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16/11/2013

Phablettes: la "pholie" des grandeurs

La Libre, Momento, Pixels, phablettesPlus qu’un téléphone, à peine moins qu’une tablette, le format interpelle. Et cartonne. Suivez le guide.

A. Ca.


SAINT NICOLAS, PÈRE NOËL, sortez les stylets et faites-vous y : on n’a que leur nom, biscornu, hybride, et toutefois relativement méconnu à la bouche. Les phablettes. Mais c’est quoi, dans le fond ? Contraction de phone et tablette, la phablette, comme son nom l’induit, est un appareil présentant les caractéristiques d’un smartphone avec le confort d’écran amené par une tablette. Comprenez donc qu’on pourrait les sous-nommer mégasmartphones, tabphones ou, même, tablettes-avec-lesquelles-téléphoner…

Rendons à Samsung ce qui est au leader de la téléphonie mobile : c’est à lui, qui propulsa la Galaxy Note (premier téléphone de plus de 5 pouces du marché) sur les fronts baptismaux il y a un peu plus de deux ans, qu’on doit l’audace de ce nouveau format. Qui, aujourd’hui – même s’il est toujours sujet à moqueries et que ses utilisateurs composent avec une prise en main parfois délicate et un porté à l’oreille pas toujours discret (en même temps, avec un écran de 6 pouces…) –, s’impose plus que jamais.

Si l’on ne donnait pas cher de la coque de ces téléphones hybrides aux écrans gigantesques où gribouillent au stylet employés en costume comme étudiants, force est de constater que le marché est demandeur de pouces supplémentaires. Même la gent féminine, qu’on était loin de présumer aguichée par ce nouveau form-factor, accroche. C’est que les phablettes rentrent malgré tout dans un sac à main…

Ce boom est traduit en chiffres des plus concrets : selon une étude menée par le cabinet Canalys, un nombre record de 56 millions de smartphones, dotés d’écrans de plus de 5 pouces, a été écoulé au troisième trimestre, ce qui représente 22 % du nombre total de smartphones vendus sur la période. Samsung domine largement le marché dans cette catégorie, la marque représentant bien plus de la moitié des ventes.

Mais la concurrence s’est plus que réveillée et propose des alternatives presque tout aussi valables que la Galaxy Note 3, dont il est difficile de nier la supériorité technique et de prise en main (malgré une finition plastico-skaï qui commence à bien faire). Sony, HTC, Acer et même Nokia s’y mettent, en attendant, qui sait, une certaine pomme…


Samsung Galaxy Note 3: la Madonna des phablettes?
Rayon supersmartphones, c’est la patronne. A tel point que l’appellation Galaxy Note, et le stylet qui va avec, est devenue un label. Toutes versions confondues (nous en sommes à trois), la Note est la phablette la plus répandue du monde. Et la Galaxy Note 3, dernière mouture annoncée à l’IFA de Berlin en septembre, est celle qui se vend le plus en ce moment.
La Note 3 joue clairement la carte de la surenchère, et creuse l’écart tant vis-à-vis de la Note 2, dont elle est le successeur direct, que de la Galaxy Mega. Tournant sous Android 4.3 et dotée de la surcouche Touch Wiz de Samsung, elle dispose d’un écran Super AMOLED de 5,7 pouces. Ecran 1080 p qui affiche une définition de 386 pixels par pouce. Ecran, disons-le de suite, simplement magnifique. Le design de la “bête” est satisfaisant, mais continue de prouver que Samsung fétichise décidément le plastique. Si le cadre de la face avant se fait des plus fins et discrets, l’arrière de la coque est proposé dans une espèce de similicuir (en plastique) pas désagréable à l’œil, mais ridicule devant la qualité, la résistance et la finition d’assemblage made in Apple. Sur un terminal à 799 €, c’est dommage. Dispo en noir, blanc et rose (la nouveauté kookai de l’année), la Note 3 reste néanmoins jolie et ergonomique.
Mais c’est aussi une bête de course : son processeur Snapdragon 800 est cadencé à 2,3 Ghz et épaulé par 3 Go (!) de RAM. De quoi assurer une vélocité de tout instant et surtout un véritable mode multitâche qui vous permet d’afficher et d’utiliser plusieurs apps sur le même écran. Bluffant. Côté bloc photo, c’est la même ambition : le capteur de 13 Mégapixels est carrément capable de filmer en 4K… Notons enfin que le stylet  – qui, malgré les doutes des premières heures, a gagné le cœur des geeks ET des cadres supérieurs – gagne encore en précision; que les 32 Go de mémoire interne sont extensibles; et que le terminal est compatible NFC, 4G et peut communiquer avec la Galaxy Gear, smartwatch de la firme coréenne. Et, surtout, exploit, que tout ce beau monde, assemblé, ne pèse pas plus de 168 grammes… On se demande vraiment ce que Samsung va faire sur la Note 4…


