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14/09/2013

Bons baisers de Cassis

La Libre, Momento, Escapade, Provence, Cassis, Marseille, PorquerollesLes pieds dans l’eau bleue de la mer Méditerranée, protégée par les falaises de calcaire rose du Cap Canaille et blanc de ses Calanques, Cassis se la coule douce toute l’année. Mais c’est avant et après l’été qu’elle séduit le plus, quand son port de plaisance et ses terrasses colorées sont au repos. L’animation de la semaine vient de son seul marché, et les jours s’égrènent, paisibles et ensoleillés, du moins quand le Mistral ne s’en mêle pas. On pense bien à vous et on espère qu’il ne pleut pas trop en Belgique…

Carte postale: Frédérique Masquelier


DE COLLIOURE À MENTON, les plus grands peintres ont écumé les rives de la Méditerranée. Mais il ne faut pas être né un pinceau à la main pour répondre à l’appel du Sud, cet éden où les couleurs sont plus belles et la lumière plus intense.

Etape picturale et, surtout, coqueluche de la bourgeoisie marseillaise, Cassis la belle est célèbre pour ses Calanques, son charmant port de plaisance et ses vins. Si on ajoute le chant des cigales, les miroitements de la Méditerranée, le soleil de Provence, les pinèdes et autres coteaux peuplés de vignes et d’oliviers, les effluves de lavande et la sieste de midi, on obtient un joli tableau impressionniste. Et une belle série de cartes postales, à envoyer aux êtres chers restés en Belgique pour mieux les faire pâlir d’envie.

La Libre, Momento, Escapade, Provence, Cassis, Marseille, PorquerollesOn leur racontera, par exemple, que l’on s’est perdu dans les ruelles piétonnes et colorées du centre de Cassis et que l’on a admiré les façades fleuries des maisons, avec, on l’admet, un peu d’envie. Mais aussi que l’on a pris le temps de s’attabler en terrasse avec un bouquin à terminer, tout en levant les yeux d’une page à l’autre pour regarder se succéder les passants. Puis que le soir, on s’est promené jusqu’au phare pour admirer le port éclairé, après avoir testé l’un ou l’autre petit bistrot du coin.

On n’omettra pas de s’étendre sur le marché qui a lieu deux fois par semaine, le mercredi et le vendredi. Et de tenir son assistance en appétit en détaillant, étal par étal, tout ce que l’on y a grignoté. Sans oublier d’indiquer où l’on a déniché telle petite robe, tel sac en cuir, tel plat en grès.

Avant de perdre le fil de son récit, on se concentrera sur les “must-see” de Cassis : ses Calanques, classées depuis 1975 et protégées en tant que parc national depuis 2012. Et l’on expliquera le sentiment qui gagne les randonneurs en arrivant devant chacune d’entre elles… Pleins d’entrain et aventureux à Port-Miou, plus essoufflés à Port-Pin et carrément fourbus à En-Vau, la plus belle et, l’un ne va souvent pas sans l’autre, la moins accessible.

Heureusement, on précisera que l’on a pu compter sur le vin de Cassis pour nous réconcilier avec le farniente. Et on glissera fièrement que celui-ci peut s’enorgueillir d’être le premier vin d’appellation d’origine contrôlée (AOC) de Provence, reconnu en 1936. Et l’un des trois premiers à l’échelle de la France.

Pour définitivement marquer des points – et se faire détester –, on insistera sur le fait que Marseille est à quelque 20 kilomètres seulement à l’est de Cassis, et que l’on a profité de ces vacances pour y faire une escapade. Capitale européenne de la culture en 2013, la ville accueille, en effet, son lot de manifestations et d’expositions en tous genres. On ajoutera que l’on est allé admirer les œuvres de Cézanne, Gauguin, Renoir, Matisse, Picasso, Van Gogh, Braque, Derain, Soutine et les autres au Palais Longchamps-Musée des Beaux-Arts, et que l’exposition Le Grand Atelier du Midi valait à elle seule la peine de descendre… dans le Midi.

La Libre, Momento, Escapade, Provence, Cassis, Marseille, PorquerollesEnfin, on conclura en évoquant la journée passée à Porquerolles, la plus grande des trois îles d’Hyères, non loin de Toulon. Le départ en ferry à l’aube, la location de vélos et la matinée d’errances au gré des sentiers en terre battue. Mais aussi le pique-nique sur la plage, et la sieste à l’ombre des pins. Avant de pédaler à toute vitesse en direction du port, en priant pour ne pas rater le dernier ferry vers le continent.

Somme toute, on aura convaincu son assistance des bienfaits d’une petite semaine – voire d’une semaine prolongée – à Cassis. Et, d’ici aux prochaines vacances, on se prendra à rêver d’y retourner.

P.S. : l’expo du Grand Atelier du Midi se tient jusqu’au 13 octobre prochain. A bon entendeur.


Ph.: F. Masquelier

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