affiche ainsi comme la seule nouvelle licence annoncée. Maigre. Mais Microsoft nous promet une quinzaine d’exclus, dont huit totalement inédits. On attendra donc avant de juger. Mais une chose est sûre : Microsoft a réussi à faire parler de sa console, il doit désormais, à l’E3, faire parler des jeux.

Kinect obligatoire. Le Kinect (23 millions de périphériques vendus pour quelque 77 millions de Xbox 360 en circulation) est une belle réussite marketing, et même technique. Sa version remise au goût du jour promet beaucoup. Mais tous les joueurs ne sont pas demandeurs de ce Big Brother inquisiteur de nos salons… Pour bon nombre de ceux qui achètent une Xbox, c’est Pad en main que l’histoire s’écrit. Inclure d’office le Kinect dans le pack console (et donc le faire payer, forcément, à tous les consommateurs) et, pire, imposer sa connexion pour le bon fonctionnement de la machine divise.

Zéro rétrocompatibilité. C’est devenu une règle qui a raison de faire hurler : ni la Wii U, ni la Xbox One, ni la PS4 ne peuvent lire les jeux acquis sur leurs grandes sœurs (respectivement la Wii, la Xbox 360 et la PS3). “Incompatibilité technique”, disent les constructeurs. La Xbox One ne lira ni les jeux physiques de la 360 ni les jeux démat’ achetés sur le Xbox Live. Une pilule difficile à avaler…

Connexion permanente ? Le tollé concernant la prétendue connexion obligatoire de la Xbox One aurait-il poussé Microsoft à faire marche arrière, toute ? Rien n’est moins sûr, la firme de Redmond manquant quelque peu de transparence sur ce sujet. Une chose semble toutefois acquise : la One ne nécessitera pas de connexion permanente. Mais probablement une connexion (très) régulière. Le gamer n’est pas anti-progrès, et il connecte majoritairement ses consoles au Web, mais il n’aime pas qu’on lui impose de le faire. Nuance.

Occasion bridée. L’autre point très débattu concerne l’occasion, que l’industrie voudrait (tout bas) limiter. Qu’en est-il de la One ? Cela doit être confirmé, mais il semblerait que tout lancement d’un nouveau jeu nécessiterait l’installation d’une partie de celui-ci sur le disque dur de la machine (point positif : les temps de chargement devraient être réduits) ET le couplage du jeu à votre compte Xbox. Conséquence : le jeu ne serait, par la suite, lisible que depuis une console liée à votre profil. Ou par celle d’un tiers, mais qui devrait alors repasser à la caisse pour coupler le jeu à son propre compte… Si cela se concrétise, ne cherchez pas, le marché de la seconde main en pâtirait énormément – en même temps que notre droit à la propriété. Microsoft a toutefois dit réfléchir à une solution “pour que la Xbox One permette aux joueurs d’échanger et de revendre des jeux”. On attend, donc. Mais légèrement méfiants.


Ph.: Microsoft

11:30 Publié dans Pixels | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la libre, momento, pixels, xbox one | |

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