La Libre, Momento, Pixels, phablettesSony Xperia Z Ultra: tout y est, sauf le prix
Attention, gros challenger. Sony, qui fait du très bon travail avec sa gamme de smartphones, dont les excellentissimes Xperia Z et Z1 restent de formidables porte-drapeaux, s’est lancé sur le porteur marché des phablettes avec la Xperia Z Ultra. Selon la même recette : un timing intelligent (avant que Samsung n’annonce la Note 3, tout comme le Xperia Z vit le jour avant le Galaxy SIV), un design aussi sobre que valorisant et fin, une étanchéité devenue marque de fabrique du géant japonais et… malheureusement, un prix des plus coquets.
La Xperia Z Ultra, c’est un superbe et immense écran IPS LCD, généreux, de 6,4 pouces, Full HD (342 points par pouce). C’est aussi la seule phablette étanche et résistante à la poussière. Une étanchéité ici certifiée IP 58 pour une immersion à 1,5 mètre durant 30 minutes. Bien qu’elle reste assez svelte sur la balance (212 grammes, soit 100 de plus qu’un iPhone 5/5S) et fine (6,5 mm d’épaisseur), comme toutes les phablettes, la Z Ultra est complexe à prendre en main. Trop grande pour une poche et peu maniable à une seule main. Sony a donc pensé à proposer un combiné Bluetooth, sorte d’oreillette améliorée, pour simplifier la prise d’appels. Bien, mais à 119 € l’accessoire, on rouspète un peu…
“Inside”, un processeur Snapdragon Quad-Core à 2,2 Ghz tourne comme une horloge suisse, épaulé par 2 Go de RAM. Moins puissant que la Note 3, mais c’est bien trop pour Monsieur Tout-le-monde. 16 Go de stockage sont de la partie (extensibles via un slot MicroSD), tout comme le NFC, le Bluetooth, le Wi-Fi (norme ac), et la 4G. Pas de stylet maison ici, mais n’importe quel stylo-bille ou crayon à papier fera l’affaire : la Z Ultra est conçue pour !
L’appareil photo, de 8 Mégapixels, est correct, mais clairement inférieur à celui de la Note, battue en revanche sur le plan du design. Ce serait notre phablette n°1 si son prix n’était pas si coquet : 729 €…


