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07/12/2013

Méditerranée, aux films d’or ensoleillés

La Libre, Momento, Sorties, festival CinemamedLe festival Cinemamed se tient jusqu'au 12 décembre au Botanique. Que nous a-t-on concocté?

Lauranne Garitte


DEPUIS JEUDI, au Botanique, à Bruxelles, il plane comme une odeur de thé à la menthe et de pâtisseries marocaines. En cause : le Festival Cinéma Méditerranéen revient pour sa 13e édition. Du 5 au 12 décembre, plus de septante films associés de proche ou de loin à la Méditerranée sont projetés, avec l’objectif de plonger petits et grands dans une ambiance conviviale autour des thèmes du métissage et de l’immigration. Aurélie Losseau en est la coordinatrice. Après un an de travail, elle dévoile ce qui attend les cinéphiles.

Pourquoi consacrer un festival au cinéma méditerranéen  ?
Parce que les pays qui longent la Méditerranée regorgent de jeunes talents et que la richesse cinématographique de ces régions est bien trop souvent méconnue.

En quoi les films choisis sont-ils méditerranéens ?
Le choix est d’abord géographique. Nous élisons des films tournés dans des pays méditerranéens. Ensuite, nous sélectionnons des productions dont les acteurs ou les réalisateurs viennent de ces régions. Enfin, nous optons pour des films dont la thématique est méditerranéenne, comme le conflit israélo-palestinien ou la crise économique en Grèce.

Des thèmes assez lourds, donc… 
Il est vrai que le cinéma méditerranéen traite souvent de la guerre, de la place de la femme dans la société, ou encore des problèmes identitaires liés à l’immigration. Mais nous proposons aussi des films très drôles, comme “Only in New York” ou “Priest’s Children”, qui sont des comédies.

Des films qui sont, pour la plupart, inconnus du public.
Exactement. Excepté la section “A voir ou à revoir”, aucun des films n’est sorti en Belgique. Soit parce qu’ils vont l’être (“When I saw you”), soit parce qu’ils sont uniquement diffusés dans leur pays d’origine.

Parmi eux, combien sont en compétition ?
Huit films concourent pour le premier prix. Ils ont été choisis par un comité de sept personnes en fonction de l’émotion qu’ils génèrent. Pour moi, un film doit toucher et faire réagir.

Le samedi 7 décembre sera une journée un peu spéciale. Expliquez-nous.
En janvier, la Belgique fêtera les 50 ans des immigrations turque et marocaine. Nous avons voulu marquer le coup via notre festival. A cette occasion, nous projetterons d’abord des courts métrages réalisés par des jeunes Bruxellois qui se sont improvisés réalisateurs d’un jour. Ils y confient leur vision de notre capitale. Après, place à une table ronde avec une question : la double nationalité belgo-turque ou belgo-marocaine est-elle un atout ou un frein dans une carrière professionnelle ? La journée se poursuivra avec la projection du film marocain “Road to Kaboul” et le concert de la chanteuse Laïla Amezian.

Le festival ne se résume donc pas qu’au cinéma ?
Non, on ne veut pas que les gens viennent simplement voir un film et repartent. C’est un festival où on fête la Méditerranée dans la convivialité. Il y a donc des concerts, un marché méditerranéen, des débats après les documentaires, etc.

C’est donc un festival varié à tous les points de vue.
Oui, on veut avant tout proposer des films à un prix démocratique dans une ambiance chaleureuse pour toucher un public le plus varié possible. La programmation, elle aussi, est variée, tout comme les invités qui illustrent la belle complexité d’une identité métisse.

Festival Cinemamed, au Botanique. Entrée de 3 à 8 € (sur place ou sur ticketnet.be). Infos : 02/800.80.04 ou www.cinemamed.be


Ph.: Doc Presse / Film "Circles"

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