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26/10/2013

F1 2013, le syndrome Fifa

La Libre, Momento, Pixels, Formula One 2013Comme la simu de foot, la simu de F1 progresse par touchettes. Mais la base reste vrombissante, donc recommandable.

Aux manettes: Alexis Carantonis


IL Y A PLUS D’UN PARALLÈLE à établir entre Fifa, bébé footeux d’EA Sports, et Formula One, rejeton vrombissant de Codemasters. Si ce n’est que son statut de référence absolue pour les fans de circuits, Formula One le glane sans réelle concurrence, là où Fifa échange les coups avec PES chaque année.
Pour le reste, le canevas est assez similaire : un maximum de licences officielles; un excellent jeu à la base, référent en matière de simulation, de gameplay et d’esthétique; qu’on améliore chaque année, par touchettes.
 
 
Donc, oui, forcément, Formula One 2013 est un peu meilleur que le 2012. Il justifie dès lors son achat. Mais pas si vous êtes en possession d’une version récente, sauf si vous situez la messe du dimanche sur le bitume des plus grands circuits du monde.
 
Comme Fifa, qui a intégré un mode Légende où Pelé peut enchaîner un une-deux avec Messi et Beckenbauer couvrir Kompany, cette année, en petit plus bonus attrape-fans, F1 2013 a joué sur la nostalgie en permettant au joueur de se glisser dans le cockpit d’icônes passées de la F1. Gerhard Berger (et sa mythique Ferrari), Jean Alesi, Eddie Irvine, Nigel Mansell, Satoru Nakajima, Ralf Schumacher, Damon Hill ou encore David Coulthard (mais dans une voiture, la Williams FW14B, qu’il n’a jamais pilotée…) reçoivent donc une nouvelle chance de faire vrombir les pistons. Fan-service ? Certes. Mais il faut admettre que pour ceux qui ont grandi devant la F1 de papa, c’est surtout sympathique. Même si Ayrton Senna manque cruellement à l’appel de ce mode Classic
 
 
Pour le reste, on apprécie un niveau de réglages toujours accru, avec, notamment, une toujours plus pointilleuse gestion des pneumatiques, et une difficulté plutôt savamment dosée. Accéder à la trilogie d’écuries dorées (Ferrari, Mercedes, Red Bull) prendra ainsi du temps, et des objectifs à remplir à la hauteur de l’honneur que représente le fait de se glisser dans le baquet de ces monstres sur roues.
Essentiellement tourné vers les fans (qui restent nombreux), ce F1 2013 lâche véritablement les chevaux en y jouant avec volant et pédales, même si le plaisir n’est pas absent avec le classique joypad. Pour le côté esthétique, nous serons brefs, puisque les améliorations sont mineures, voire absentes, mais que F 1 2012 flirtait déjà avec le potentiel maximum qu’est capable de cracher une console current-gen.
 
C’est indéniable : Codemasters attend la next-gen (PS4-Xbox One) pour, espère-t-on, réinventer son jeu phare. Et à dire vrai, nous aussi.
 

Formula One 2013 (Codemasters), disponible sur PS3, Xbox 360, PC.

 

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