La Libre, Momento, Pixels, phablettesHTC One Max: grand, par la taille et le talent
Le HTC One est probablement le smartphone le plus réussi par le taïwanais. Avec un design, bien qu’un peu pompé sur l’iPhone 5, acclamé de tous. Le One a donc élargi sa famille, avec un One Mini presque plus attirant que l’original et la phablette One Max. Mais alors, vraiment Max… Outre un écran 5,9 pouces des plus aboutis, on retrouve la finition premium du One classique. La coque arrière, amovible via un loquet latéral donnant accès aux espaces microSIM et microSD, inspire confiance et solidité, malgré une étonnante finesse. L’objet est beau, imposant, bien fini.
Il a (presque) tout ce que ses rivaux ont, et le contraire aurait été illogique, vu qu’il est peu ou prou le dernier à avoir investi le marché. Monté sur le One Max, peut-être le meilleur écran LCD (pas AMOLED) du marché, un Super LCD3 Full HD avec une résolution de 373 pixels par pouce, une luminosité bluffante et une justesse colorimétrique des plus appréciables. En revanche, le One Max n’est pas dans la surenchère de la puissance : il se contente d’un Snapdragon 600 à 1,7 Ghz, soit, sur papier, moins bien féroce que les mécaniques des Note 3 et Z Ultra… En main, toutefois, le One Max reste un bolide. Sa batterie (3300 mAh), qui lui confère un embonpoint que ses rivales n’ont pas toujours (217 grammes pour 10 mm d’épaisseur), lui assure en revanche la meilleure autonomie du lot. Côté photo, le One Max reprend la stratégie Ultrapixel du One, qui laisse de côté la course aux Mégapixels (il n’en embarque que quatre). Mais ces pixels sont plus gros, et la lentille grand-angle de 28 mm, qui ouvre à f/2, permet de briller à faible luminosité. Bref : cet appareil est des plus valables, pas très loin de celui de l’iPhone 5S.
Mais le vrai argument de différenciation de cette tablette, c’est son lecteur d’empreintes digitales, qui n’est donc pas le monopole de l’iPhone 5S. Situé à l’arrière de l’appareil, le carré biométrique est tout aussi efficace que chez la pomme, si ce n’est qu’il ne permet pas d’acheter une app, mais bien d’en lancer, ou, de manière plus classique, de déverrouiller le terminal. Bref : une phablette polyvalente, jolie, pas trop puissante mais suffisamment, dont on prendrait bien plus qu’un doigt. 699 €, tout de même.


La Libre, Momento, Pixels, phablettesAcer Liquid S2: écran maxi, prix mini
Acer, qui ne fait pas que des PC, en tant que challenger mobile, sait plus que quiconque que c’est sur le prix que des parts de marché sont à prendre. C’est la raison d’être de la phablette Liquid S1, relativement entrée de gamme, vendue moins de 300 €. La Liquid S2 a d’autres ambitions. Au moins aussi élevées que ses prestigieuses concurrentes.
Equipée d’un processeur Snapdragon 800 cadencé à 2,2 GHz, de 2 Go de RAM, de 16 Go d’espace de stockage, le tout sous un écran IPS Full HD de 6 pouces traité en Gorilla Glass 3, ce mégasmartphone n’a rien à envier à ses ennemis. Même son de cloche côté photo, où un capteur de 13 mégapixels entouré de quatre miniflashes LED, et capable d’enregistrer des vidéos en 4K, promet beaucoup. Déclinée en noir et en rouge, avec un écran bombé améliorant la prise en main, la Liquid S2 semble bien plus qu’un sparring-partner sur le ring des phablettes. Surtout qu’elle vend ses prestations, égales ou presque à celles des cadors du secteur, à partir de 549 €…


La Libre, Momento, Pixels, phablettesNokia s'y met aussi
Il faudra faire montre d’un peu de patience et laisser passer les fêtes, mais si vous êtes séduit par le style Lumia (les téléphones colorés de Nokia se vendent de mieux en mieux : +200 % par rapport à l’an dernier !) et préférez un écosystème qui tourne sous Windows plutôt qu’Android, les phablettes Nokia semblent taillées pour vous. Deux modèles, une taille d’écran (6 pouces) unique, deux cibles. La Lumia 1520, fleuron haut de gamme, embarquera un écran FULL HD 1080p, un appareil photo avec capteur 20 mégapixels et objectif Carl Zeiss, plus la suite logicielle Microsoft Office et 32 Go de mémoire. Le 1320, plus accessible, se contentera d’un processeur double cœur à 1,7 GHz, de 8 Go de stockage, et d’un capteur photo 5 mégapixels, ainsi que d’un écran moins qualitatif (mais toujours HD). Toutes deux compatibles 4G, les phablettes Nokia jouent à bloc sur les prix : si le 1520 vaudra 699 €, le 1320 ne devrait coûter que 349 € ! Si ce tarif se confirme, on l’écrit sans crainte : c’est l’un des cartons des semaines à venir…

16:18 Publié dans Pixels | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la libre, momento, pixels, phablettes | |

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