Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

29/07/2013

L'effet papillon(s)...

PHOTONEWS_10417395-002.jpgLe week-end des 3 et 4 août, Natagora appelle tout un chacun à recenser les papillons de son jardin. Une invitation à découvrir ce microcosme si fascinant et si fragile qui vit juste à côté de nous.
 
Papillonnant : Samuel Hoste


AHHH L’ÉTÉ, LA SAISON PROPICE AUX ACTIVITÉS en plein air, se balader, flâner… et pourquoi pas papillonner au jardin  ? C’est ce que propose comme chaque année le premier week-end d’août l’ASBL Natagora en lançant un appel à la population pour étudier la présence des papillons dans nos contrées. Il semble qu’au fil du temps le nombre et la diversité de lépidoptères soit en recul, et ce de manière flagrante dans les régions où l’agriculture est la plus intensive.
Le recensement “Devine, qui papillonne au jardin ?”, organisé par Natagora, essaie de préciser l’ampleur du phénomène d’où l’importance d’un maximum de résultats pour pouvoir en tirer des conclusions. L’ASBL constate cependant que nous assistons à une raréfaction importante de quasiment toutes les espèces de papillons, et, plus particulièrement, de celles vivant dans certains milieux spécifiques tels que les pelouses calcaires ou les clairières de nos forêts.
L’influence du monde agricole sur les papillons est paradoxale. D’une part, le développement de l’agriculture dès le Néolithique a permis à de nombreuses espèces animales et végétales de s’installer dans nos contrées, dont de nombreuses espèces de papillons. En effet, une grande part de nos espèces de papillons dépend des pâturages entretenus par des bovins, des moutons ou des chèvres. Mais certains changements induits par l’intensification agricole dans les années 1950 ont radicalement modifié cet équilibre.
D’autre part, Natagora note aussi l’influence non négligeable de l’abandon de nombreuses surfaces agricoles. Ces prairies, abandonnées également au profit d’autres sites engraissés, ont vite fait d’être recolonisées par une végétation arbustive luxuriante qui a malheureusement eu un impact très négatif sur la faune et la flore de ces milieux artificiellement ouverts. 78 % des espèces de papillons typiques de ces milieux sont aujourd’hui menacées. Bref, le problème n’est pas simple et le recensement des papillons est un premier outil pour adopter les meilleures stratégies de conservation.
Si l’on a coutume de dire que le battement d’ailes d’un papillon peut tout changer à l’autre bout du monde, cette fois c’est à vous de faire changer les choses en vous rendant sur le site Internet spécialement prévu pour encoder vos observations. Et pourquoi ne pas profiter de ce week-end pour emmener les plus jeunes dans un safari nature au fond du jardin ?
 
www.natagora.be/papillons

Les commentaires sont fermés.