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12/11/2013

On disait que… “Jeu t’aime”

La Libre, Momento, Bien-être, enfants, jeux, développementJeux de rôle, de société ou autres, ils sont essentiels au bon développement de l’enfant. A une époque
où l’on ne prend plus nécessairement le temps de jouer avec ses enfants, Yapaka lance une campagne.

Jeux d’enfant: Laurence Dardenne

ON DISAIT QUE J’ETAIS… Tous, nous avons joué à “On disait que…”, à faire semblant quand on ne disait pas à “faire en blanc”.  “Vers l’âge de 3 ou 4 ans, l’enfant aime devenir des personnages, expliquait dans une interview Sophie Marinopoulos, psychologue et psychanalyste française. Il va s’identifier à des personnages que l’on retrouve dans ses jeux et qui sont, soit des personnages de la réalité, liés essentiellement à la cellule familiale, soit des identifications à des émotions qu’il vit et qu’il va transformer. Il peut, par exemple, devenir l’agressivité. Il va jouer à être ‘Monsieur agressif’. Il va utiliser un certain nombre de mécanismes de ‘faire semblant’ pour pouvoir traduire sa vie intérieure. Il traduit quelque chose qu’il est en train d’éprouver, qu’il essaie de dépasser et de comprendre. Il va aussi jouer ses peurs. Tout ce qui appartient aux préoccupations enfantines va être mis en scène dans ses activités ludiques, ses espaces très particuliers qui sont des espaces-temps à part entière pendant lesquels les enfants jouent ensemble, utilisant des figures identificatoires. Ils vont jouer à plusieurs avec le risque que tous ne s’y retrouvent pas. Certains vont alors sortir du jeu. ‘Je ne veux plus jouer parce que je voulais être…’ tel personnage. En fonction de là où ils en sont dans leur construction propre, ils vont avoir envie d’occuper une place, une fonction dans le jeu qui, parfois, est acceptée par l’ensemble du groupe, mais pas toujours”.

Qu’il s’agisse de jeux de rôle, de société ou autres, jouer, on le sait depuis la nuit des temps, est essentiel au développement de l’enfant. Pourtant, depuis un certain temps déjà, les professionnels de l’enfance ont fait le navrant constat que, pris par d’autres “priorités” sans doute, les parents jouent de moins en moins avec leurs enfants. De là à penser que le développement de l’enfant pourrait en être altéré, il n’y a qu’un pas, allègrement franchi par les observateurs qui n’hésitent pas à associer cette évolution des temps à l’augmentation des troubles du comportement, dont la violence. Spécialiste du traitement des enfants et adolescents violents et auteur de l’ouvrage “Voulons-nous des enfants barbares ?”, le pédopsychiatre français Maurice Berger affirme à ce propos : “Une France qui jouerait avec ses enfants de moins de deux ans pendant quinze minutes par jour, la télévision éteinte, serait une France moins violente.”
 
Simplement “prendre le temps de jouer en famille, sans objectif pédagogique, juste pour le plaisir du jeu et de la relation, est quelque chose d’essentiel pour les enfants et leurs parents. Jouer aide à grandir, à découvrir le monde, à apprivoiser ses peurs, à se construire. Jouer apprend à vivre ensemble, à créer…”, plaide le programme Yapaka qui, associé à de nombreux partenaires et en collaboration avec la Cocof, organise, à quelques jours de la Saint-Nicolas, soit le dimanche 24 novembre prochain (de 10 à 18 heures), une journée événement. Ce jour-là, en effet, aura lieu la 3e édition des rencontres “Jeu t’aime” à Bruxelles, Tournai, Malmedy.
 
En quoi consistera plus précisément cet événement ? A Bruxelles, Yapaka propose un marché gratuit du jeu et du jouet. Le principe est simple, comme le troc. Vos étagères débordent de jeux, jouets, livres pour enfants, déguisements, instruments de musique, matériel de bricolage, jeux d’extérieur… aujourd’hui délaissés par vos enfants ? Embarquez-les et participez à cette expérience inédite du marché gratuit du jeu et du jouet en troquant les jeux et jouets qui n’ont plus la cote chez vos marmots pour les laisser en choisir d’autres qu’ils s’amuseront à découvrir. Cette initiative de Freecycle, un réseau qui valorise la consommation basée sur le don et la réutilisation des biens, et Yapaka “s’inscrit dans une visée alternative de consommation. La réussite de cet événement inédit repose aussi sur l’engagement de chacun et sur la solidarité !”, soulignent les organisateurs.
 
 
LE SITE
www.yapaka.be/jeutaime
Pour plus d’infos
Afin de réveiller le goût du jeu, Yapaka a développé plusieurs outils : un marché gratuit du jeu et du jouet, une campagne et un livre (disponible gratuitement en téléphonant au 0800.20.000).
 
 
Ph.: Reporters/BSIP/B.Boissonnet

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