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09/11/2013

Le Breton porte-t-il un chapeau rond?...

La Libre, Momento, Tendances, mode, Breton… En ce moment, en tout cas, non. Le Breton met en cause les institutions, veut se faire entendre dans ce marasme de la crise. Et délaisse ses colifichets folkloriques pour un bonnet de la rébellion. Rouge, presque phrygien. Un bonnet et, donc, pas un chapeau rond (et pan, dans les dents !).

En mode Bretonne affirmée: Aurore Vaucelle


Les manifestants bretons arborent le bonnet rouge, pas du commandant Cousteau, mais des bonnets de la marque Armor-Lux – fabrication made in Breizh – qui leur donnent un petit air de révolutionnaire aux bonnets phrygiens. C’est la société bretonne qui a offert aux manifestants plus de 2 000 bonnets dans le cadre de la manifestation de Quimper le 2 novembre, pour le sauvetage de l’emploi et contre l’écotaxe dans la région. Un joyeux coup de pub – et coup de gueule – qui dit le savoir-faire breton et le “on se laissera pas faire”. (ph.: Reporters)

La Libre, Momento, Tendances, mode, BretonComment choisir sa marinière en fonction de sa personnalité profonde ? Une question d’importance.

Il y a autant de marinières que de poissons dans la mer, pourrait-on philosopher. Et depuis que Picasso, Jane Seberg ou Jacques Prévert se la sont appropriée, la marinière a connu une gloire internationale qui a mené à la diversification de son allure. Il y en a, à ce sujet, pour toutes les bourses. Des sobres pour des vacances à la mer, des trendy façon designer qui veut se réapproprier un classique. Ou alors complètement revisité, comme chez Rykiel où l’on étire les rayures non sur le buste mais sur les gambettes des filles – le matelot ne verrait sans doute pas d’inconvénient à ce que son tricot de travail soit si joliment exploité.
(Marinière Saint James, 65 € env. Infos sur www. saint-james.fr)


Le caban à boutons

Le caban est d’abord plutôt la veste du marin, en drap bleuté feutré, qui résiste aux embruns. Sa particularité : une double rangée d’un boutonnage doré, auréolé d’une ancre de marine. Une grande partie des boutons sont cachés ou ne sont là que pour décorer : voilà donc un vêtement qui dit de suite l’importance de l’homme qui le porte, autant de boutons clinquants, comme de brillantes médailles de guerre. Le caban – issu du vêtement militaire qu’était la capote –, par ses lignes pures, campe son détenteur dans une fière allure. Lui donne de la carrure. Et voilà comment on a tous succombé au charme de Corto Maltese.


La Libre, Momento, Tendances, mode, BretonLe style marin ne se démode pas

A chaque saison, les rayures font leur retour. Du pont au podium, il semble qu’il n’y ait qu’un pas depuis que Coco Chanel a commencé à porter une marinière un peu lâche sur un pantalon à pont. Dans le sillon de Chanel, Jean-Paul Gaultier a donné un autre sens à la légende des rayures et a fait de la marinière ce vêtement du beau et gai marin, mi-fille, mi-garçon. Sonia Rykiel, quant à elle, a donné un peu de couleurs à ce monde bilatéral – blanc et bleu, bien et mal ?
Depuis, les créateurs Margiela, Galliano, Castelbajac se sont engouffrés dans la tradition du vêtement de marin revisité. (Robe marinière signée Gaultier - ph.: Reporters)


La coiffe, ze mythe breton

Le costume bigouden, voire même la coiffe bigoudène, voici donc un mythe qui reste inscrit dans l’esprit de chacun quand on cause Bretagne profonde. Mais cassons le mythe : le costume breton tel qu’on se le figure à l’heure actuelle est en fait assez récent. Le premier modèle collecté, actuellement au musée de Quimper, date des années 1840. En fait, le costume n’a rien d’atemporel : dit “traditionnel”, il apparaît tardivement dans une région paysanne sortie de la précarité. Emblématique d’une société paysanne riche. Voilà pourquoi, chez l’homme, on y multiplie les boutons, même non nécessaires : ils signifient l’opulence. Sur les robes des femmes, ce sont les dentelles qui sont des ornements sociaux, tout comme la coiffe. On a pu lire que plus la coiffe était haute, plus la famille de la belle était aisée, une manière de dire la valeur de sa dot, sans façon, le tout habillé par le charme de la “tradition”.


La Libre, Momento, Tendances, mode, BretonCarte postale colorisée représentant un rebouteux de la Bretagne de la fin du XIXe siècle. A la fin du XIXe, les scientifiques, premiers anthropologues, ont entrepris de sillonner la Bretagne pour la fixer dans ses couleurs d’antan. A la même époque, le philologue Théodore Hersart de La Villemarqué a, de son côté, répertorié les chants et légendes bretons pour préserver le patrimoine oral. Son ouvrage se nomme le “Barzaz Breiz”.
(Ph.: Rue des Archives)

14:05 Publié dans Tendances | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la libre, momento, tendances, mode, breton | |

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