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14/12/2013

Boston, une étape internationale

La Libre, Momento, Escapade, Boston, Etats-UnisA une heure d’avion de New York, Boston n’est souvent qu’une étape pour les amateurs de voile qui se rendent au Cap Cod. Mais cette ville, aux accents internationaux, ne manque pas de caractère...

Découverte: Frédéric Lorge

DU HAUT DE LA Prudential Tower (800, Boylston Street), Boston apparaît comme une ville très ordonnée, en bordure de l’océan Atlantique, et entrelacée avec la Charles River. Après avoir profité de la vue au 52e étage, un passage au Top of the Hub, deux niveaux plus bas, vous fera découvrir des cocktails de luxe à 90 dollars (Grand Marnier cuvée du cent cinquantenaire et Hennessy XO), mais également des margaritas plus élémentaires à 15 dollars. Bizarrement, cette simple carte de boissons est symptomatique de la ville. Le charme bourgeois de Boston n’est jamais ostentatoire, et il existe toujours des alternatives.
 
 
Chauffeur de taxi, Moustapha, originaire d’Algérie, nous réexpliqua les subtilités du pourboire aux USA : entre 10 et 20 %, selon les cas, qui s’ajoutent à un salaire de base ne dépassant pas les 500 dollars. Ce qui explique l’empressement des serveuses et la jovialité souvent feinte des réceptionnistes d’hôtel et de musée. Mais certains habitants de Boston conservent un caractère authentique. C’est le cas d’Andy Papertsian, propriétaire du magasin Bay State Coin Co.
 
Derrière le comptoir, un bazar indescriptible, où l’on devine que certaines armoires n’ont pas été inspectées depuis des années. L’idéal pour fouiller dans une vaste collection de souvenirs liés au base-ball et dans des pièces de monnaie du monde entier. Pour ce commerçant, pas question d’avoir un site Web, un courriel, ou même un téléphone portable (31, Bromfield Street, 02108 Boston).
 
A quelques centaines de mètres à peine, c’est tout un groupe d’écureuils affairés que l’on découvre sur les pelouses et dans les arbres du Boston Common, le poumon vert de la ville.
 
Indifférents à la présence humaine, les rongeurs se régalent des glands qui tombent tout autour de nous. Une Park Ranger nous confirme leur présence permanente, puisqu’ils sont nourris par les habitués. En traversant ce parc, on arrive directement sur Newbury Street, rue commerciale aux deux facettes. Un début de rue qui fait la part belle aux enseignes nationales et internationales prestigieuses, avant de se métamorphoser à mi-chemin et d’accueillir des boutiques de caractère.
 
Clearway Street n’est qu’à quelques minutes de marche, et son n°6 ne vous donnera aucune envie d’entrer dans ses murs. Non seulement la vitrine est peu engageante, mais l’intérieur même de l’épicerie est pire encore. Mais si vous vous approchez du distributeur de boissons, une surprise vous attend. Le faux distributeur se révèle être une porte coulissante, une entrée dans le Bdga Store, un magasin branché de vêtements, sacs, casquettes et chaussures. S’ils offrent les options vestimentaires les plus colorées des grandes marques et quelques T-shirts aux slogans provocants, ils proposent aussi leur propre collection.
 
Pour les passionnés d’Histoire, c’est au centre même de la ville que le devoir de mémoire est omniprésent. Tout d’abord avec The New England Holocaust Memorial, où six colonnes de verre sont tatouées de six millions de numéros.
 
A quelques centaines de mètres, Faneuil Hall est un centre d’information névralgique sur la guerre d’Indépendance menée par les Américains contre l’Angleterre. C’est de là que partent des visites guidées de la ville, avec des accompagnants vêtus de costumes d’époque. Vous y trouverez aussi un quiz pour déterminer si vous êtes un bon Américain, et des sucettes en forme de homard…
 
Avec peu de gratte-ciel et une grande multiculturalité, Boston se révèle une passerelle déroutante entre l’Europe et les USA. A la prochaine visite, nous ne manquerons pas de découvrir un restaurant vénézuélien, le quartier de l’université d’Harvard et nous pousserons une pointe vers le Cap Cod. Cinq jours à Boston ne suffisaient pas pour tout découvrir au premier voyage.
 
 
Allston : au plaisir des papilles
 
 
Allston est un des 21 quartiers de Boston. A moins d’une demi-heure du centre en prenant la ligne verte du tram jusqu’à l’arrêt “Harvard Avenue”. Les guitaristes seront aux anges en découvrant les nombreuses guitares neuves et d’occasion de Mr. Music.
Sur Brighton Avenue, c’est le festin assuré pour les papilles. Une surprise visuelle tout d’abord chez Yi Soon Bakery au n°122 : un gâteau de couleur violette, le “Taro Cake”, dont le goût se rapproche de la pâte de haricots.
Au n°130, le Sunset Grill & Tap propose 112 bières au fût. Simultanément ! Trois caves frigorifiques permettent de réaliser ce prodige. On découvre sur les murs des bouteilles de Blanche de Namur, Kriek, gueuze, Duvel, Chimay et même un magnum de Saint Feuillien. Petit conseil personnel : la “Mary Jane”, une bière régionale.
Coup de cœur culinaire de ce voyage :
le restaurant afghan Ariana. La saveur extrême des plats et des entrées nous a charmés. On était conquis d’emblée par une simple sauce à la coriandre proposée en accompagnement du pain afghan. Un petit morceau de piment, du vinaigre, de la coriandre et de la noix; le tout passé au mixer, et c’est un plaisir presque hypnotique pour les aficionados de la coriandre. Najeen, le patron-cuistot, a grandi en Afghanistan jusqu’à ses 12 ans, avant de rejoindre l’Angleterre puis de s’installer à Boston à 25 ans. Ce jeune trentenaire propose une cuisine délicieuse et aux prix très accessibles (entrées à 6 $, plats 15-18 $). www.arianarestaurantboston.com
 
 
Ph.: F.Lorge

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