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01/10/2013

Heureux qui communique

La Libre, Momento, Ludo, jeux de société, communicationLa mode est aux “party games”. La tchatche et le bagou sont de plus en plus souvent les atouts gagnants
du joueur en société.

Maître du jeu: Yves Cavalier


DEPUIS LES CADAVRES EXQUIS ET AUTRES charades des salons mondains, les amusements du verbe n’ont jamais tout à fait quitté le terrain ludique. Mais depuis quelques années, les jeux de “tchatche” font une véritable percée dans les boutiques et forcément à la table des joueurs. A la différence des jeux de société traditionnels, ceux qu’on classe encore dans la catégorie des “party games”, se distinguent par quelques caractéristiques.
 
1. On joue nombreux. En moyenne, on tourne aux alentours de 6-8 joueurs mais cela peut aller jusque 15 ou au-delà.
 
2. On parle beaucoup. Ou en tout cas on communique par la parole, par le mime ou par le dessin. C’est d’ailleurs la caractéristique essentielle de ce type de jeux. L’objectif est d’entrer en contact avec les autres. On s’en sert donc souvent pour briser la glace dans les groupes. Le plus dur, c’est de convaincre les plus timides de ne pas se cacher derrière le canapé !
 
3. Tout le monde joue. Pas besoin d’être un gamer averti ou une encyclopédie du jeu. Les principes sont très simples, parfois simplistes.
 
4. C’est facile à comprendre. Et donc à expliquer par celui qui va convaincre les autres membres du groupe de se prêter au jeu. Avec cet avantage, c’est que l’explication ne dure pas trop longtemps.
 
5. On crée une ambiance. Les “party games” ont cette faculté de créer très vite un climat : concentré comme dans Dixit, surchauffé comme dans Time’s Up ou Dobble, lugubre comme pour les Loups-Garous…
 
6. On ne compte pas. Les points n’ont aucune importance. On les compte parfois pour le principe mais, dans ces jeux plus que dans tout autre, l’important est de participer bien plus que de gagner.
 
Ces caractéristiques sont présentes dans la plupart des jeux de “tchatche” et sont en quelque sorte leur succès. Par contre, expliquer le phénomène de mode est moins évident. C’est cependant directement lié à la renaissance du jeu de plateau dans les familles et les cercles d’amis. La plupart de ces “party games” sont utilisés en fin de soirée, histoire de se rafraîchir les neurones après un bon gros jeu de gestion très prise de tête.
 
 
Les incontournables
 
Loup-Garous de Thiercelieux. Une dizaine de joueurs et un animateur pour essayer de déterminer qui, dans le groupe, est un loup-garou qui dévore les autres pendant la nuit. Déroutant mais très fun avec un bon maître du jeu.
Time’s Up. Le jeu d’ambiance de référence. Trois tours pour faire deviner un mot à son partenaire : d’abord en le décrivant, ensuite avec un seul mot, et enfin par le mime. La tension monte à chaque tour.
Carabistouille. L’ancêtre (belge) du jeu de “tchatche” réédité en Nonsense et Nonsense Family. Raconter une histoire et y insérer des mots imposés. Délirant.
Petits meurtres et faits divers. Un chef-d’œuvre du genre qui se déroule dans un commissariat. Identifier le coupable parmi plusieurs témoins d’un crime. Hilarant avec un bon bagou. Essayer aussi “A l’heure du crime, que faisiez-vous ?”.
Dixit. Le plus poétique et le plus surprenant. Deviner quelle est l’image choisie par un joueur qui donne une phrase en guise d’indice.
Democrazy. Une rareté à dénicher en brocante. Les règles du jeu changent à chaque tour avec des discussions à la clé !
 
 
Ph.: Asmodee

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